Juste merci.

Il y’a des moments dans la vie pas comme les autres. Des périodes de doutes. L’on se sent interrompu, remis en question. Des traversées solitaires, enfin pas vraiment solitaires, plus des grandes solitudes peuplées mais intérieurement seule. Il suffit juste de savoir qu’il y’a du monde avec soi, que l’on est pas seule. C’est une  forme d’élan, une force communautaire devenant une force intérieure.

J’ai récemment relu vos commentaires. Des milliers en un an et demi, vraiment des milliers, sans exagérer. Chaque message est profondément touchant et humain.  Je me dis, qu’à travers un commentaire, une personne a pris quelques minutes de son temps pour montrer qu’un simple texte, sur un obscur blog a crée un lien avec sa vie. Au fond c’est ce que l’on recherche : un lien, une communauté soudée.

J’ai vraiment trouvé quelque chose. J’ai reçu beaucoup mais finalement  donné tellement peu. Les débuts du blog ont été exaltant, tellement palpitant. Une vraie aventure, un nouveau souffle dans ma vie. Puis l’on s’habitue. L’ on s’acclimate à tout, même au merveilleux. J’ai fini par m’habituer à ce lien, ces commentaires généreux, drôles et ouverts. C’était prétentieux. J’ai parfois oublié de savourer, de prendre la mesure de chacuns de vos gestes. On va parfois chercher ailleurs ce que l’on a déjà.

J’ai récemment pris conscience de la fragilité des liens. On adore parfois pour rien. On pense être relié à autres choses qu’aux circonstances du moment. C’était beau, c’était bien. On ne lit pas tous les mêmes choses, on ne perçoit pas les événements de la meme façon. La subjectivité est la clef de tout.

Je ne sais pas pour quelles raisons mais ça m’a réchauffée de vous relire. C’est important de voir que l’on a un petit rôle, un fil d’Ariane virtuel. C’est toujours mieux pour naviguer, avancer. Il y’a ceux du tout début, puis ceux arrivés progressivement. Je suis peu inspirée et inspirante en ce moment. Je voulais juste vous dire merci pour etre une source d’inspiration pas comme les autres!

Ces émissions qui nous ont fait voyager!

Toutes les émissions de télévision ne vendent pas du temps de cerveau humain disponible!  Parfois le petit écran est d’un vide abyssal et nous entraine vers les pires penchants humains… Le but premier de la télévision : distraire. D’autres programmes ont cette capacité d’éveiller notre curiosité et de developper le meilleur. On peut distraire et emmener vers l’émerveillement.

D’où vient l’envie de voyager, de découvrir des terres lointaines? Il faut bien qu’un jour quelque chose fasse naitre ce besoin. Le voyage commence souvent comme ça, simplement en regardant une émission de télévision. Qui n’a jamais révé devant un programme télé consacré aux voyages? Qui ne s’est jamais projété? Qui ne s’est jamais dit moi aussi un jour j’irai là bas? L’écran de television est, pour le pire et pour le meilleur, notre première fenètre sur le monde. C’est le média le plus accessible, celui devant lequel on se pose après une dure journée de travail ou pour une soirée d’évasion en famille.

Enfants, ce sont souvent les premiers paysages, les premières images qui capturent nos imaginations. Ce sont des moments marquants d’évasions. J’ai encore le générique d’Ushuaia dans la tète ou le bonnet rouge du commandant Cousteau. Antoine de Maximy m’a tellement donné envie d’aller dormir un peu partout dans le monde.

I Ushuaia Nature.

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« L’émerveillement est le premier pas vers le respect ». Ca c’est du slogan! Cette émission me paraissait spectaculaire à l’époque, tellement de belles images. Tout était à couper le souffle. La diffusion était un événement en soi, tous les trois mois vraiment quelque chose à ne pas rater. Le budget était énorme à l’époque… Quand on pense que Tf1 dépensait un million d’euro et proposer une émission en prime time sur la nature et l’écologie et tout ça avec une liberté totale. Je ne savais même pas que Bali existait avant de tomber sur une émission qui lui était consacrée. Ce programme a le mérite d’avoir sensibiliser un très large public à la cause écolo. La nature était rendue intéressante, palpitante. Nicolas Hulot invitait des glaciologues, des géologues et des botanistes.

II L’odyssée sous marine du commandant Cousteau.

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Un bonnet rouge et un bateau nommé la calypso sont rentrés dans la légende de la télévision française et mondiale. L’odyssée sous marine du commandant Cousteau nous aura fait découvrir la beauté des océans. Spécialement conçu pour le prime time le « monde du silence » devient à portée de main. L’océan est devenu l’un des plus puissants vecteur d’évasion.

 Ces documentaires télévisés ont rencontré un très large public à travers le monde mais c’est d’abord par le cinéma que la diffusion des  expéditions océanographiques a débuté. L’aventure dans l’aventure. Le film  « le monde du silence » réalisé en binôme avec Louis Malle obtient la palme d’or en 1955.

Le personnage de Cousteau restera controversé mais c’est avant tout un amoureux de la nature et en particulier de la mer. Il incarne parfaitement la transition du siècle: Auparavant l’homme aimant la nature était chasseur et tirait profit de cet environnement puis il s’est progressivement transformé en défenseur et protecteur de la terre.  Autre fait majeur du XX siècle rendu possible grâce à la télévision, les explorateurs et aventuriers inconnus du grand public sont devenus populaires et ont directement fait découvrir leurs passions.

III J’irai dormir chez vous.

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Il y’a chez Antoine de Maximy quelque chose. Un naturel et une spontanéité qui donnent immédiatement envie de l’inviter  dormir à la maison! Ce programme est plus moderne, plus simple et simplement basé sur le plaisir des rencontres spontanées. Il en faut quand même de l’audace pour s’auto-inviter chez un inconnu du bout de monde! L’idée c’est avant tout de découvrir de l’intérieur les mœurs et coutumes en s’invitant chez un inconnu à l’étranger. Pas de grand concept, pas de message politique juste l’envie de mieux connaitre l’autre et passer un bon moment.

Il reflète totalement le voyageur contemporain et le principe du backpacking avec  aucune prise de tète sur l’itinéraire

« J’irai dormir chez vous » a débuté il y’a une dizaine d’années. Elle est devenu populaire dès sa diffusion sur France cinq. Tourné de manière très réaliste, beaucoup de moments ratés sont conservés après le montage.

IV THALASSA.

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Véritable émission pilier de France 3 Thalassa a perduré. Une sorte de monument télévisuel puisque le premier épisode date de 1975. Carrément une autre époque. Pourtant on ne peut pas dire que soit le programme le plus sexy de la télé française mais il a proposé plus de quarante ans de voyages. Thalassa est principalement accès sur la mer avec pour sous  thèmes le sport, l’histoire, l’écologie, la pèche. Une forme de magazine télévisuel de la mer. Ce programme a largement fidélisé les français.

La mer, la nature et les voyages sont devenus grâce à la télévision autres choses que des divertissements. Ils se sont transformés en rêves de pleine conscience, des débuts d’aventures imaginaires. Il existe des tonnes d’autres émissions. J’ai juste sélectionné les plus marquantes dans ma petite vie. Alors maintenant à votre tour! Comme d’habitude je suis très curieuse de connaitre vos émissions voyages préférées et surtout pour quelles raisons …

Si vous avez aimé vous pouvez lire mon article Ces films qui nous font voyager.

Punta Tragara, un avant gout du paradis.

Capri vous connaissez? Il s’agit de cette ile italienne belle comme tout, non loin de la baie de Naples… On a tous entendu le fameux refrain d’Hervé Vilard un peu suranné « Capri c’est fini ».

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Capri est en réalité beaucoup plus que cette  mélodie des sixties. C’est l’ile ou le glamour, la culture et la nature se rencontrent. Célèbre depuis l’antiquité pour sa bauté, elle devient à l’époque romaine un lieu de villégiature prisé. Au XIX siècle, lorque le climat italien devient trop rude les personnalités en vue se donnent rendez vous à Capri. Rapidement, dans les années trente, tout le gratin européen et mondial investie l’ile italienne pour les vacances. Elle devient un Saint Tropez italien, célébrités et  gens simples comme nous, se côtoient.

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Capri c’est surtout la Dolce vita, un art de vivre bohème, une manière d’appréhender la vie avec légèreté et sérénité en saisissant le meilleur. Jamais de ma vie je n’aurai pensé aller sur cette ile. Jamais de ma vie je n’aurai pensé aller dans un tel hôtel. Culturellement l’ile attire tour à tour Oscar wilde, Cocteau, Gide, Picasso… De quoi la rendre plus palpitante encore.

On m’a proposé un voyage à Capri, alors forcément je n’ai pas résisté.

Nous sommes arrivées à Capri par voie maritime, tôt dans la matinée pour profiter au maximum de nos deux jours à l’hôtel Punta Tragara . Nous sommes parties de Sorrente, petite ville portuaire, célèbre pour avoir accueilli le tournage d’un film avec Sofia Loren  » Pain, Amour, ainsi soit il »… C’est donc avec un air de légéreté qu’on s’est laissé glisser dans la Dolce Vita.

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La Méditerranée bleu comme jamais. Le turquoise, le soleil déjà chaud. Puis des roches au loin. Le petit port , l’ambarcadère. Nous y sommes, certains lieux ont vraiment une atmosphère, alors on se laisse capturer. Nous descendons du bateau ma soeur, nos valises et moi. Nous répérons immédialement le personnel chargé de nous accueillir. Une silhouette d’homme longiligne, un chapeau de capitaine, sur lequel on peut lire Punta Tragara. Quelle impatience, depuis quelques mois, je regarde le site de l’hôtel, en me disant c’est fou, moi et ma petite vie nous allons dans ce paradis!! J’ai compté les nuits, je me suis levée ce matin là, en reveillant ma sœur , en sautant sur le lit, criant on va à Punta Tragara!!

Du coup notre « capitaine » du jour s’occupe de nous. La géographie de l’ile, les petites routes, rendent l’accès à l’hôtel  compliqué. Le personnel prend en charge nos valises, puis nous prenons le taxi qui nous laisse sur la place centrale de Capri, les chemins sont uniquement piétons et c’est tant mieux! Alors ces petites rues, ces dédales nous semblent interminables, boutiques, restaurants nous accompagnent!

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Situé tout à la fin de la via Tragara la rue principale de l’ile, Punta Tragara nous attend. Enfin, on aperçoit, cette belle bâtisse d’une couleur rosée unique et chaleureuse. On observe et on savoure le moment qui précède l’entrée. Un grand moment, le hall est magnifique, classe , Capri comme on l’imagine.

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L’accueil est parfait, un vrai bonheur. On attend de voir notre chambre avec impatience. Je croise les doigts pour une chambre avec vue sur la mer. Ma bonne étoile est au rendez vous aujourd’hui. Notre chambre est superbe, une véritable suite conçue sur deux étages avec  un magnifique balcon et  vue sur la mer et les Faraglioni.

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La décoration de la chambre est belle, les couleurs en harmonie, taupe, blanc, jaune. à l’étage, la salle de bain et le lit immense. Quel plaisir de découvrir, de regarder! Nous y somme et nous sommes heureuses.

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Je connaissais son histoire par coeur avant meme de m’y rendre! Dans les années vingt Emilio Errico Vismara, ingénieur  lombard chargé développement touristique de l’île, choisit le grandiose spectacle de Punta Tragara pour construire sa villa, surplombant la mer et les Faraglioni. La bâtisse possède un « je ne sais quoi » d’Art Déco. Des invités de renom se succèdent Churchill, Eisenhower… Cette demeure deviendra un des Hotels les plus célèbres d’Italie!

L’hôtel est ouvert seulement en saison touristique d’Avril à Octobre. Il est l’un des complexes hôteliers le plus impressionnant de l’ile. Il fait parti de la corporation  Manfredi hotel collection. Il possède tout le nécessaire pour se relaxer et passer un séjour de rève. Il a été conçu par un architecte de légende Lecorbusier. De quoi ajouter de la légende à la légende

Attention immense coup de cœur pour Punta tragara. Il est tout simplement exceptionnel. Si le paradis existe, je veux que mon paradis soit à Punta Tragara. Tout est grandiose. Je pèse mes mots. Il semble sorti de la roche. La nature tout autour est un spectacle. Je mesure ma chance. Les différents points de vue sont incroyables, époustouflant!

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Calme, luxe et volupté sont au rendez vous.  C’est hors du temps hors de la vie. J’aimerai retourner à ces moments.

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Le nom de cet hôtel provient de son emplacement. Non loin de là une formation rocheuse I faraglioni veille sur  Punta Tragara. C’est une véritable  terrasse à ciel ouvert sur l’île. On voit tout depuis notre hôtel : le spectacle des Faraglioni, le charme de Marina Piccola, le profil escarpé de l’île, la merveille de l’aube caressant la mer et la douceur romantique du coucher de soleil.
Nous sommes à quinze minutes à pied seulement, du centre attractif de l’ile.

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L’hotel Punta Tragara respire l’élégance de Capri. Il reflète parfaitement l’ame et l’essence de l’isola bella (l’ile belle). Les atmosphères de Punta Tragara et  l’ile de Capri se font écho, elles sont identiques. Le style italien s’exprime pleinement. La décolaration est très contemporaine. Les designs sont colorés modernes et originaux. Quelques références à l’antiquité sont subtiliment glissées. Giorgia Denerlein a utilisé des magasins baxter BANB Italia Radaelli pour la décoration.

Deux restaurants délicieux sont à dispositions des clients mais aussi des visiteurs : Monzu et La Pergola. Ce dernier est le restaurant/ bar de l’hotel, ouvert dans la journée pour un lunch. Le restaurant Monzu est le restaurant étoilé de l’hotel. Un vrai régal de créativité, saveur et originalité. En chef d’orchestre le chef Luigi Lionetti nous fait découvrir sa cuisine savoureuse, des plats traditionnels italiens retravaillés avec modernité et audace. Il est un fervent defenseur de son ile:

« Capri est mon île et ma vie aussi dans la cuisine. Ici tout est en équilibre, nature et élégance. Et c’est ce que je recherche dans mes plats: le respect de la matière, la propreté de la saveur, la présentation impeccable. Des pâtes et des pommes de terre au homard bleu et à la provola fumée des monts Lattari, au thon rouge tranché à la sauce aux agrumes et à l’escarole marinée. Pourquoi Monzù? Parce que les grands chefs des familles napolitaines aristocratiques ont été appelés  « monsieur » français. Et parce que la langue de Naples réinvente tout. Comme dans la cuisine »

Nous avons gouté et nous avons adoré. On ressent dans le service également une vraie volonté de faire plaisir, découvrir et réver. Le partage et la dégustation sont primordiales. J’ai particulièrement aimé l’harmonie des plats, les couleurs, la fantaisie de ces belles découvertes culinaires.

Le petit déjeuner est une merveille également, tellement de choix, tellement de saveurs proposées pour un simple petit déjeuner.

Ces moment ont été merveilleux et paradoxalement tellement furtifs. J’en rêve encore.

Enfances et voyages.

 

 

Peu de photographies aujourd’hui. Je crois que l’enfant a un caractère universel. Peu importe d’où il vient. Peu importe le moment et le lieu, il a gravé en lui l’enfance, l’insouciance. Tout est un jeu. Seuls les regards trahissent. On les surprend à peine. Je fais peu de portraits de voyage, pour ne pas m’immiscer dans quelque chose qui ne m’appartient pas. Ces instants sont rares.

 

 

Cette petite dans la lavande c’est ma nièce. Photo prise dans le Gard.

 

Des petits londoniens. Des petits AC/DC accompagnés surement de leurs nanny pour se rendre à un cours de musique.

 

 

Des frères. Des petits anglais, la complicité est palpable.

 

La tristesse, la lassitude se lient dans le regard du plus grand. Un regard d’adulte fatigué,l’enfance a disparu. Deux enfants, deux jeunes orphelins dans un monastère en Birmanie

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J’ai immédiatement pensé qu’elles étaient sœurs. En réalité je ne sais pas, mais beaucoup de similitudes dans leurs visages. Deux cambodgiennes dans les temples d’Angkor Vat.

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Cambodge, prés d’un temple célèbre non loin de Batambang.

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Cambodge, toujours deux enfant jouant prés des bamboo trains.

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the Arch Hotel, la quintessence de Londres.

J’ai envie de vous présenter ma dernière découverte londonienne! Arch Hotel, un petit coin de paradis dans la plus grande capitale européenne. Roulement de tambour!! Let me introduce you one of the most amazing hotel!! C’est avant tout  un excellent souvenir.

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Il possède  les avantages des grands palaces londonniens mais avec un trés bon rapport qualité prix.

Son nom il le doit à Marble Arch, ce monument en marbre blanc au centre de Londres. Idéalement placé, proche des points névralgiques : Hyde Park et Oxford street et non loin des boutiques de Marylebone. Arch Hotel reste néanmoins protégé du tumulte londonien. Un vrai havre de paix à la fois ressourçant et stimulant. Pour la petite anecdote, Madonna possède une maison située juste en face. Je connaissais bien ce coin de Londres et j’etais ravie d’y séjourner.

La façade extérieure est simple et discrète, dans le plus pur style géorgien, elle attire le regard naturellement. Elle en impose; The arch est d’ailleurs composé de sept maisons géorgiennes. L’Union Jack flotte et laisse présager un hôtel mettant en avant la tradition britannique.

1. Exterior, The Arch London. Photography must be credited to The Arch London

Il cultive un esprit indépendant avec des petites touches funky. Comme ces couleurs parfois flashy, dès l’arrivée l’on repère dans le couloir cette silhouette féminine et colorée.

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Cet établissement appartient aux vingt meilleurs hotels britaniques sur traveller’s choice awards.  Un autre gage de qualité, il fait parti du groupe hotelier Small luxury Hotel of the world possèdant plus de 520 hotels au quatre coins du monde.

Je suis arrivée une matinée vers onze heure le chek in s’est fait trés vite. Le personnel parait d’emblée chaleureux, attentionné et jamais envahissant . La réception est magnifique.

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Bonheur absolu!! J’ai de la chance la chambre était déjà prète! Quelle belle découverte. Ma première réaction est : quelle classe, quelle élégance!! Cette suite est magnifique et donne une impression de sérénité.

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La salle de bain est quasiment plus grande que la chambre elle même, j’ai adoré cette pièce, ce marbre tellement beau et élégant, cette  vaste douche et cette immense baignoire dans lequel l’on a envie de passer des heures dans la mousse…

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Tout est là… Tout le nécessaire pour passer de trés bons moments est disponible. L’acceuil est agréable, des petites patisseries vous attendent. Une cafetière Nespresso, du thé délicieux, des produits d’acceuil de qualité. Je suis trés impréssionnée par l’harmonie de la décoration. Les boiseries sont belles, les tissus sont d’une immense qualité. Le lit est immense et donne spontanément envie de plonger dedans et/ou sauter dessus!! La nuit fut fabuleuse, la littérie est géniale, ce lit donne l’impression d’un doux nuage.

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Originalité, tradition et modernité sont mêlées avec grace. Les touches luxueuses sont subtiles et créatives. Pour la première fois de ma vie je voyais  un écran plat dans une salle de bain!

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Les gadgets sont nombreux. The Arch aime les nouvelles technolgies. Habituellement, les hotels dispose d’un outil indicatif à mettre sur la porte pour indiquer la présence de l’hote (le fameux do not disturb!). Celui si procède autrement, ce sont des boutons lumineux qui indique votre présence. Autre détail amusant, lorsque vous vous reveillez au milieu de la nuit, inutile d’allumer la lumière, le sol s’allume automatiquement!!

J’ai été surprise, cet hotel possède 82  chambres et 11 suites. Etant donné l’atmosphère cocon calme et simple, je pensais l’hotel plus petit. L’ensemble de ces chambres est chic et simple. Les suites ont des noms célèbres Abbey suite, Westminster suite, Juniper Suite. Comme un homage à Londres.  Réparties sur quatre étages,  les chambres sont soigneusement conçues et spacieuses avec un papier italien Fornasetti peint sur mesure et à la main.

L’ hôtel est intimiste, de taille humaine,  l’on se sent bien. Les chambres sont spacieuses, élégantes avec une touche de style « british ». La décoration est raffinée, classe mais sans ostentations.

J’ai passé un superbe séjour dans la suite Welbeck… je vous rassure je n’ai pas passé la totalité de mon voyage  à Arch Hotel (ce n’est pas l’envie qui manquait ) C’est toujours un peu le problème dans ces hôtels somptueux… L’on délaisse les visites pour prolonger le temps dans cet espace de rêve.

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The Arch conserve de nombreuses caractéristiques originales incorporant également des designs très contemporains avec de superbes œuvres d’artistes britanniques, y compris une série de photographies accrocheuses intitulée Alphatecture. L’alphabet est ainsi capuré de manière originale et captivante à travers des photographies en noir et blanc.

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Le salon Martini est trés agréable. Parfait pour se prélasser aprés avoir courru la ville pour la redécouvrir. Cet espace commun peut être utilisé pour un cocktail avant le dîner,  ou l’afternoon tea ou simplement pour bouquiner.

3. Martini Library, The Arch London. Photography must be credited to The Arch London

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Il y a un petit centre de fitness bien équipé au sous-sol et l’hôte. Il est bien conçu ne proposant que le strict nécessaire.

Autre bijoux de l’Hotel Hunter 486 un restaurant vraiment abordable pour Londres et délicieux si bien qu’il mérite un article complet. J’ai tellement aimé son ambiance et surtout l’essentiel : ses petis plats. Pour conclure et mettre un peu de suspens une petite photographie! See you soon!!

2. Hunter 486, The Arch London. Photography must be credited to The Arch London

 

Comment un blog a changé ma vie…

Attention titre aguicheur… titre putaklik meme! Je n’ai pas choisi ce titre pour son potentiel à retenir l’attention meme si je connais à présent les us et coutumes des réseaux sociaux. Je l’ai choisi car il reflète une certaine réalité. Ce site a réellement modifié ma petite existence.  Quelque chose d’aussi iréél, virtuel  et impalpable qu’un blog a transformé ma vie réelle.

Ce n’est pas un blog c’est mon prolongement. Je ne sais plus comment je suis passée de l’envie de créer à la création meme. Je crois qu’il y’a un point de non retour, un moment ou cela devient plus fort que vous. J’ai souvent eu des idées dans ma vie mais je suis rarement allée au bout de ses idées, croyant qu’elles étaient stupides et ridicules. Elles sont toujours retombées comme des soufflets.

Je vais vous raconter une histoire, pas vraiment un conte de fées mais une jolie histoire quand meme.

Ce blog m’a été suggéré par une amie. Elle m’a poussée et encouragée. J’avais une envie souterraine de m’exprimer. Lorsque l’on n’est pas écrivain, lorsque l’on ne possède  pas de don, de talent particulier, quel média peut servir d’intermédiaire entre vous et le monde? Quel espace peut vous relier à un maximum de personnes en un minimum de temps et surtout sans moyen.

C’est rien un blog, vraiment trois fois rien mais c’est tellement de choses à la fois. J’ai conçu toute la structure à partir d’un IPAD défectueux. L’écran est félé et posséde un trou de la taille de mon pouce. Croyez moi, faut vraiment avoir des choses à dire pour créer l’ossature d’un site internet et rédiger un texte à partir d’un Ipad. Un an aprés un ère nouvelle est née. J’ai acheté un ordinateur et un vrai appareil photo. J’ai toujours été nulle en informatique. Je sais vaguement éteindre et allumer un ordinateur alors créer quelque chose à partir de la technologie… J’étais abonnée sur facebook par intermittence, je me suis désabonnée plusieurs fois. Je ne suis vraiment pas une fan des réseaux sociaux à la base. J’ai toujours pensé qu’ils possédaient quelque chose de faux et d’artificiel qui altérait l’humanité. J’avais tort, il faut juste savoir en tirer le meilleur.

C’était en Décembre 2016. Je me souviens trés bien. J’avais crée l’ossature quelques mois avant. Il m’a fallu du temps pour comprendre, surtout il m’a fallu du temps pour délivrer. J’avais vraiment peur, une forme de trac, un peu ce genre de crainte qu’ont les acteurs avant de monter sur scène. On ne sait pas trop ce qu’il va se passer, cela ne vous appartient plus et surtout on se livre au jugement. On a tous fait ce rève: l’on arrive tout nu au lycée et l’on ne possède rien pour se cacher. Ecrire et livrer un peu de soi sur internet c’est ce genre de sensation. Il ne faut pas avoir peur du ridicule. Il faut laisser à l’autre le droit de vous juger meme si ce n’est pas facile. Il faut prendre ce risque pour soi meme.

J’ai eu énormément de chance. Cela a fonctionné immédiatement. Sans que je sache réellement pourquoi vous avez aimé. C’était la première fois que je recevais autant d’énergie positive. Une vraie petite vague de bien etre m’envahit à chacun de vos commentaires. Je sais que cela ne m’est pas réelement adréssé. Je pense que vous reconnaissez quelque chose de vous meme. C’est tout de meme trés touchant et gratifiant. Dans la vie réelle personne ne vous fait autant de compliments, juste comme ça, pour le plaisir de reconnaitre quelque chose d’important chez l’autre.

Mon premier texte était Miss Sarajevo ,reflet de mon voyage dans les balkans et surtout retranscription de la forte impression que m’avait laissée Sarajevo. Ecrire était simple. Je suivais juste mon instinct et j’ai fait avec mes mots.  Publier était plus complexe. Il y’a une forme de pudeur, de gène à plusieur niveaux : les gens que vous connaissez liront quelque chose de vous et accéderont à un aspect  profond auquel ils n’avaient pas accés. Des inconnus vous liront et accéderont à une impression trés ancrée immédiatement sans avoir accés à vous.

Je ne sais plus à quel moment,  je me suis dit « je m’en fou » « Pourquoi je ne ferai pas ce que je veux? ». J’étais lassée  des limites auto imposées, des « c’est pas pour moi mais pour les autres ». J’en pouvais plus de passer à coté de belles opportunités à cause du « qu’en dira t’on ». En écrivant l’on cède une intériorité toute fragile à la merci de la dureté d’autrui.

Combien de choses dans la vie ratons nous à cause du manque de confiance en soi? La peur du jugement d’autrui prend souvent le pas sur notre propre jugement. A trop vouloir anticiper les réactions des autres l’on en devient que plus dur vis à vis de soi meme… Je serais mon juge le plus sévère, le plus intrangisant, au moins ils n’auront pas ça… C’est un peu ma technique, je suis trés éxigeante.

Ce blog est vraiment la première fois que j’osais quelque chose d’un peu fou. Un vrai risque psychologique. Meme encore aujourd’hui un an et demi aprés, je ressens toujours cette gène par moment. J’ai des écrits en tete, des choses à dire mais j’ai l’impression que ce n’est pas encore le moment. Je préfère me laisser le temps mais ça viendra.

Mon premier matin à Lima au Pérou j’ai du faire face à la premiere et unique réaction négative. Une petite journaliste un peu prétentieuse a rédigé un article avec pour thème son agacement des bloggeurs. Elle ne supportait  les blogs voyage. J’étais dans sa liste et j’avais un paragraphe tout entier. Evidemment c’est triste et blessant, mais le pire c’est l’idée que tout le monde pouvait avoir accés à cet article. J’ai fait face, ce n’était pas grand chose au final.

Ma vie a changé également. Trois mois après j’ai fait mon premier partenariat avec des auberges de jeunesses en Pologne. Encore une fois, j’ai essayé d’etre audacieuse. Dans la vie je deteste demander quelque chose et faire le premier pas. Avec le virtuel il y’a moins de risque, nous sommes un peu caché et protégé. Plutot que de reserver directement j’ai contacté ces hostels pour savoir si un échange de bon procédé pourrait etre interessant: Un article en échange de quelques nuits gratuites.

Les petites auberges de jeunesses se sont transformées en trés beaux hotels. Je suis allée dans des hotels incroyables. Des lieux pour lesquels je n’étais pas faite. Je l’ai expliqué dans l’article C’est l’histoire d’un blog…. Rien ne me destinait à cette vie de voyages et d’hotels. Lorsque l’on vient d’un mileu populaire. La société vous apprend trés tot à faire de petits rèves pour mener un petite vie. Vous etes née dans une classe sociale, vous y passerez votre vie. La résignation et l’acceptation, à défaut d’etre innées sont acquises. L’on intègre l’idée que certains lieux, certaines soirées et certains codes ne sont pas pour vous. Parfois malgré ma joie de partager certains de ces moments, il y’a parfois un paradoxe à se trouver dans un cinq étoiles. Une forme de gène et le sentiment d’avoir trahi ma classe sociale. Puis je réfléchis et ma conclusion est toujours la meme. « Pour vivre cela, tu n’opprimes et n’exploites personne, tu ne dépenses pas d’argent qui pourrait etre dépensé autrement, tu travailles dur ». J’ai juste inversé le système.

Si je partage mes récits dans les hotels ce n’est pas pour dire : « regardez ma merveilleuse vie » c’est plutot pour dire : « si je l’ai fait vous aussi vous pouvez le faire. Je n’ai rien que vous n’avez pas ».

L’éducation, la culture, le travail auraient du me permettre d’accéder à une vie meilleure, plus juste. Finalement, on se retrouve vite à toucher un plafond de verre. La vie vous impose des limites. Le système est là pour vous conformer et vous dire là ou vous devez rester. Certaines choses, certains métiers ne sont pas pour vous. Je n’aurais jamais pensé qu’un site internet me propulserait vers une autre vie. Je ne sais pas combien de temps je resterai dans cette vie la haut, dans ce monde qui n’est pas le mien mais dans lequel, je fais parfois de petites escapades. Peu importe combien de temps cela va durer, un jour les réseaux sociaux prendront fin, mais j’aurai au moins vécu ça. La grande vie des petits pauvres. Tout ça grace à vous, à vos encouragements constants, votre fidélité et vos lectures. A l’heure des snaps, de la rapidité et de la fulgurance merci de prendre quelques minutes de vos précieuses existences pour lire un petit site qui serait vite mort sans vous.

Rome cité eternelle.

Je suis tellement impatiente de retourner dans la capitale italienne. J’ai eu un bref aperçu de toutes les petites merveilles romaines le temps d’un week end  en Mars dernier. Cela faisait trés longtemps qu’une ville ne m’avait pas touchée à ce point. Comme la vie est bien faite je retourne chez Rémus & Romulus pour une belle semaine dès le 24 mai. Les photographies sur ce post sont les premières capturées avec mon appareil photo.  Tout nouveau tout beau, mais tellement difficile à maitriser pour une novice. Et oui jusqu’alors je me contentais de mon Ipad. Jolie évolution et un pas de plus vers la professionalisation.

Petit jeu… alors vous reconnaissez des coins ou des monuments?

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J’ai testé la compagnie aérienne Royal Jordanian

Je fais partie de ceux qui priviligient toujours la compagnie nationale lors d’un voyage, enfin j’essaie. Il y’a toujours ce petit quelque chose qui vous immerge déjà dans le pays, comme un avant goût.

Vous le savez, en Mars dernier je suis allée en Jordanie et j’ai immédiatement pensé à Royal Jordanian , compagnie dont la réputation n’est plus à faire.

Je vous présente mon premier partenariat avec une compagnie aérienne. J’étais vraiment très heureuse de cette collaboration, tellement impatiente de vous donner mon avis. Il faut bien le dire c’est une belle avancée dans ma petite vie. Je suis vraiment heureuse de vous faire partager ça.

Je ne sais pas si vous vous souvenez du mois de Mars… Un hiver interminable. Tellement heureuse de quitter le ciel gris parisien pour le soleil du Moyen Orient.

La réputation des compagnies du golfe n’est plus à démontrer. Royal Jordanian ne déroge pas à cette règle.

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Le site:

Pour réserver régulièrement mes vols directement sur les sites web, je peux vous dire que le site de Royal Jordanian  est bien conçu. Il est pratique et rapide. Bonne nouvelle le site est entièrement , disponible en cinq langues y compris la langue de Molière.

Premier grand étonnement il existe des vols direct Paris/ Amman. Pas besoin de faire une escale dans un obscur aéroport d’Europe de l’Est. Inutile de perdre un temps inestimable à regarder les produits du duty free au lieu de visiter le pays. Deuxième grand étonnement. Devinez combien de temps dure le vol Paris Amman?? Roulement de tambours… Seulement 4h35mn.

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Autre point fort, la franchise bagage est de trente kilos, de quoi ramener de beaux souvenirs…

Le vol:

Je suis partie le 17 Mars à 16h50 de Paris direction Amman. Je suis une grande stressée, vous lisez une grande phobique du retard!  Alors je suis toujours en avance…(pour les voyages seulement!) Quand je dis en avance c’est bien 4H en avance. Toujours peur d’une catastrophe sur la route ou dans le RER. Puis toujours peur de mettre du temps à m’enregistrer et qu’il y est trop de monde… Névrose du retard pour s’envoler bonjour!!

Je ne sais pas pourquoi mais l’enregistrement est toujours un moment que je redoute. Flippant de se dire qu’on a manqué un visa, une formalité administrative ou pire entendre un : » Mademoiselle désolée vous vous etes trompé, votre vol est prévu en Mars 2019″ ou « Mademoiselle vous avez mal rempli les numéros de passeport, on ne peut pas vous laissez partir. »

A part mes petites angoisses de ne pas pouvoir partir en voyage. Je vais bien!!

En plus, il faut dire qu’en général tout va bien. Surtout sur ce vol, je dois dire que l’ Enregistrement a été rapide… Quand je dis rapide c’est rapide. Le personnel au sol est efficace et courtois et nombreux… Pas le genre de compagnie qui place trois agents à l’enregistrement pour Cinq cents passagers.

En attendant l’embarquement Royal Jordanian met à disposition de ses clients un salon lounge.

Inside l’avion:

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Vous l’aurez compris il s’agit d’une petite rubrique dédié au vol. Google translation vous traduirez le titre de cette partie: « à l’intérieur de l’avion ». Inside l’avion est plus percutant, non?

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Alors comment ça se passe dans les avions Royal Jordanian?

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Un peu comme dans tous les avions mais en un peu mieux. La durée du vol en fait un moyen courrier mais avec la qualité d’un long courrier. Comme au sol les hotesses sont agréables et souriantes. Mes côtés féministe et égalitaire me poussent à dire que pour une fois les Stewarts sont en nombre et eux aussi sont souriants et agréables !

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Le confort est au rendez vous. Les sièges sont grands. L’espace entre chaques fauteuils est convenable. Il y’a de l’espace pour les jambes et ça c’est bien!!

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Le mois de Mars n’est pas une période particulièrement courue pour se rendre en Jordanie. Alors de nombreux siéges sont vides et cela fait de l’espace!! Rassurez vous! pas aussi vide que sur les photos…

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Le service est rapide et de qualité. Les boissons sont à volonté. Les hôtesses distribuent rapidement des goûters. Aux alentours de 19h un nouveau repas est distribué. Il prend la forme d’un panier repas qui est très correct, voire trop pour les petits appétits. Il est composé d’un grand sandwich, houmous, viennoiserie…

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Je suis le genre de personne qui n’aime pas attendre. L’avion c’est long mais heureusement le materiel de distraction est très performant. L’écran de télévion dont on dispose est plutôt large. Royal JOrdanian met à disposition de nombreux films européens, américains, orientaux. Petit plus, la compagnie propose des films en français. Tous genres cinématographiques sont proposés, histoire de n’oublier personne. Pour ceux qui aiment rester connectés les ports usb sont disponibles.

J’ai également noté une grande importance accordée à la propreté et au respect de l’hygiene ( c’est l’infirmière qui parle!)

 Le prix du vol est d’une valeur d’environ 500 euros pour un vol direct et d’environ 350 euros pour une vol avec correspondance. Le rapport qualité/prix est excellent. L’experience est donc plus que  concluante. On arrive à Amman sans meme y penser. Pas meme le temps de s’ennuyer!!

 

 

Les plus belles photos de Jordanie.

La Jordanie rèvéle bien des innatendus. Tant de lieux dont j’ignorais l’existence, le mount nébo, madaba. Evidemment, Il y’a les incontournables comme Petra et Wadi rum. Ce dernier peut etre classé parmis les plus beaux paysages du monde. Encore plus beau que dans mon immagination. Ce desert est époustouflant, mystérieux et lumineux. Il y’a eu également quelques petites déceptions, je pense particulièrement à Amman. Jolie ville, mais fade comparée au reste du pays.

Vraiment si il y’a un pays à découvrir dans une vie c’est bien celui ci. Les événements de la guerre en Syrie, l’instabilité du moyen orient, le Printemps Arabe ont mis à mal le tourisme dans ce pays. La Jordanie est le pays le plus sure dans lequel j’ai voyagé. Les voyageuses solos peuvent prendre leurs backpacks en toute sécurité, aucunes inquiètudes. Quand je pense au décalage qu’il existe entre les préjugés et la réalité du pays… Il faut que nous soyons nombreux à nous rendre en Jordanie. Déhambuler dans les rues d’Amman, voir le coucher du soleil à Wadi rum, se baigner dans la mer morte, nager près des coraux de la mer rouge, boire un thé avec les bédouins. Revenir et dire, allez y avant qu’il soit trop tard.

 

Des enfants jouant au cerf volant à Amman.

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Un coucher de soleil a Amman

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Chateau du désert.

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Tentes bédouines dans le wadi rum.

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Amman, la capitale.

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Une église orthodoxe à Madaba.

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Un canyon dans le désert de wadi rum.

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Wadi rum.

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Unz nuit à Madaba.

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Un coucher de soleil à wadi rum.

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Wadi rum.

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Des chèvres menèes par un bédouin à Petra.

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La fameuse porte de Pétra

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Si vous avez aimé je vous recommande mon article Wadi rum… le plus beau desert du monde?

Un jour, je raconterai cette histoire.

J’allais avoir 25 ans. Ce n’est pas un age pour perdre une soeur. Il y’a huit ans  je vivais le plus grand drame de ma vie. Le genre de truc qui ne peut pas se produire car on le sait, tout cela n’arrive qu’aux autres. Ce n’est pas mon drame. Cest le notre, surtout le tien. Cela aurait pu etre le votre. Tant pis pour la pudeur, la gène. On ne voit jamais la facette la plus sombre d’une vie, la partie immergée de l’iceberg. Je n’aime pas les détails alors certaines parties resteront peut etre sous l’eau.

J’en ai marre de dire « accident de la route ». Parler d’accident minimise et ammoindrit la gravité de l’acte et la souffrance de la victime.  Un malheureux hasard, voila ce qu’est un accident. La faute a pas de chance, et puis fallait pas etre là au mauvais moment,  au mauvais endroit. Quand aurons nous le courage de parler de crime de la route? Quand parlerons nous  savoir vivre, éducation, respect de la vie? Quand cesserons nous de deculpabiliser ceux qui prennent le volant ivre, sous l’emprise de drogue? Quand respecteront ils les limites de vitesse? Quand prendront ils conscience que la vie d’un autre est sacrée? Quand cesseront ils d’avoir de l’empathie pour le coupable?

Toi qui tues  sur la route tu n’as pas vraiment eu l’impression de faire mourrir un autre. Saches que tu n’as pas  percuté  du métal, tu as percuté des vies. Nos putains de belles vies. Nos vies prometteuses, nos vies d’étudiantes, nos espoirs, nos enfances.

On y était presque. Tu avais fini tes études. Tu as toujours été plus rapide dans la vie. Tu as eu ton bac a 16 ans, tu étais à un mois d’avoir ton master 2. Puis à toi la belle vie. Le mérite de ceux qui se sont fait seuls, ceux qui ont travaillé dur. Ceux qui n’ont jamais rien demandé. Ceux qui par leurs intelligences changent leurs destins.

Lui c’est l’inverse. Un rien du tout, un pas grand chose. Le degré zero de l’humanité. Suffisamment décérébré pour s’octroyer le droit de rouler ivre, sous l’emprise de drogue, à plus du double de la vitesse autorisée. Se croire dans La fureur de vivre. Se croire rebelle car on est jeune. Trop moche pour etre James Dean. La jeunesse n’est pas une excuse.Vous aussi, vous auriez pu etre sa victime. Vous auriez pu être elle, vous auriez pu etre moi. Arretez de croire que cela n’arrive qu’aux autres.

Ce n’est pas moi qu’on a percutée sur la route. C’est ma petite soeur, c’est pire.  Ecrire simplement petite soeur noie mes yeux.  Un drame unique pour des vécus différents.

Ta vie était en suspens, dans cette entre deux appelé coma. Ce n’est pas vivre, ce n’est pas mourrir. C’est être tellement proche et tellement loin. Je ne saurai jamais ce que tu as vécu. Je t’imaginais dans une chambre noire marchant sur un fil. D’un coté la vie, de l’autre la mort. Petite belle au bois dormant.

Attendre ton reveil c’est prier quand on n’ est pas croyant. C’est la pensée magique. C’est prendre conscience de l’absurdité de l’existence. Esperer  quand on ne vous laisse aucun espoir. Surveiller les scopes à en avoir mal aux yeux. Te Parler sans attendre de réponse, se souvenir des meilleurs moments de nos vies. Se dire qu’on nous a volé ces moments. Coller des photos dans la salle de réanimation comme le patchwork de nos vies et  recréer la Vie pour ne laisser  aucune chance à ta mort. C’est avoir des regrets. Des regrets tellement forts et puissants qu’ils vous font vomir. Culpabiliser, refaire ta vie, se dire que j’aurai pu faire mieux avec toi. J’aurai du etre une meilleure soeur.

On nous a dit que tu allais mourrir. On ne nous a laissé aucun espoir. Rien. Je t’ai imaginée dans ce néant, ce paradis blanc, au fond d’un trou, seule dans le noir. Ce truc là, cette, horreur là, seuls ceux qui ont perdu un etre aimé la connaisse. Ces pensées étranges.

Le soleil ne se levera plus. Une nuit sans fin. Je ne voulais pas d’une autre journée. Comment la vie peut elle continuer? Meme les premiers rayons du matin sont surnaturels. Je ne les avais jamais vu de cette façon. Ils ne seront plus jamais beaux. Ce sera pour nous, la nuit pour toujours. Pour les autres un nouveau matin. Cette chance, cette innocence.  J’ai regardé les autres continuer leurs jolies vies, leurs vies normales, leurs petits problèmes. Mais quelle chance ils ont, ceux qui ont dormi cette nuit là, de leurs plus belles lunes. Ceux qui n’ont pas passé cette nuit là, la peur au ventre, le souffle coupé. La vie sans toi n’en vaudra pas la peine. Vivre ne meritera pas tout ce chagrin.

Je devais avoir un petit espoir, une petite intuition. Un jour, un soir. Le temps est tellement une notion qui ne faisait plus partie de ma vie. J’ai pris un papier, un stylo. J’ai noté tout ce que nous ferions quand tu reviendras. Tous ces rèves communément partagés. Faire un road-trip, manger un vrai hot dog, assister à un match de NBA… L’idée c’était de faire des voyages avec toi. Profiter, vivre vraiment. Voyager est vraiment au coeur de ma vie.

Tu es devenue une deuxieme fois ma soeur. Se reveiller du coma est ce qui se rapproche le plus d’une résurection.

J’aime me dire que c’est ce qui t’a fait revenir. Le courage, l’amour de la vie, l’envie de vivre ce que l’on avait jamais fait. L’amour est peut etre plus qu’un sentiment :  Une force puissante de communication.

J’ai perdu un temps la légéreté, l’insousciance, l’amour de ma vie. J’ai connu le mal de ventre quotidien. Le mal des entrailles. Un temps je me suis victimisée, je me suis sentie la personne la plus seule et malheureuse au monde. Puis j’ai compris ma chance. Nous avons vécu un traumatisme avec une fin heureuse.

Tellement  d’innocents sont tués sur les routes. Tellement de morts absurdes liées aux pulsions destructrices des autres. On ne fait pas d’eux des héros . On ne lira jamais sur une tombe « tombé pour la connerie humaine ». Ils n’ont jamais d’hommages. Je dirais meme qu’on minimise leur mort.

J’ai l’impression d’avoir fait la guerre du Vietnam, d’avoir survécu à un tsunami. Loin de moi l’idée d’en rajouter. Hierarchiser les souffrances est inutile. Un trauma est un trauma. Je me souviens, apres les attentats du  13 Novembre 2015, l’époux d’une des victimes avait écrit une lettre : « vous n’aurez pas haine ». Moi non plus, il n’aura pas ma haine. Je ne me laisserai pas consumer par la haine. La haine c’est lui. Cette haine je la lui laisse.

Raconter un drame sans en faire un drame est un art délicat. Ne pas tomber dans le misérabilisme, ne pas crever de haine, ne pas chercher à faire pleurer dans les chaumieres, ne pas surjouer la sensibilité. Faire ressentir, réflechir et sensibiliser intelligement.

Ce que je deteste le plus dans cette société : la victimisation. Ne pas prendre en compte la vie d’un autre.  l’abimer , le saccager, le tuer. Comme si toute chose exterieure à soi n’existait pas.

Par  des discours pseudo humanistes on dédouane un coupable. Ils vont chercher des circonstances atténuantes, des faux traumatismes, des carences sociales ou éducatives pour rationnaliser et expliquer les pires comportements.

Etre humaniste, je veux dire l’etre au fond de soi et pas seulement tenir des discours dans les salons, c’est l’inverse de cette logique misérabiliste. Etre humaniste c’est croire en l’autre. Ce n’est pas tout excuser et tout s’excuser. C’est respecter, conscientiser d’autres vies que la sienne.

Je ne pourrai pas vivre si j’étais lui. J’aurai tellement honte d’avoir bousiller d’autres vies que la mienne. Il ne m’inspire rien. Il est juste la contre humanité. Je ne peux pas dire un animal. L’animal ne saccage pas. C’est juste un contre etre humain. Un pas grand chose.

Nous  n’attendrons pas que cette maudite voiture soit réduite en cendres. Nous ne nous attarderons  pas sur le verdict de l’injuste justice. Cette parodie de justice qui fait de la victime un coupable et du coupable une victime. Nous ne voulons pas d’un « pardon », pas meme un vague désolé d’avoir gaché vos vies. Non, nos vies ne seront pas gachées. Nos vies seront belles, nos vies seront grandes. Nos vies seront meme meilleures car nous connaissons la dureté et la fragilité de la vie. Cela me coute de le dire  mais nos vies sont plus belles à présent. Nous n’avons pas besoin d’empathie, de regards condescendants. Nos vies seront enrichissantes, aventureuses, spectaculaires.

On t’a tellement dit mais tu faisais quoi avant? J’ai simplement envie de te dire mais tu feras quoi après ma soeur?

Tu as accompli tellement de choses en huit ans. tu as vécu une deuxieme vie. Les gens qui se reveillent du coma renaissent. Ils réinitialisent. Un jour ta vie d’après sera plus belle que ta vie d’avant. Les gens ne me croieront peut etre pas mais la vie d’une personne handicapée  possède autant de potentiels qu’une vie lambda. J’aurai pu utiliser l’expression : « la vie d’une personne valide ». Le handicap n’invalide pas la vie d’une personne. Ce sont nos regards, nos préjugés, nos propres peurs qui limitent, invalident et detruisent leurs vies. Tu sera plus dynamique, plus conquèrante, plus forte.

Je suis fière que l’on est tous trouvé cette énergie. On aurait pu se détruire. Se lamenter. Après tout, nous aussi on l’avait l’excuse pour saccager d’autres vies que la notre. Tellement facile. Un etre humain, vaut mieux que cela.

J’aimerai que mon lendemain ne soit pas la nuit sans fin d’une autre famille de victimes. Je voudrai tellement qu’un jour, par hasard, ce récit soit le message d’espoir d’un inconnu. Dans mes pires moments j’aurai aimé que l’on me donne un petit quelque chose, me sentir moins seule. Je pense souvent à tous ces pércutés de la vie.

L’humanité a prévu un mot pour l’enfant qui perd sa mère, il est orphelin. Nous n’avons pas prévu de mot pour le frère qui perd sa soeur, le père qui perd son enfant, la soeur qui perd son frère, la mère qui perd son enfant. C’est innomable. Cela ne devrait pas exister alors l’on ne crée pas de mot.

Le 16 avril 2010 j’aurais aimé avoir une boule de cristal et  nous voir huit ans plus tard à Capri sous une nuit étoilée. J’aurai aimé un message d’espoir et voir tous ces beaux moments que l’on a vécu depuis. J’aurai aimé savoir qu’un jour je raconterai cette histoire, non pas comme un drame mais comme un message d’espoir.

Palazzo manfredi, l’hotel parfait pour un week end à Rome.

Pour une ville aussi belle que l’antique Rome il fallait une adresse à la hauteur. Il fallait le charme et la classe italienne. Il fallait le symbole de Rome : le Colisée. Il fallait l’hotel parfait le Palazzo Manfredi.

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On connait tous le célébre amphiteatre romain. A vrai dire, c’est le plus grand construit durant la domination de l’Empire romain. Du temps de sa splendeur, il pouvait acceuillir jusqu’à 75000 spectacteurs. Les tremblements de terre et la récupération des pierres detruiront une grande partie du Colisée.

Un héritage pas comme les autres.

À l’époque de la Rome impériale, quatre casernes de gladiateurs ont été construites à côté du Colisée. Les vestiges de la plus grande d’entre elles, le « Ludus Magnus », constituaient l’ancien gymnase des gladiateurs. ils ont été découverts en 1937 entre la Via Labicana et la Via San Giovanni in Laterano.

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Juste à côté se dressait depuis le XVIe siècle le Casino Guidi , pavillon de chasse des jardins Guidi. En 2002, cet édifice historique se transforme en un hôtel raffiné et élégant grâce au travail de restauration du Comte Goffredo Manfredi.

L’emplacement idéal.

 

J’avais dans l’idée de me rapprocher au plus pres du coeur de la capitale romaine. Dans la ville eternelle le  Palazzo Manfredi est une veritable institution. De renomée internationale, il fait également partie de l’association Relais et Chateaux, qui est un gage de qualité .

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Comme je vous l’ai dit l’emplacement est un reve, un must. Chaque ville à son monument symbole.  Paris a  la tour effel,  New York a l’Empire State Bulding, Londres a Big Ben. Maintenant, imaginez chacunes de ces villes avec un hotel sublime ayant un vue imprenable sur l’edifice le plus célèbre.

En réalité je ne suis pas sure qu’il existe d’équivalent au Palazzo Manfredi (D’ailleurs si vous connaissez des hotels similaires je suis preneuse). Avec un tel emplacement central, à 2 minutes à pied de la station de métro du Colisée, il est facile de se déplacer dans Rome.

Je ne sais pas comment l’expliquer mais c’est un hotel tellement italien dans son essence et dans ce qu’il dégage. Il émane de lui un raffinement typiquement  romain (j’evoque évidement la rome contemporaine, n’imaginez pas gladiateurs ou empereurs  se subsituaient au personnel de l’hotel!)

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L’atmosphere est cosy , charmante et enveloppante. Ce sont les petits details qui font les grands hotels.

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Un canapé à l’effigie des Beatles. Un plaisir de s’installer au coté de John, Paul, Georges et Ringo. Qui n’a jamais révé d’etre le cinquieme Beatles? Dans un coin discret le portrait du patriarche de la famille Manfredi. Sur la table un chandelier raffiné et de belles orchidées. On se sent comme invitée dans un palais moderne et somptueux.

Le Palazzo Manfredi est un magnifique palace au coeur de ce que fut autrefois la Rome impériale. Ce ravissant palais XVII offre des vues imprenables sur le Colisée, le Forum et la Domus Aurea. Tout est fait pour magnifier et optimiser le Colisée.

L’accueil de l’équipe est chaleureux et simple et totalement professionel.

 

Ma chambre.

Elle était à l’image de l’hotel. Elegante, raffinée, confortable. Un havre de paix, parfait pour se reposer apres une longue journée de visite. Un vrai regret d’avoir à la quitter.

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La gastronomie italienne au coeur du Palazzo Manfredi.

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Le reve absolu est de prendre le petit déjeuner avec vue sur le Colisée. On a juste à imaginer la rome antique ou contempler  la rome actuelle et voir la vie se faire. Soit en disant en passant, le petit déjeuner est exellent. Jus de fruits frais, Cappuccino délicieux, patisseries et meme mozarella matinale. Qui peut faire mieux?

Le palazzo possède également L’Aroma restaurant. Lors de mon séjour l’adresse de prestige était en rénovation. Mais ce n’est que partie remise. Je suis sure que lors de votre visite ce dernier sera fin pret.

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Scènes de vies en Italie

Simplement car cela change des photographies cartes postales habituelles. Scènes incongrues, droles ou surprenantes.

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Direction le marché de Pise.

 

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Dos à dos au lendemain de la mort du footbaleur David Astori.

 

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Une grand mère aux couleurs de l’Italie dans les rues de Lucca.

 

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Qui vais-je pouvoir bien dessiner?

 

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A mort le cliché du macho italien. huit mars journée internationale des droits de la femme.

 

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A Florence je serais l’ombre de ton ombre.

 

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Patriote?

 

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Ca change de la vespa.

 

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Spèciale dédicace à tous ceux qui ont un jour tenté de redresser la tour de Pise.

 

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Le cliché des clichés italiens. Le linge aux fenètres.

 

Je vous recommande cet article C’est l’histoire d’un blog…

 

 

 

Tout ce que l’on ne vous dira jamais sur le voyage…

Nous créons tant de mythes, de mystifications autour du voyage. J’ai juste envie aujourd’hui de déboulonner et faire tomber quelques statues. On idéalise tellement le voyage, moi la premiere, que l’on se ment à soi meme. Comme pour maintenir un mythe en vie. On conserve ainsi une image intacte du voyage mais des souvenirs et sensations fausses.

Evidemment, partir est merveilleux. Je le répéte constamment sur ce blog : Voyager transforme. On a une chance folle de pouvoir posseder cette liberté (On nous le rèpète assez souvent d’ailleurs). J’ai conscience d’idéaliser le voyage et d’attendre bien trop souvent ma prochaine destination. Récemment je me suis questionnée sur l’impact que pouvait avoir cet idéal. Suis je une vendeuse de rève? Il y’ a deux ans quasiment jour pour jour j’avais tout quitté, pour entreprendre mon plus beau et plus long voyage. Les trois mois de ma vie qui ont tout changé. J’étais nostalgique, happée par les souvenirs.

Ce qui me manque par dessus tout c’est la liberté. Je me sentais légère et forte. En essayant de comprendre où était partie cette liberté. J’ai essayé de regarder ce voyage droit dans les yeux. Objectivement, est ce que tout avait été si bien? Ai-je inconsciemment occulté certains moments pour fabriquer une utopie voyageuse?

Tout n’a pas été parfait mais chaques moments a eu son role, meme les instants les plus durs. L’on refoule parfois inconsciement les facettes plus sombres . L’on met de coté les aspects négatifs, les sentiments plus complexes et contrastés. On les garde en soi, on les refoule le plus loin possible pour ne garder que les sensations agréables. On peut alors réciter un discours plaqué et réducteur. Inutile de le recopier ici vous le connaissez tous.   Pourquoi ne jamais mentionner les ratés des nos périples?

Nos escapades ont leurs propres tabous : Les ressentis , les choses pas vraiment glorieuses, les choses pas belles dont on ne peut pas se liberer car l’on n’en parle jamais. Ce sont mes non dits mais aussi peut etre un peu les votres. C’est étrange de le dire mais cela demande un certain courage. Je sais d’avance que certains ne partageront pas mon avis. Je sais aussi que ce texte ne plaira pas forcément à tous. Mais vous n’en avez pas marre de cet image édulcorée, lisse et sirupeuse du voyage?

Mythe numéro 1: Partir à la découverte d’autres cultures.

Je vous présente la phrase la plus agacante de la terre, une vielle relique du colonialisme. Cette phrase vous l’entendrait dans chaque bar un peu branché de la capitale, dans chaque émission pseudo dévouverte : « ils sont tellement gentils, ils n’ont rien mais il donnent tout ». Evidemment « ils » se sont « les locaux » « les autres », les thailandais, les péruviens, les birmans, les sénégalais… « les gentils qui n’ont rien mais qui donnent tout » ce ne sont pas les français, les suédois et surement pas les américains. Ce sont de préférences des « gentils » des anciennes colonies. On a parfois honte de ce qu’ont fait nos pays aux leurs. On voudrait meme parfois s’excuser aux nom des notres. Je me souviens d’un chauffeur de taxi cambodgien qui en apprenant que j’étais francaise m’a dit : » ton pays a colonisé le mien, c’est du passé. Le problème c’est que les allemands, les américains ont rendu les oeuvres d’art khmers mais vous les francais vous nous avez rien rendu. jamais ». Je ne savais meme pas quoi répondre, je ne suis pas responsable de ce qu’a fait mon pays au sien mais quand meme la petite pointe de culpabilité pointe le bout de son nez. On ne sait d’ailleurs pas trop quoi faire de ce sentiment.

Je raconte cette anecdote aussi pour amener un sujet dont on ne parle jamais : le lien entre voyage et  néocolonialisme. C’est dérengeant, c’est vrai. Lorsque l’on voyage nos intentions sont louables et belles. Nous ne sommes pas des colons. Nous ne pillons pas. Individuellement non, mais collectivement nous avons un impact. Nous avons modifié, l’écosystème, le rapport à l’argent, l’économie. Moi cela me gène et me questionne.

On veut de belles rencontres avec les fameux « gentils locaux ». On veut de l’échange, du pur, de l’authentique, un lien non galvaudé par la civilisation occidentale qui elle est forcément fausse et destructrice. On pense à Rousseau, Voltaire, Diderot & co et l’on se dit que le « mythe du bon sauvage » est tenace. En réalité, hommes et femmes sont les mêmes tout autour du globe. Toutes formes de relations peut s’instaurer. Vous ferez de belles et de mauvaises rencontres.

Les sentiments  que l’on peut ressentir vis à vis de ces fameux « gentils qui n’ont rien mais qui donnent tout » sont complexes. On recherche en voyageant quelque chose de simple et d’essentiel que l’on pense avoir perdu. On s’imagine que l’on va trouver ce « quelque chose » ailleurs au contact de gens qui vivent plus simplement. J’ai souvent pensé, qu’eux, ils échangeraient volontier leurs vies contre les notres. Je me suis souvent demandée ce que pouvait penser un paysan de la Birmanie profonde lorsqu’il voit debarquer dans son village sans eau ni electricité des trekkers en quete d’authentitcité. Je voyage aussi pour rechercher cette fameuse chose essentielle.  Je dois me l’avouer il y’a quelque chose d’indécent. Je me suis souvent déculpabilisée en essayant d’avoir le moins d’impact négatif et me faire la plus discrete possible. C’est un rapport humain trés complexe. Il faut etre capable de nombreuses remises en question.

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Mythe numéro 2: Les réseaux sociaux un vrai partage?

Vous n’etes pas lassés de ces couchers de soleil sur Instagram? On devrait boycotter ces snaps creux et sans profondeur dont on est matraqué. J’enfonce peut etre une porte ouverte mais on a le droit de se questionner sur l’impact des réseaux sociaux concernant le voyage.

Un jour je vais faire une overdose. Une énorme overdose de barbies voyageuses instagrameuses. Evidemment, nous françaises cela ne nous touchent pas. Nos comptes sont propres. Nous sommes trop humbles, trop profondes pour oser parader en bikini sur instagram. Ce phénomene touche seulement les americaines ( les californiennes pas celles du Midwest, la fille du Wisconsin ne fait rever personne!). Je me demande vraiment quelle est la nécessité de faire apparaite un décoletté à coté du taj mahal? Je le concède elles sont belles, sentent bon le sable chaud, les cheuveux wavy… Comme petite légende on pourrait presque lire :   » je partage cette magnifique photo de moi meme, dans un endroit de rève car je suis trop belle. Passez une bonne journée dans vos bureaux open space. » On ne sait plus si l’on regarde le compte d’une voyageuse ou un défilé de Victoria Secret.

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De mon coté j’ai trop mangé de Pad thai en thailande pour montrer autre chose que mon visage. Les réseaux sociaux sont un mirroir déformant d’une incroyable superficialité. Je sais que je n’échappe pas à cette règle. J’ai bien conscience parfois de ne livrer qu’une parcelle de réalité.

Voyager c’est le contraire de tout ca. Les réseaux sociaux ne reflètent en rien la réalité du voyage. Ce sont des bribes de voyages sélectionnées pour vendre du rêve. Les réseaux sociaux servent à cela, vendre du rêve et du « produit voyage ». Le plus triste c’est ce terrible constat: moins l’on voyage plus l’on passe du temps sur les réseaux sociaux à regarder les photos des autres. Ils s’évadent par procuration. Les meilleurs lecteurs de récits de voyages, les plus enthousiastes sont ceux qui ne peuvent pas voyager, ceux qui sont bloqués dans une vie ou dans un système de pensée. J’espère ne jamais créer de frustrations mais plutôt une impulsion.  On ne sait jamais ce qu’il y’a au delà  de cette image filtrée trop saturé.

Mythe numéro 3: voyageurs anticonsommateurs ?

Voyager est entré dans le temple de la consommation. On consomme des destinations. On a fait tel pays. On les compte. On impressionne avec nos destinations lointaines. Il faut avoir fait l’Europe de l’Est avant ses trente ans, un whv avant ses 35ans. Celui qui ne voyage pas car sa vie ne lui permet pas peut se sentir exclu. On devrait voyager juste pour le plaisir pas pour le « bling bling travel ». On connait tous quelqu’un d’un peu comme ça, qui compte les pays, les villes, les aeroports…

On a tout quitté pour etre libre, parceque l’on se sentait différent, on arrivait pas à rentrer dans le moule. En réalité on a juste quitter un moule pour un autre. J’ai rencontré tellement de voyageurs qui eux aussi avaient tout quitté. Finalement, nous avons crée un autre système tout aussi conformiste mais plus subtil. On ne le perçoit pas car il est fair sur mesure.

J’ai crée ce blog pour de nombreuses raisons. L’une d’entre elle était de dire « si je voyage vous pouvez le faire ». Mon intention n’était pas d’afficher un mode vie inaccessible.

Mythe numéro 4: Le voyageur sans peur et sans reproche.

Les recits de voyages, les grands auteurs  ont crée le mythe du voyageur héroique. Un héros , vivant des choses difficiles mais qu’il finit toujours par surmonter. En réalité le voyageur est bien souvent un anti héros. Il a souvent peur et souvent mal mais il n’en parle jamais.

L’on recherche le spéctaculaire, le merveilleux, l’aventure. Alors l’on ne raconte jamais les déceptions, le misérable, l’ennui. Le voyage procrure un tel sentiment de bien etre et de liberté que tout sentiment négatif doit disparaitre automatiquement.
Comme si ils n’avaient pas leurs places en voyage. Je crois que nous avons crée nous meme cette mystification, comme un mensonge à soi.

En réalité qui ne s’est jamais senti mal ? Qui n’a jamais ressenti un profond décalage? Qui n’a jamais été rattrapé par ses propres problèmes? Qui n’a jamais été décu ou frustré? Qui n’ a jamais connu de grosses galères  tellement pesantes qu’elles gachent le plaisir de découvrir.

Ce ne sont pas des choses que l’on raconte. Peu de recits évoquent les moments difficiles, les doutes.

Mythe numéro 5: le voyageur est solitaire.

Nos tribulations ont un impact. Le voyageur n’est pas le seul concerné. La culpabilité on en parle? Elle prend de nombreuses formes. Quoiqu’on en pense le voyage exige une certaine forme d’individualisme, un égo sain. L’on s’est sorti seul de situations complexes. On a appri à ne compter que sur soi et à faire passer ses instincts et envies en premier. Cela concerne peut être plus les voyageurs solos, ceux qui ont passé du temps seul car ils en avaient besoin. L’on a appris à s’ecouter en voyageant, cela peut parfois devenir difficile de suivre les envies d’un autre car l’on a changé.

Le pire c’est de laisser derrière soi des gens qu’on aime, passer à coté de moments de vies. Ce n’est pas comme si déhambuler était une obligation, c’est un choix. On prend cette route en connaissance de cause. Toutes décisions impliquent sacrifices et renoncements. Lorsque l’on part on impose aux proches son absence. On laisse son ombre. Laisser à l’autre des parcelles de soi est terrible. Loin de moi l’idée de rajouter de la culpabilité à la culpabilité. Simplement il faut etre lucide on culpabilise tous. Quel voyageur ne s’est jamais senti égoiste? C’est un égoisme légitime mais difficile de se pardonner. Comme si voyager exigeait un sacrifice : Ne pas etre present à certains anniversaires, etre parfois oublié.

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Parfois il est difficile de maintenir un lien avec les autres, on est moins présent dans le quotidien, moins présent dans les moments difficiles. On vit complètement autre chose. C’est parfois difficile de communiquer ce que l’on vit, de partager les changements.

Le manque de l’autre. La solitude engendrée, que meme les plus belles rencontres ne comblent jamais. Avoir toujours dans un coin de la tete ces personnes qui nous manquent.

Mythe numéro 6 : De déouvertes en découvertes?

 

L’habituation au merveilleux est terrible. On voyage pour vivre des émotions fortes et quitter une routine oppressante : On veut vivre vraiment, voir des choses incroyables. On est enfin loin de tout, on a enfin accés à ce que l’on souhaitait le plus et paradoxalement une nouvelle forme de routine nait. Chaque jour est dédié à la découverte. L’aventure devient quotidienne et l’on s’habitue au merveilleux.

Parfois on veut tellement quelque chose et puis quand on l’a… Atteindre un vieux reve amene des émotions plus complexes qu’il n’y parait. On met juste du temps à réaliser ou l’on est, ce que l’on a vécu. C’est trop d’un coup et un sentiment de déréalisation peut apparaitre.

Trop de liberté tue la liberté. Trop de voyages tue le voyage. Comme un enfant gaté pourri on oublie qu’on est le chanceux d’autrui. Apres plusieurs mois sur les routes, moins de choses peuvent nous surprendre. Je ne sais pas comment appeler ce sentiment proche de la lassitude et de la desillusion. Cette capacité d’émerveillement se perd trés vite. Il en faut beaucoup pour s’enthousiasmer et etre époustoufler. L’extraordinaire devient ordinaire. Peut etre est ce un passage nécessaire pour réellement accéder à l’essentiel d’un pays et oublier les sites touristiques et vouloir se perdre dans les petites rues, passer du temps hors des sentiers battus et se laisser surprendre à nouveau. L’etre humain s’adapte à tout au pire et au meilleur.

 

Voila, un texte que j’ai adoré écrire car peu conventionnel. Totalement à l’opposé de mon discours habituel.

Je serais curieuse, à présent, de lire vos impressions et surtout vos ratés, vos ressentis et vos désillusions. Si jamais ces émotions négatives ne sont pas passées par vous je serais curieuse de savoir pour quelles raisons et connaitre vos recettes secretes!!

 

 

L’ arbre et la pirogue.

C’est le nom que j’ai d’abord voulu donné à ce site. J’avais adoré ce court poème et sa symbolique:

« Tout homme est tiraillé entre deux besoins. Le besoin de la Pirogue, c’est-à-dire du voyage, de l’arrachement à soi-même, et le besoin de l’Arbre, c’est-à-dire de l’enracinement, de l’identité. Les hommes errent constamment entre ces deux besoins en cédant tantôt à l’un, tantôt à l’autre jusqu’au jour où ils comprennent que c’est avec l’Arbre qu’on fabrique la Pirogue. »

Il reflète le paradoxe ultime du voyageur. L’arbre enraciné à sa terre et sa droiture. Il s’eleve durablement vers le ciel. Son évolution est lente mais constante. Il est dur, solide et profond. La pirogue est faite du bois de l’arbre mais elle est construite pour naviguer. Elle est faite pour aller loin, voguer en toute liberté. Elle est un élan vers la vie. Son chemin n’est pas tracé d’avance.

 Souvent l’on ne sait pas si l’on est arbre ou pirogue, sédentaire ou nomade. On admire la sédentarité pour la stabilité, l’équibre, tout en sachant que cette vie n’est pas pour nous. Moi j’aime les soubresauts, les circonvolutions, les pulsions soudaines vers la vie, les changements. J’adore  l’exaltation du voyage, l’inconnu, la découverte. Juste acheter un billet d avion, savoir que l’on part, avoir le coeur qui bat un peu plus fort que d’habitude.

 La sédentarité et le nomadisme sont deux choses a priori contradictoires, deux désirs aux antipodes qui en réalité sont tributaires  l’un de l’autre. La pirogue n’existerait pas  sans le bois de l’arbre. On ne souhaiterait pas partir  si l’on avait pas eut un point d’ancrage, si l’on avait pas eu cette belle stabilité durant l’enfance.

Plus l’on grandit, plus les émotions deviennent complexes et ambivalentes. On veut une chose et son contraire ou simplement tout à la fois. On aimerait etre   un chêne solide mais paradoxalement ses racines sont prisonnières de la terre. Ces choses souterraines nous retiennent. L’on se ment en se disant que si d’autres le peuvent nous le pouvons également mais nous finirons  étouffés.

Le voyage au long cours implique des renoncements, de vrais sacrifices et emmene son lots de regrets. Nous n’aurons jamais pris racines, nous ne laisserons pas de traces. Nous n’aurons pas pris le temps de voir venir les saisons, rien ne sera nait de nous. Quel regard porterons nous sur notre histoire quand nous serons vieux d’une vie que nous avons voulu intense et insctinctive. Tellement instinctive, que nous aurons juste suivi nos pulsions, nos coeurs et qu’elle nous aura méné vers une forme d’individualimse farouche.

On ne parle jamais de la culpabilité du voyageur. La culpabilité de ne pas se sentir à la hauteur de ce que demande la société. Passer à coté de moments de vies. Passer à coté de la vie des autres. On voit  naître en soit un conflit interne ; suivre les valeurs inculquées ou  les désirs instinctifs.

Et si voyager était une vocation? Certaines professions sont des vocations. Certains se sentent appelés par un métier. Ils savent instinctivement qu’ils sont faits pour exercer une activité. Ils se sentent utiles, nécessaires. Ils ont trouvé leurs places. Et si l’on pouvait   etre né juste pour voyager?  Si l’on était fait pour le mouvement permanent , les cycles et les moments. On a besoin de d’oser, changer et évoluer. On part à la recherche du grandiose du meveilleux. Je crois à l’appel du voyage. C’est une vraie passion voire  une addiction. La plus addictive de toutes, car tout sevrage est impossible.

On recherche tous un sens à notre existence. On lutte contre l’absurdité. Pour certains donner la vie est une manière de donner un sens à sa propre existente. Pour d’autres voyager est une quète de sens. Au fond on recherche tous la meme chose. Voyager rend vivant et libre. C’est pour cette raison  que ce blog s’est finalement appelé affranchie. Le voyage libère.

On connaît tous le livre de Jack London L‘appel de la forêt.  Un chien domestique est vendu et devient chien de traineau, en pleine nature il revient à ses instincts, ce pourquoi il est fait : la nature. L’appel de la liberté existe, j’en suis sure mais paradoxalement on peut désirer s’enraciner dans un lieu et se sentir profondément relier et attacher à d’autres personnes. On peut désirer rentrer dans le rang, se ranger et se normaliser. Par périodes, on peut meme désirer une maison, une vie calme et le lendemain ne plus tolérer aucunes habitudes et se sentir mourrir à petit feu par ce meme enracinement. Je comprends ces gens qui désirent la stabilité, une famille, des moments simples. Je trouve cette image d’épinal magnifique. Comme une belle carte postale d’un pays étranger. Rapidement cette pensée devient étouffante. Ce sont deux pulsions opposées coexistant en une même personne.

L’enracinement est un luxe. C’est une chance de venir d’un lieu, se sentir d’une origine, appartenir à un autre. Savoir d’où l’on vient, de qui l’on vient mais sans savoir vers où l’on va est la liberté ultime. Certains aimerait avoir quelque chose à quitter.

Nous sommes une génération avec des choix multiples. On est même « gâtés pourris » de choix. Trop de possibilités tue les possibilités. Des choix de vies sont nombreux, simplement nous ne  tracons plus  nos routes mais empruntons des chemins alternatifs faussement avant gardistes. Il faut en avoir conscience.

Nous sommes nombreux à avoir ces choix. Ce luxe incroyable de pouvoir decider de sa vie. Nous avons le privilège de l’ambivalence.

C’est quand la vie devient trop pesante, trop lourde que l’on désir s’échapper à la recherche de légèreté, d’une joie simple de vivre. Tuer ce que la société et la civilisation ont falsifié  en nous pour revenir à quelque chose de plus authentique.

Ce n’est pas simple tous les jours de gérer ses contradictions. Ces conflits entre la nouveauté et l’habitude, l’aventure et la stabilité nous animent tous. Si l’on est attentif l’une prend souvent le dessus, et elle, la pirogue, devient une évidence.

Un petit tour en Ecosse…

Le chateau d’Edimbourg

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Une falaise sur l’ile de Skye.

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Une rue typique d’Edimbourg.

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Haddington un village proche de la capitale.

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La magnifique ile de Skye.

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Le port de Portree sur l’ile de Skye.

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Encore une rue d’Edimbourg.

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Une institution d’Edimbourg

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Des mots et un blog…

« Je parle donc je suis » et « je m’expose donc je suis » ont remplacé « je pense donc je suis ». C’est le nouveau crédo de notre société.

Je me souviens des doutes. Je me posais beaucoup trop de questions. J’étais très ambivalente. Parvenir à la création de blog a été un long cheminement. J’ai souvent perçu les réseaux sociaux comme une plateforme exacerbant les narcissismes. On s’expose volontairement, on fait un pas pour soi en se mettant en avant. Et si c’était un pas vers les autres?

Ce blog a été mon microphone. J’ai toujours aimé réfléchir, penser. Je n’ai jamais aimé dire. Je ne savais pas créer. Ce site m’a profondément modifiée.

J’ai commencé à voyager pour pouvoir me dire « tu auras vécu » j’ai crée ce blog pour me dire « tu auras parlé ».

Ce blog a un an et depuis quelques temps je réfléchis à tout ce qu’il m’a apporté. Il m’a offert expression et création. Je me sens de plus en plus légitime même si appuyer sur le bouton publier est toujours aussi difficile, surtout pour un texte comme celui ci.

J’avais envie de transmettre quelque chose de profond et d’intime sans forcément verser dans la sensiblerie ou l’exhibitionnisme. Dire ce que l’on se permet de prononcer qu’en soi même. Faire ce que l’on se permet seulement en rêve. C’est difficile de dire non aux autres et se dire oui à soi.

Les réseaux sociaux peuvent aussi être le tremplin des timides, des gens de l’ombre, ceux qui préfèrent être assis dans le coin d’un restaurant à observer.

Se mettre en avant ne doit pas être seulement le droit des narcisses,  ceux qui osent tout et n’ont honte de rien, surtout pas d’eux mêmes. J’ai souvent perçu  les réseaux sociaux comme le moyen d’expression favori de ceux qui aiment la lumière, le projecteur de trop. Et si le virtuel était émancipateur et pouvait améliorer la vie réelle?

C’est vrai, quand on prend la parole, lorsque l’on écrit, on accorde de la valeur à notre pensée, comme si elle devait traverser également les autres. J’ai décidé d’accorder de la valeur à ma parole le jour de la publication de mon premier article. Je me suis octroyé ce droit et je le considère désormais comme un devoir.

 

 

L’Irlande au cinéma…

Killing Bono…

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Un film très original sur le groupe irlandais par excellence U2.

Pitch: On est au cœur de Dublin en 1976, Mount Temple , un lycée original et novateur voit naitre la formation de deux groupes. Le premier restera à jamais dans les oubliettes des 80’s le second deviendra le groupe des 80’s… Une mise en parallèle drôle décalée, basée sur une histoire vraie!

 

Bloody Sunday…

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Un film engagé au réalisme bluffant, important pour comprendre le conflit nord irlandais.

Pitch:Le dimanche 30 Janvier 1972 , les catholiques sont appelés à descendre pacifiquement dans les rues de Derry. Cette marche pour les droits civiques va devenir un véritable chaos. L’armée britannique ouvre le feu, 13 innocents seront tués. C’ est dur et émouvant. Bloody Sunday est fondamental si l’on veut saisir le climat de violence en Irlande à cette époque. Il  permet également d’étendre les thématiques: comprendre l’escalade de la violence, les mécanismes de la haine et les sentiment d’oppression et d’injustice d’une communauté.

The magdalenes sisters.

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Militant et féministe… portraits de femmes dans une Irlande ou la religion est un moyen d’oppression

Pitch: Fermées en 1996 (je sais c’est terrifiant) les couvent de la Madeleine étaient la prison des femmes qui avaient des relations sexuelles en dehors du mariage. Quelles soient victimes de viols, abandonnées par leurs compagnons, ou simplement un peu plus libres que les autres, les mères célibataires étaient enfermées, exploitées et maltraitées dans ces prisons religieuses. Les femmes sont par natures des pécheresses. La prière et le travail doivent être un rachat. Un magnifique trio de femmes en route vers la liberté.

The Commitments.

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Une comédie musicale pas comme les autres.

Pitch: Au milieu des 80’s des jeunes chômeurs irlandais décident  de former un groupe aux influences soul mais avec pour toile de fond la banlieue irlandaise. Issus du même milieu ouvrier  les membres du groupe vont évoluer, progresser puis éclater. Distrayant mais plus engagé qu’il n’y parait.

 

 

Les moissons d’Irlande.

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Un magnifique film sur un mot qui n’existe pas la « soeuralité ».

Pitch:  Près de Donegal, dans les années trente cinq sœurs vivant en quasi autarcie vont voir leurs relations bouleversées par le retour du frère prodigue, parti vingt cinq ans en Afrique. Elle vont également,  faire le voyage de leurs vies. Des actrices formidables pour un film beau, fort et émouvant. L’Irlande comme on l’imagine.

Breakfast on Pluto…

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Itinéraire d’un travesti dans l’Irlande des années soixante dix.

Pitch: La petite phrase du dessus annonce un scénario original. Un film  dans lequel l’Ile verte n’est pas un paradis mais plutôt puritaine, stricte et synonyme d’enfermement. L’acteur Cillian Murphy est comme à son habitude génial dans ce portrait d’un travesti iconoclaste en quête d’identité. En route pour Londres, symbolisant pour lui la liberté et le paradis  urbain tolérant et anonyme, Kitten par sa personnalité est une ode à la tolérance. Drole, dérangeant et poétique.

 

J’ai présenté un tout petit échantillon de films reliés à L’Irlande. A votre tour de mes faire découvrir vos films irlandais!!

Je vous conseille mon post concernant la musique La ballade irlandaise.

 

 

 

J’ai testé le Jiva hill resort

Un lieu exceptionnel à découvrir… Vraiment!

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Le Jiva Hill propose une experience globale. C’est plus qu’un hotel c’est un lieu proposant de nouvelles expériences et activités variées, avec pour seul mot d’ordre votre bien etre. Les paysages sont grandioses, montagneux et authentiques. La neige ajoute un coté féerique. Je crois que l’on peut parler d’emplacement de reve. Entouré à la fois des monts du Jura et du Mont Blanc. Ces montagnes forment  une parenthèse autour du Jiva Hill.

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Le Jiva Hill… Quand l’experience devient bien etre.

Le mot Jiva appartient au vocabulaire boudhiste qui signifie « etre vivant ». Le Jiva Hill signifie donc « colline vivante ».

Aux portes de Genève mais situé en France, le Jiva Hill est une option magnifique pour visiter la ville et découvrir une sublime région.

L’architecture est chic, contemporaine et moderne. Elle laisse se marier des éléments nobles comme le bois et la pierre.

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Il faut imaginer un immense parc de plus de 40 hectares dans lequel sont regroupés l’hotel, des lodges,un lac artificiel pour pratiquer le ski nautique, un parcours de Golf, un restaurant…

Le Jiva Hill modernise et simplifie le luxe. Il brouille les pistes et mélange les codes, les influences. Les inspirations sont diverses : lodges sud africaines, spa nordiques, batiments en bois de cedre évoquant le Canada, bar chic que l’on peut retrouver à Londres ou New York, chambres dignes d’un palace parisien… Cela fonctionne parfaitement sans que l’on s’en rende compte.

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l’Etablissement est à taille humaine, luxueux mais pas guindé, décontracté mais casual chic. On se sent bien, comme dans un cocon. Il n’est pas de ces resort ou l’on se sent comme un élément extérieur qui ne sait pas trop comment se comporter. L’atmosphère est simple et chaleureuse. Le personnel contribue très largement à cet état d’esprit. Une vraie bulle permettant relaxation et cocooning. Vous instaurez votre propre rythme et c’est l’envie qui vous guide.

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Un hotel et des multiples possibilités.

Les chambres sont spacieuses, modernes, bien concues et orientées vers les monts du Jura. La grande terrasse est quasiment une pièce supplémentaire.  L’immense baie vitrée donne une impression de grandeur. Une perspective immense se dessine alors, comme une nature au décor infini. Le  paysage fait partie intégrante de votre chambre et l’on peut suivre l’évolution de la journée et les changements de lumieres.

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Je me souviens de cet instant trés precis au petit matin, le jour n’est pas encore levé mais la vie de la vallée s’active. Des centaines de petites lumieres naissent alors, et c’est presque un deuxieme ciel.

Je n’ai pas d’enfants, je ne suis pas directement concernée mais j’étais assez contente de constater que ce resort est kid’s friendly. En effet, beaucoup d’hotels posent des restrictions assez drastiques aux parents. Les enfants ne sont parfois pas réellement les bienvenus et les conditions d’accés à certains espaces sont precises. A l’inverse le Jiva Hill met en avant la famille et facilite la venue des familles en proposant des activités aux enfants afin de donner la possibilité aux parents de participer à d’autres activités.

Quelques chiffres…

34 Chambres pour 40 hectares, Imaginez un peu…

23 chambres Deluxe avec terrasse ou balcon avec vue sur le Jura

  • 4 chambres Deluxe d’angle avec terrasse ou balcon, vue sur le Jura
  • 6 pavillons Junior suites avec terrasse et Jacuzzi privatif55232736

Mes experiences au Jiva Hill…

Le Jiva Hill offre un panel d’activités et d’esperiences assez exceptionnel… golf, ski nautique, un restaurant gastronomique, un bistro chic, l’Eden un cinéma privé, le tripot une salle de jeu, un vrai spa nordique et un spa classique.

Le Tripot, une vraie ode aux 50’s. On a tous révé d’avoir dans le sous sol de notre maison une salle de jeu avec billard, canapé, juke box et Flipper… Le Jiva Hill pense à nos reves enfouis et l’on redevient enfant une deuxieme fois. J’ai adoré cette salle. Je crois avoir passé une heure à jouer au flipper ACDC!!! Une salle de jeu chic et décalée…

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Le spa,  bien souvent dans les hotels le spa est mon endroit préféré. Je pourrais littéralement m’endormir dans un jacuzzi. Le spa du Jiva hill est particuliérement agréable. Grandes baies vitrées, immense piscine, Jacuzzi, hammam,sauna.  L’été les baies vitrées s’ouvrent et laissent place au solarium.

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Mon soin, j’ai eu l’immense plaisir de tester  un massage relaxant qui m’a amenée dans cet état de semi-conscience entre la veille et le sommeil. Juste parfait pour un moment véritablement à soi et décompresser. Les techniques sont parfaitement maitrisées… bref le temps s’arrete.

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Le restaurant Shamwari… alors attention( j’aimerais l’écrire en rouge malheureusement wordpress n’offre pas cette fonction!!) voila un moment exceptionnel dans ma petite vie… La cuisine de ce restaurant est un  vrai voyage. Cela aura été  une multitude de plaisir en un seul moment: sensoriel, visuel, gustatif… Puis, simplement le plaisir de se dire que l’on vit un moment dont on se souviendra longtemps. C’était fin, savoureux et gourmand. Beau et voluptueux. Ce sont des plats et des vins qui deviennent des moments… Je ne pense pas pouvoir faire meilleur compliment à une cuisine.

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Pour la petite anecdote Shamwari est une reserve naturelle sud africaine. D’ailleurs le décor rend hommage à ce pays.

Le buffet du petit-déjeuner, quant à lui, présentait un choix  de produits français de très bonne qualité : beurre Bordier, yoghurts de  Savoie, confitures Alain Milliat et des œufs brouillés maintenus au chaud dans d’adorables petites cocottes Staub !

 

Bref j’aurais aimé rester minimum deux cents jours au Jiva Hill voire une année entière… Le temps ne m’a pas donné  la possibilité de tester le ski naustique mais toutes les experiences cumulées furent incroyables. Une vraie parenthèse enchantée. C’est un resort qui m’a fait  littéralement rever… Alors à un de ces jours Jiva Hill!!!

Si vous avez aimé je vous laisse lire mon article sur l’auberge du jeu de paume

 

 

Sunshine blog award.

ça faisait un petit moment que je n’avais pas évoqué des aspects un peu plus personnel sur ce blog. ferdy pain d’epice m’a nommé aux Sunshine blog…  Comme j’adore ce genre d’exercice je m’y prete volontiers…

Il s’agit plus d’une chaine que d’un award : Répondre à onze questions, poser onze questions, tagger onze blogger.

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Mes reponses.

 

1/ Quels sont vos défis pour 2018 ?

Defis, résolutions… C’est trop nouvel an et developpement personnel pour moi!! mais je vais essayer de voyager mieux et developper plus ce blog. Je commence l’année avec un joli voyage en Ecosse à la fin du mois de Janvier… Affaire à suivre!!

2/ Plutôt Guide du routard et voyage à étapes planifiées ou grand saut dans l’inconnu ?

Blogger a changé ma manière de voyager… Ce sont plus exactement mes différents partenariats avec les hotels qui ont modifié mes voyages… j’ai adoré voyager sans plan precis ou avec des modifications de dernieres minutes… je suis déjà partie sans guide de voyage avec juste un billet aller… Maintenant je ne peux plus me le permettre.

3/ Avez-vous déjà eu très peur en voyageant ?

Une seule réelle peur : etre évacuée d’un avion pour une alerte à la bombe à Bangkok mais plusieurs petites angoisses liées à l’accomplissement du voyage.

4/ Vous êtes vous déjà senti très bête en tant que touriste quelque part?

Très souvent… Je me suis souvent intérrogée sur l’impact et la légitimité de ma presence dans tel ou tel pays. Lorsque l’on voyage dans des pays trés touristiques on a l’impression de faire partie d’une masse modifiant les vies et les destins des populations locales. Je me suis le plus souvent sentie en décalage richesse occidentale versus pauvreté.

5/ Un endroit où vous êtes allé et qui continue de vous faire rêver ?

L’Ecosse… C’est plus un sentiment de bien etre qu’un reve. Je ne sais pas, j’ai vraiment un truc avec ce pays, comme un lien. Je fais énormement de rèves concernant Edimbourg… j’ai donc décidé de retourner en Ecosse dans quinze jours.

6/ Quelles sont les astuces pour voyager que vous avez apprises avec le temps ?

Je n’en ai pas réellement… Peut etre ne pas trop intellectualiser et trop anticiper le voyage.

7/ Qu’est ce qui vous émerveillera toujours ?

La beauté de la nature, sa magie. Plus je voyage, plus je fuis les villes et fais en sorte de me retirer dans la nature…

8/ Voyage en famille, en couple, entre amis, en solo, avec votre chèvre ?

Quasi exlusivement du voyage solo.

9/ Zut, aujourd’hui il pleut, que faites-vous ?

La meme chose que lorqu’il ne pleut pas…

10/ Êtes-vous prêt à tester toutes les spécialités culinaires (même les plus étranges) d’un pays ? L’avez-vous déjà fait ?

Oui, la nourriture fait partie du voyage… j’ai dèjà testé le cochon d’Inde au Perou… Je suis prete à tester pas mal de spécialités un peu étranges ou simplement differentes mais pas d’insectes.

11/ Qu’est ce qui est jaune et qui attend ?

Un smiley?

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Mes onzes questions aux bloggers

1 Votre premier voyage?

2 Votre plus belle rencontre?

3 Le pays dans lequel vous ne retournerez jamais?

4 Californie ou Montana?

5 Votre plus beau moment en voyage?

6 Plat préféré ?

7 Vivre à l’étranger ça te tente?

8 La personne avec qui vous ne pourriez pas partir en voyage ( Il est obligatoire de citer des noms, pour toujours plus de délations!!)

9 Le personnage historique avec lequel vous aimeriez faire un road trip?

10 Si vous pouviez voyager dans le temps , Ou iriez vous?

11 Votre dernier voyage si vous pouviez connaitre et planifier votre mort (je sais on termine sur une question un peu sordide mais en 2018 je me suis promis d’etre plus trash!!)

Mes nominations…

Namastetraveltrip

vagaboonde

trip and twins

l’appel de la nature

la petite famille baroudeuse

break and trek

worl wide what’s up

les petits voyages de lilly

le blog d’une travel addict

clira cabin crew

l’apprentie voyageuse

 

 

 

 

Photographies maderiennes…

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Si vous avez aimé vous pouvez lire Les plus beaux paysages des Açores…

 

Quinta da casa branca, un hotel génial à Madère.

Voilà un magnifique  hotel dans lequel passer un séjour à Madère. Il est à la fois beau, élégant, moderne et classique. Trés éloigné des hôtels à cinq cent chambres et leurs côtés impersonnels, anonymes. Quinta da Casa Branca est une structure charmante aux possibilités multiples.

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Une Quinta n’est pas une simple hotel. Mais au juste qu’est qu’une Quinta?

Vous verrez ce terme apparaître plus d’une fois sur cette île et plus largement au Portugal.Une Quinta est un concept portugais qui nous est étranger car il existe seulement au Portugal. Il s’agit d’une vaste propriété de plusieurs hectares regroupant un manoir, un espace agraire ou agricole et des plantations. Ces Quintas appartenaient aux notables et aux familles les plus fortunées, bien souvent anglaises.

Comme en France, ces demeures sont des petits trésors historiques mais l’Etat contribuent rarement à la sauvegarde du patrimoine.

Les temps ont changé et pour préserver les Quintas de nombreuses familles les ont modernisées et elles se sont transformées en hotel de luxe. Quinta da casa branca s’inscrit dans cette logique.

C’est un hotel à échelle humaine très éloigné des grandes constructions que l’on peut voir parfois en bord de mer. L’hotel est composé d’un manoir, d’un hotel moderne  d’un sublime jardin, d’un spa, de deux piscines, de deux restaurant, d’un bar.

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Un peu d’histoire…

J’adore connaître l’histoire d’un hotel lorsque je suis invitée. L’histoire de Quinta Da casa branca s’inscrit en plusieurs temps. La Quinta est la propriété de la famille Leacock depuis le XVIII siècle. Elle était une ferme et  possédant une plantation bananière et une fabrique de beurre. Tout était très artisanal. En 1940,  à la demande d’Edmund Erskine Leacock  le projet d’un manoir et d’un jardin botanique s’est dessiné.

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En 1998 Quinta Da casa branca ouvre ses portes au public. La creation d’une nouvelle bâtisse plus moderne voit le jour.

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Mon experience…

J’ai adoré Quinta da casa branca. J’ai séjourné deux jours dans la batisse moderne.La chambre est devenue mienne. La physionomie de la chambre, la qualité des matériaux mais surtout les grandes baies vitrées donnant sur le jardin apporte un cadre expectionnel. La gentillesse du personnel et la beauté des lieux font que chaque voyageur peut se sentir chez lui. Parfois le luxe n’est pas là ou on l’attend.

Les points forts sont l’immensité du jardin botanique et la variété de la végétation en forme d’ hommage à l’île. Quinta da casa Branca c’est Madère en miniature. Je le promets, pour une fois la voyageuse en moi n’avait meme pas envie d’explorer. Je suis restée dans ce havre de paix.

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J’ai aussi craqué pour l’harmonie  entre le style purement British et l’architecture coloniale portugaise. La combinaison peut sembler surprenante mais elle est en réalité parfaite.

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J’ai eu l’immense plaisir de dîner  au restaurant Leacock  avec Cristina Martins, la manager. D’une gentillesse extrême elle m’a donné la possibilité de visiter une grande partie de l’hôtel. Elle est véritablement passionnée par l’histoire de la Quinta et cela transparaît.

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Le personnel est naturel, simple et accueillant. Beaucoup d’hôtes reviennent chaques années et j’en comprends les raisons. L’on se sent bien, serein, détendu.C’est un lieu  dépaysant, parfait pour des vacances reposantes. Un vrai petit paradis luxuriant.

Les plus beaux paysages des Açores…

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Si vous avez aimé vous pouvez lire Les plus beaux paysages du Perou.

La ballade irlandaise.

Parmi toutes les magnifiques choses que l’Irlande a apporté au monde la musique tient une place toute particulière. J’aime la musique traditionnelle irlandaise mais aussi les chansons plus contemporaines, plus rock. J’aime le savant mélange de profondeur, d’âme, de légèreté et de tristesse des chansons irlandaises. Cette musique est liée à l’histoire tourmentée de ce pays. La guerre, la famine, l’occupation anglaise, la pauvreté ont alimenté les mélodies irlandaises. J’ignore pourquoi et comment mais malgré toutes ces thématiques mélancoliques il y’a une joie simple et  légère dans ces ballades.

Le folklore irlandais a eu un énorme impact sur la construction de la culture musicale américaine et par extension sur la musique dans le monde. Les irlandais, lorsqu’ils ont quitté leur jolie terre natale pour leur terre promise ont emmené avec eux  leurs chansons,  leurs sens du rythme et surtout leurs voix. Un album  m’a fait prendre conscience de tout ça : le magnifique Joshua tree de U2. C’est vraiment le groupe qui m’a fait découvrir la musique autrement que comme un simple divertissement. J’ai appris beaucoup sur l’Irlande en les écoutant. Il y’avait quelque chose de différent chez ce groupe à l’époque. Dans les 80’s ils étaient complétement à contre courant. Les thèmes abordés étaient complétement marginaux et contrastaient totalement avec la superficialité ambiante. Sunday bloody sunday  n’est pas ma chanson préférée de U2 mais elle a le mérite d’évoquer une page douloureuse de l’histoire irlandaise. Le 30 Janvier 1972 Derry devient la ville du massacre. Des manifestants pacifistes défilent et 27 personnes sont tuées par l’armée britannique. C’est devenu un jour symbole.

De nombreuses chansons irlandaises sont dédiées à leurs héro(e)s, celles et ceux qui se sont levé(e)s contre l’oppression britannique. En 1981, en guise de lutte pacifique un groupe d’irlandais politisé entame une grève de la faim. Andy Graig rend hommage avec you stand accused of murder à ces hommes . L’histoire irlandaise possède de nombreuses figures mythiques. Je déteste le mot martyre alors je l’abolis. J’aime particulièrement Mairead Farrell, militante de l’IRA, assassinée par l’armée britannique. Une sublime chanson en forme d’ode porte son nom Mairead Farrell . L’autre figure marquante de l’IRA est bien évidemment Bobby Sands, le plus célèbre  des fameux grévistes de 1981. Soldat Louis lui rend hommage dans une chanson éponyme Bobby Sands.

Sinead O’connor est LA chanteuse irlandaise. Son crane rasé, ses frasques resteront malheureusement plus célèbres que sa voix. Je me souviens d’elle, catholique jusqu’au bout des ongles, déchirant de ses mains, en direct à la télévision américaine la photo du pape. Dommage que cet épisode, sans doute lié à sa maladie resteront plus célèbres que ses chansons. Plutôt que le trop entendu « Nothing compares to you » je vous fais écouter Molly Malone . Molly Malone, une chanson devenue hymne et un hymne devenu statue. Ceux qui sont allés à Dublin ont forcément vu sa statue située à proximité du Temple Bar.

Si vous êtes allés à Cork vous avez forcément vu le mur dédié à Rory Gallagher. Non ce n’est pas le cousin irlandais de Noel et Liam! C’est  le frère d’armes de Jimmy Hendrix. La mort ne l’a pas pris à 27 ans. Il n’en est pas moins une légende de la guitare : écoutez Bullfrog blues . Bizarrement, nous on l’a un peu oublié mais pas sa ville natale Cork.

Dans un style beaucoup plus lisse et plus « pop propre », si vous étiez ado dans les 90’s vous vous souvenez forcement des Cramberries. La voix de Dolores O’riordan était forcément dans vos walkmans. Si vous regardiez MTV vous avez du voir  en boucle le clip « Zombie ». Je préfère largement Ode to my family plus doux, plus apaisé et quelque part plus irlandais.

Ma ballade irlandaise se termine j’attends les vôtres avec  impatience!!!

 

 

Au Château de Maisonseule le temps d’un Week-End.

 

C’est une expérience unique que je vous partage aujourd’hui. Je vais peut être tuer le suspens dès les premieres lignes mais j’ai véritablement adoré ces deux jours passés dans un château médiéval. C’était à la fois incroyable, atypique et magique.

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Situé au cœur de l’Ardèche le  chateau de Maisonseule retrace l’histoire de son pays et de sa région. Il me faudrait plus d’un article pour résumer la vie de cette noble demeure(oui, un château peut parfois posséder une vie véritable, comme nous, faite de beaux et  mauvais moments). Ce travail appartient aux historiens. Je peux néanmoins vous livrer les grands lignes de son histoire.

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Il a quasiment huit cent ans d’existence. En effet, il est très difficile de situer les commencements exacts de la construction du Château de Maisonseule. On estime que le donjon Saint Louis fut bati au XIII siècle. Ses fonctions sont principalement défensive et guerrière car il domine la région et surtout une ancienne route romaine. Il  servira  de garnison jusqu’au XVI siècle. L’époque change, les guerres médiévales se terminent et laissent place à des temps plus paisibles. Le seigneur de l’époque en fait progressivement une demeure Renaissance. De nombreux réaménagements sont fait pour rendre la demeure confortable et habitable. Les remaniements architecturaux seront nombreux aux cours des siècles.

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Ce château est lié à l’histoire de personnages historiques tout aussi fabuleux. Les seigneurs de Sahune, Phelise d’Asseyne, Gaspard de Maisonseule. En résumé, c’est toute une lignée incroyable qui se dessine.

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Plus tardivement, il a été possédé par l’abbé Furster. Durant la Seconde Guerre Mondiale, résistants, juifs et opposants politiques y trouvèrent refuge. Les murs intérieurs de la bâtisse  portent encore les traces des occupants de cette période tragique.

En 1990 Yves Lecoq devient propriétaire de Maisonseule. On connaît tous l’humoriste, on a tous entendu ses multiples imitations dans les Guignols de l’info. Bien que célèbre, l’homme reste discret. On connaît peut être moins sa passion pour les châteaux et le patrimoine Français. On décèle immédiatement une réelle volonté de reconstituer chaque parcelles de l’histoire du château de Maisonseule. Chaque meuble, objet ou tableaux est une petite reconquête sur le temps. Comme un puzzle dont les pièces se sont dispersées au fil des siècles. L’objectif est de le reconstituer

Si je vous dis que cette histoire peut devenir palpable et concrète car l’on peut séjourner et visiter Maisonseule…

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C’est un véritable voyage dans le temps que je vous propose. Une vraie évasion à quelques heures de Paris dans une région magnifique. On a tous ce rêve un peu fou de remonter le temps, de passer un moment et ressentir une époque. Je pense également qu’on a ce songe communément partagé de séjourner dans un chateau médiéval. On a tous visiter un lieu historique  en se disant intérieurement : » Et si je pouvais évoluer dans ce décor et en être acteur » ou alors: « Et si je pouvais dormir dans ce lit à baldaquin » le curieux en nous se dit:   » Et si je pouvais toucher ce verre et si je pouvais l’utiliser ». Quel plaisir de se réveiller, d’ouvrir les yeux et se dire les premières secondes : « mais ou suis-je? » Ce questionnement dure une demi seconde mais il est intense. C’est ensuite très agréable de se rappeler : » Ah oui je suis dans une chambre médiévale mais en Novembre 2017!! »

 

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IMG_0905Ce sont des rêves accessibles à tous.  Le Chateau de Maisonseule   rend cela possible. Nous ne sommes plus spectateurs mais acteurs. Être dans cette bâtisse fait remonter un part d’enfance. L’enfant enfoui rêvant  épopées chevaleresques, contes de fées, donjons, capes et épées ressurgit.

Il y’a autre chose, un drôle de sentiment, difficile à décrire. L’on se sent tout petit face a de tels espaces et un telle construction pluriséculaire. On s’est tous senti minuscule face à la nature et ses grands espaces. C’est un peu la même chose face aux châteaux, l’on se sent humble. Il ne faut pas se tromper le véritable héros ici, est le château. Un seul mot peut le résumé: authenticité.

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Il faut imaginer un château surplombant la région et trônant sur  le parc des monts d’Ardèche dans un parc boisé de 85 hectares. Il dégage une majesté malgré les siècles. Je crois que certains lieux ont une âme et leurs personnalités transparaient, à la manière des hommes. Le château de Maisonseule se suffit à lui même. Peu importe, le temps, la saison, l’humeur du moment vous serez saisi par la beauté des lieux et son atmosphère.

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Qui dit château dit luxe, c’est vrai, mais un luxe qui n’est jamais ostentatoire ou clinquant. Le vrai luxe est le sentiment de plénitude offert par le château. C’est tellement rare de nos jours le calme, l’authenticité et la sérénité. On pourrait penser qu’un château médiéval est froid et austère en réalité c’est un lieu chaleureux. Cette volonté vient des gérants qui ont su rendre hommage à ce lieu. Le couple d’hôtelier est à l’image du château et transmet des valeurs qui leurs sont chères: Convivialité, partage, transmission. On ressent le plaisir de partager un apéritif au coin du feu, ou de raconter  anecdotes et connaissances sur l’histoire des seigneurs de Maisonseule. Tout concorde, tout s’inscrit dans une logique. Même les détails sont soignés le château fait aussi table d’hôte et on a le plaisir de déguster un repas gastronomique confectionné à partir de produits de saison et locaux. La cuisine et simple et savoureuse.

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On est toujours tenté de penser que la grandeur d’un château est toujours derrière lui mais il faut composer avec notre époque et penser sa survie comme une priorité. Cette demeure a bénéficié d’un énorme travail de restauration dans le respect du travail d’autrefois. Les différents espaces possèdent une décoration totalement médiévale avec ce qu’il faut de confort moderne. Ne vous imaginez pas frigorifiés la nuit ou devoir vous doucher à l’eau froide. Le château possède toutes les commodités modernes, comme tous les hôtels. Les idées pour le rendre attractif ne manquent pas, salle de sport, spa, construction d’une cabane dans les bois, création d’une nouvelle chambre unique et atypique, salle de bain dans un ancien pigeonnier…

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Toutes les jolies choses ont une fin. Ces moments passés à Maisonseule resteront magiques. L’expérience est incroyable et je le répète accessible à tous car l’on peut  séjourner mais aussi simplement visiter le château. J’ai particulièrement aimé, le savant mélange d’authenticité, d’originalité et de beauté. On devine un profond respect pour la demeure, pour la tradition mais aussi une recherche constante d’amélioration et une volonté d’aller vers « la meilleure évolution possible du château », comme si il devait traverser notre temps avec le moins d’encombres possibles.

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C’est drôle comme la vie nous transporte parfois. J’ai longtemps été étudiante en histoire, puis j’ai laissé cette passion de coté pour en vivre d’autres. Je pensais ne plus jamais m’intéressé à « l’histoire de quelque chose » jusqu’à ce que l’Histoire me rattrape. Que diriez vous d’en savoir plus dans un prochain article sur le château? Juste comme ça, pour le plaisir.

 

 

 

Les plus beaux paysages du Perou.

Depuis mon retour du Perou je n’arrête pas de révisionner toutes ces photos. Le plus flagrant c’est l’immense variété des paysages et climats, comme si il y’avait plusieurs pays en un seul. J’ai passé quasiment un mois dans ce pays et j’ai le sentiment d’un voyage inachevé tellement ce pays propose sites intéressants et paysages variés.  C’est comme ca le Pérou un condensé de tout ce que la terre fait de mieux…

Avant de détailler chacuns de ces sites dans de prochains articles je vous propose un petit aperçu.

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La plage de Huanchaco au nord du pays. Cette plage s’est reconvertie en spot pour surfers.

 

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Les lamas se promenant tranquillement sur le site du Machu Pichu.

 

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Un site vraiment sublime,majestueux et mystique le célèbre Machu Picchu.

 

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Un site inca magnifique sur les hauteurs de Cusco…en réalité beaucoup plus grand qu’il n’y parait.

 

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Un port près du lac titicaca.

 

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Les îles flottantes d’Uros entièrement artificielles et fabriquées à partîr de roseaux.

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Une vue sublime de l’hôtel libertador sur le lac titicaca.

 

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Les lamas pâturant tranquillement au sommet des plaines proches du canyon del colca…

 

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Le canyon des colca… Le deuxième canyon le plus profond du monde.

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Les dunes près de huaccacina.

Pour toujours plus de paysages incroyables je vous propose les magnifiques paysages irlandais.

Une colère noire: « Ils ont fait de nous une race. Nous avons fait de nous même un peuple »

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C’est un livre difficile. La lecture est fluide. L’écriture simple, limpide, parfois lyrique mais sans artifices. C’est la portée des mots, leurs puissances qui fait vaciller le lecteur. Le moindre mot laisse découvrir l’intelligence de son auteur et on entrevoit avec effroi l’envers du rêve américain, le cauchemar de la condition noire en Amérique:  » Les esclaves étaient des gens transformés en carburant pour alimenter la machine américaine. » (P 99)

Paru en 2015 aux États Unis « Between the world and me » est un succés immédiat. Un livre dur mais nécessaire.

Le titre français: « Une  colère noire » bien que transformé, résume tout. Il s’agit d’un essai politisé et militant, redigé sous forme la forme d’une lettre d’un père à son fils. Comme un passage de flambeau générationel.  L’idée de la lutte est omniprésente : le père à lutté pour son fils et le fils devra lutter pour lui même. Il explique les histoires collective et individuelle d’un Afro américain et retrace sa construction en tant qu’homme noir dans une Amérique blanche bien souvent hypocrite et raciste: « ….je me suis demandé comment il était possible de vivre libre dans ce corps noir. C’est une question profonde, parce que l’Amérique se perçoit comme l’œuvre de Dieu, mais le corps noir est la preuve manifeste qu’elle n’est que la création de l’homme. » (P. 30)

C’est un livre complexe. En tant que femme blanche, européenne, j’ai du aller beaucoup plus loin que mon propre schéma de pensée. Il faut s’imaginer avec la culture d’un autre, le vécu d’un autre, l’histoire d’un autre, la civilisation d’un autre et surtout la peau d’un autre.

Je déteste qualifier une personne par ses origines. Rien de pire que de parler de races. À nous européens cela peut nous paraître nauséabond, passéiste mais aux États Unis on parle de races. L’Amérique s’est construite ainsi. Le communautarisme y est un fait.

Ce livre peut parfois heurter. Ce sont les perceptions et la violence objective infligées au peuple noir qui bouleverse. L’auteur dresse un constat accablant de l’histoire américaine et plus particulièrement de l’ « Histoire noire américaine « . Pour lui, l’Amérique a pillé et saccagé le corps noir. L’esclavage du peuple noir a été une aubaine économique. Ce pays s’est construit sur le saccage du corps noir. Son exploitation, sa vente ont bâti la puissance américaine et le début de la dislocation du peuple noir et de son histoire.

La politique ségrégationniste a construit un monde bicolore. Un monde en noir et blanc, où les uns puissants et riches dominent les autres faibles et pauvres.

Les violences faites aux noirs par la police et les prisons américaines unicolores ne sont que l’expression contemporaine de cette volonté de démanteler le corps, la culture et l’esprit noir :« Plus de soixante pour cent des jeunes hommes noirs qui abandonnent le lycée finissent en prison. » (P. 47) L’Amérique blanche a racisé et emprisonné les noirs et l’auteur souhaite en finir avec cette injustice.

Le titre original est toujours plus juste, plus sensé  » between the world and me » (entre le monde et moi). Ces actes racistes ont éloigné l’auteur du monde blanc et si l’on peut dire du Monde car il est façonné par l’homme blanc. On pourrait penser que c’est loin tout ça car nous ne le vivons pas. C’est en réalité tellement proche de l’auteur, tellement vivace et tellement ancré en lui qu’il s’est construit sur cette injustice première. Le peuple noir c’est lui, c’est son identité première.

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C’est plus qu’un récit, une mise en garde, une histoire noire américaine vue à travers les yeux noirs d’un homme révolté. Il propose à son fils la lutte et l’intelligence comme armes absolues. L’oubli, le deuil du passé sont une trahison à soi même: « La race dans laquelle on t’a rangé fait que tu as toujours le vent de face et les chiens sur les talons. A des degrés divers, ceci est vrai de toute vie. La différence est que tu n’as pas le privilège de vivre dans l’ignorance de ce fait fondamental. »

C’est un vécu très lourd. En lisant l’auteur on voit les actes racistes comme jamais on ne les a vu auparavant. Il fait le récit de sa vie. La rue, l’école la découverte d’Howard (première Université noire aux USA) avec en toile de fond la lutte. Toujours. La peur pour son corps traverse chacune de ces époques. Elle est physique palpable et viscérale, le sentiment que son intégrité physique puisse être anéantie par l’autre : « Être noir, dans le Baltimore de ma jeunesse, c’était comme être nu face aux éléments – face aux armes à feu, face aux coups de poing, aux couteaux, au crack, au viol et à la maladie. » (P. 36)

Ta- Nehisi Coates mène un combat pour la reconnaissance, l’équité et les droits fondamentaux humains.

Par le passé l’Amérique est allée au delà du racisme, au delà de la brutalité elle est allée vers la destruction du corps noir pour anéantir son esprit de révolte et en faire un bien commercial au service du capitalisme. Elle a été une usine raciste toute puissante.

Le meilleur de la médecine traditionnelle chinoise à Paris.

 

Peu avant mon départ pour le Pérou j’étais à la recherche d’un espace dédié aux soins et à la détente en plein cœur de la capitale. J’avais envie d’effectuer ce voyage dans les meilleures conditions physiques et mentales.

Mon choix s’est porté vers le Spa lanqi. J’ai eu la chance de pouvoir communiquer avec lanqi, fondatrice et créatrice des trois  spas auxquels elle a donné son nom. Ils sont situés dans le 15 arrondissement, le 7eme et à Neuilly.

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Je suis allée plusieurs fois en Asie et j’apprécie les soins portés au corps dans cette partie du monde. Je connais malheureusement très mal la Chine et la médecine chinoise. Je sais simplement qu’ils ont une autre manière de traiter les pathologies. Comme je suis curieuse j’ai eu envie d’en savoir plus. J’ai donc pris rendez vous au spa Lanqi.

L’accueil est chaleureux et souriant. On vous présente d’emblée le lieu, ensuite on vous propose du thé et on vous conduit au salon afin d’expliquer le déroulement du soin.

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J’ai d’abord souhaité essayer le Sauna. Puis je suis passée aux choses sérieuses avec le massage.

J’ai vraiment été très agréablement surprise par la qualités des soins. Je connaissais la très bonne réputation de ce spa mais je m’attendais à un simple massage. J’ai découvert bien plus…C’est Émilie qui s’est occupé de moi. Elle a immédiatement saisi mes problèmes de santé. J’ai trois grandes défaillances physiques: cervicales, lombaires et une insuffisance veineuse.

Émilie a procédé par points de pressions sur les zones bloquées afin de rééquilibrer mon corps. Cela peut être parfois douloureux mais la thérapeute est vraiment à l’écoute. Une fois le massage fini j’ai ressenti un vrai bien être. La sensation que mon corps s’est réaligné. Le massage est vraiment très professionnel et respectueux de l’intimité, de la pudeur. Émilie m’a également donné de plantes médicinales pour infuser et boire durant la journée afin de faciliter la circulation sanguine et le drainage lymphatique.

Chaque masseuse de ce spa est en réalité un médecin diplômé en médecine traditionnelle chinoise. Lanqi bénéficie d’une grande expérience transmise de générations en générations. Son arrière grand oncle allait de village en village afin de soigner les populations.

Dans ce spa, soins et massages sont entièrement adaptés à chaque personne. Le bien être de votre corps est le maître mot.  Il s’agit également d’un réel espace de détente ou l’on peut trouver sauna, espace beauté, tisanerie. Le cadre est agréable, soigné. C’est un lieu dont je ne voulais  pas partir. C’est décidé dés mon retour en France je retourne au spa Lanqi!!

Comme je suis sûre que vous voulez en savoir plus je vous laisse consulter le site de Lanqi Ici

J’ai également pris deux autres décisions fondamentales : me renseigner sur la médecine traditionnelle chinoise et retourner en Asie. Je vous laisse deviner dans quel pays…

(Et non ce ne sera pas en Chine, malheureusement je ne pense pas pouvoir m’y rendre avant 2019)

Destination Pérou.

C’est fou ce que la perspective d’un depart imminent est stimulante. La préparation d’un voyage est une phase que j’adore. J’apprécie ce moment autant que le voyage lui même. L’exaltation est le maître mot de « l’avant voyage ». L’exaltation contient tout: la plénitude, la sérénité, l’euphorie, la peur, la joie, l’envie. Les sentiments sont intriqués. Vous allez de l’un à l’autre, sans cesse.

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Au delà du voyage, j’aime le concept du voyage. J’ai toujours eu l’impression que les émotions sont décuplés lors d’un périple. Tout est plus interessant, plus fort, plus beau. J’aime la découverte, la curiosité intellectuelle, l’inconnu. On a beau dire, plus c’est loin plus c’est beau.

Pour ce voyage, je vais découvrir un petit bout d’Amerique du Sud et pas n’importe lequel : le Pérou.

Je me sens un peu comme Christophe Colomb à bord de la Santa Maria. Non, je plaisante. 1492 n’est pas l’année qui marque la découverte de l’Amerique. Les vikings  ont amenés leurs drakkars bien avant lui sur le nouveau continent, qui n’était pas si nouveau que cela puisque les différents groupes d’amérindiens ont bâtis des cultures brillantes sur cette parcelle du monde. Je clos la « parenthèse précision historique ». Tout cela pour dire que c’est beau de partir vers un continent qui nous est inconnu.

Pourquoi le Pérou? J’ai envie de paysages grandioses et je rêve des Incas depuis toujours. Je pense aux civilisations pré colombiennes depuis mon enfance. Comme beaucoup de petits j’ai découvert les Andes avec la lecture de Tintin et le temple du soleil. C’est ce fameux épisode ou Haddock et Tintin doivent être sacrifiés mais heureusement Hergé a trouvé la combine pour sauver les héros : une éclipse solaire. Quand on y pense, Hergé ne fait pas la part belle à cette grande civilisation. Il y’ a une dimension colonisatrice, civilisatrice et morale. Les enfants ne savent  pas lire entre les lignes. Alors, je crois que les sept boules de cristal, Rascar Capac, Zorino  et le lama crachant sur le capitaine Haddock ont joué sur mon imaginaire d’enfant. Quoiqu’on pense des aventures de Tintin, c’était le premier héros aventurier de beaucoup d’enfants.

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Un peu plus tard voire beaucoup plus tard je me suis intéréssée à l’histoire des Incas, à cette culture fascinante dont on sait finalement peu de chose. Civilisation qui connaissait tout des astres mais ignorait la roue. Culture fine, organisée mais sacrifiant les siens. J’ai envie de redecouvir çela et en savoir plus.

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Il ne faut pas penser qu’à la grandeur passée d’un pays, il faut aussi penser à nos contemporains. J’ai envie de saisir et comprendre le Pérou actuel.

Depuis un mois, je compte les dodos comme les enfants. À cet instant précis je suis à dodo -3. Je pars pour un petit mois et c’est déjà beau. J’ai vu tout le monde partir en Août et Juillet. Je le concède c’était long d’attendre Septembre. Je suis contente de m’eclipser à mon tour pour de nouvelles aventures.

Ces compliments magiques pour un voyageur.

Après un post volontairement cynique et corrosif sur les pires remarques faites aux voyageurs, je vous présente un article sur les plus beaux compliments que l’on peut recevoir.

Attention voici le post le plus bisounours que vous lirez jamais. Si la simple vue de la crème pâtissière vous écœure, si l’idée d’un free hug vous donne de l’urticaire alors décliquez le plus vite possible,  fermez les yeux, quittez la pièce …et surtout ne vous laissez pas contaminer par la bonne humeur ambiante!

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Pour les autres, ceux qui n’ont pas peur de faire des cœurs avec les doigts, lisez ce post « feel good ».

C’est étrange comme l’on retient plus facilement les critiques négatives que les remarques élogieuses. Peut être qu’on a en nous ce filtre hyper sélectif faisant barrages aux réflexions agréables. L’on se prive peut être inconsciemment de recevoir les jolies intentions venant des autres. Dans un précédent post j’avais fait un very best of de tous ce que les gens peuvent dire de pire aux voyageurs. Je dois dire que cela a été simple et facile de l’écrire. C’est plus compliqué d’écrire sur la reconnaissance, le bien être.

Peut être suis-je la seule dans ce cas mais on est un peu addict à ce statut de voyageur au mode de vie anticonformiste. L’on se veut tous un peu rebelle dans le fond. Non? L’on s’est peut être autoetiqueté marginal de service et on sait seulement entendre les réflexions allant dans ce sens.

Pour rétablir l’équilibre je vous propose une compil toute fraîche, toute belle  de toutes les paroles émouvantes, touchantes qu’on peut nous adresser.

Certaines personnes ont ce pouvoir, par de simples mots de rendre votre journée plus belle, plus agréable.

Il existe des tonnes de beaux moments dans les conversations et les gens savent faire de beaux compliments à leurs façons.  Derrière des mots anodins se trouvent des compliments masqués.

Compliment beauté fatale : Après avoir voyagé tu es rayonnante!!

C’est fou mais après chaque voyage l’on se sent différent physiquement et psychologiquement. La légèreté s’empare de vous et cela se ressent. Vous êtes heureux, souriant, les gens n’hésitent pas à vous le faire remarquer. C’est la magie du cercle vertueux.

Vous irradiez d’une aura quasi magique. Vous êtes bronzé(es), vous sentez bon le sable chaud, vous avez le sourire de Julia Roberts à la grande époque. Vous pensez avez avoir la crinière de Gisèle Bündchen. Si vous êtes un homme vous êtes le nouveau Mike Horn vous avez le charisme Hugh Jackman. Les muscles plus saillants que jamais sont amplifiés par le bronzage.

Vous  vous reveillez le matin avec cette petite mélodie entraînante dans la tête. Votre matinée est digne d’une comédie musicale américaine.

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En réalité vous êtes juste vous même. Vous êtes heureux car vous avez vécu quelque chose qui valait la peine d’être vécue. Vous accédez à cette fameuse « meilleure version de vous même » dont nous matraquent les réseaux sociaux. Profitez et savourez ces instants de grâce car dans la vie rien ne dure. La routine vous rend votre teint grisâtre habituel, fini le sable chaud.

Compliment souffle divin  : tu es inspirant(e).

C’est peut être le plus beau compliment que l’on puisse faire à un voyageur, peut  être même à un être humain. Ce n’est pas du narcissisme ce n’est pas votre égo qui gonfle à vue d’œil, c’est votre humanité qui en prend un coup.

Il faut à peine croire cette remarque. Il faut la recevoir avec la plus grande humilité car c’est beau mais faux. Le pouvoir d’influence n’existe pas. Rien de pire que les pseudos héros, les faux modèles qui cherchent à vendre du rêve et veulent renvoyer la plus belle image possible  pour croire en ce qu’ils ne sont pas. C’est toute la réalité déformante des réseaux sociaux. La chimère mondiale de notre époque. Rien de pire que le mensonge à soi  même.

Ne m’imaginez pas écrire ce Post au sommet du Machu Pichu  car en réalité je l’écris du fond de mon lit. J’espère que cela vous inspire  au moins une petite sieste!!!

Je sais qu’il n’y a rien d’inspirant en moi, rien d’extraordinaire, rien que les autres ne possèdent pas déjà. Simplement, j’ai regardé les autres voyager et je me suis dit : Pourquoi pas moi?

Un voyageur n’inspire pas. Il crée un déclic. Ce sont les parcours qui sont inspirants. Personne n’est plus charismatique, plus courageux ou plus aventureux qu’un autre. Mais  on peut encourager, stimuler et donner confiance en quelqu’un qui ignore posséder déjà ces qualités.

Ne vous sentez pas spécial si un jour vous recevez ce compliment. Sentez vous redevables.

 

 

Compliment mystique et pierre philosophale :  Tu as tout compris à la vie. Si je devais refaire ma vie je ferais comme toi. Il existe aussi une variante : Maintenant il est trop tard pour moi mais si j’avais su.

En tant que voyageur on  entend souvent la phrase inverse, alors à l’instanté cette phrase est touchante. Vous avez l’impression d’avoir capter l’essence même de la vie, comme dans les romans de Paolo Coelho vous avez l’impression d’écrire votre légende personnelle. Vous avez l’impression de tenir votre vie par le bon bout.

En réalité, vous savez au fond de vous même qu’il en fallu des errances et des erreurs avant de saisir cette petite vérité. Vous êtes né(és) pour voyager. C’est votre vocation, votre conviction et votre destin.

Certaines personnes ont toujours eût cette envie inassouvie de découvrir la monde. Simplement, ils ont cette impression que leurs vies se sont faites sans eux. Ils ont subis la vie qu’ils pensaient devoir vivre. On a tous eût ce sentiment d’enfermement dans son propre quotidien. Certains pensent que c’est cela la vie. Jusqu’au jour où ils découvrent cette fameuse phrase « On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une. »

Il faut leurs dire qu’il n’est jamais trop tard. La vie se fait, se défait et se refait. Peu importe l’âge qu’on a. L’essentiel est de ne plus perdre une minute.

 

Compliment légion d’honneur : Mais quelle courage tu as de voyager seule… moi j’aurais trop peur.

Pour une fois que vous ne passez pas pour la sociopathe antisociale  de service. Pour une fois que l’idée de voyager seule est joliment tournée et met en avant le courage, l’audace et non la folie. On ne va pas se priver. Non?

On va s’accorder une minute d’autocompliment. Oui il faut du courage pour préparer un voyage solo. Oui il faut être intelligent(es) pour régler seul(es) les problemes que l’on rencontre en voyage. Oui vous êtes libres. Oui vous aimez l’adrénaline. Oui vous êtes indépendant(es). Oui vous êtes plus méritant(es). Oui c’est valorisant de porter soi même ses valises, de payer sa propre chambre d’hôtel et de ne pas être sponsorisée par un mec. Et oui l’on apprend beaucoup sur soi. Oui vous aviez fait des choses dont vous ne vous pensiez pas capables en voyage.

Je réponds en général à ce jolie compliment par: si je l’ai fait tout le monde peut le faire.

Compliment dédoublement de la personnalité : Depuis que tu es revenue de voyage tu n’es plus la même personne.

Ah bon? Mais j’étais qui avant?

Alors c’est un compliment à double tranchant. Aujourd’hui vous êtes merveilleux mais avant qu’est ce que vous étiez chiant!!

Votre jumeau cool et relax se montre enfin. Le papillon est enfin sortie de sa chrysalide. Adieu chenille, lente, boursouflée et pas cool.

Vous avez l’impression qu’il y’a « un ancien vous » et « un nouveau vous ». Attention à la schizophrenie latente!

En réalité vous êtes toujours chenille et papillon. Vous êtes toujours la même personne. C’est un peu comme dans la vie rêvée de Walter Mitty quand l’acteur se dédouble et se voit agir comme l’homme qu’il rêverez d’être. Vous avez toujours eût ce papillon en vous. C’est juste que personne ne l’avez vu voler, pas même vous.

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Je pensais avoir une liste ultra longue de compliments à vous faire lire. Finalement, ils ne sont pas si nombreux mais leurs impacts sont puissants et durent dans le temps. Pour chaques réflexions négatives que l’on reçoit l’on devrait refaire venir à la surface la remarque la plus touchante que l’on reçoit.

Comme d’habitude si vous avez une anecdote touchante,un compliment que vous avez envie de partager sentez vous libres de le raconter.

Si jamais le cœur vous en dit je vous laisse lire la version maléfique de ce post Ici

Clichés londoniens.

Je suis revenue de la capitale anglaise depuis presque un mois. Je me suis dit qu’il était temps de publier quelques clichés  » pas si clichés  » de cette ville. La vie est bizzarement faite. Je me suis rendue à Londres pour la première fois il y’ a dix ans. C’était la première fois que je prenais l’avion, la premiere aventure. Çela me fait presque sourire à présent mais j’avais ressenti un dépaysement.

Je ne sais pas trop comment çela s’est fait mais je m’y suis rendue une deuxième fois, le même mois, à dix ans d’intervalle. Evidemment, j’étais moins émerveillée mais ravie de  la découvrir une nouvelle fois.

Certains dénigrent  Londres et la considèrent comme une mégalopole mondialisée sans charmes. Il est presque devenu trop simple de s’y rendre. Tout le monde fait son petit week end à Londres alors certains voyageurs soit disant hyper ouvert peuvent dire: « ah non Londres ,tout le monde y va, Berlin c’est mieux, plus hype! »

Je continuerais  de voir Londres comme une superbe destination, même le jour où le RER Y la reliera à Paris!!

 

Liz Taylor et Marilyn Monroe devant Buckingham Palace.

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Voila Harrods le plus célèbre magasin londonien.

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Covent garden et ses animations.

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Un cuisinier en pause près de Carnaby street.

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On entend presque le tic tac de Big ben.

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Le ciel bleu (Hé oui c’est possible) londonien près de Carnaby street!

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Une byciclette hyper cute devant une maison hyper cute de Notting Hill.

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Carnaby street , la fameuse rue qui a vu naître « le Swinging London  »

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Les jolis immeubles de Kensington.

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Le plus grand nombre de cabine téléphonique au m2 près de Covent garden.

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Que serait Londres sans son histoire musicale. Une jolie devanture à Notting Hill.

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Toujours à Notting Hill.

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Peut être le plus beau parc de Londres : Hyde park.

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À la decouverte de l’Auberge du Jeu de Paume

Lorsque vous apercevez la devanture du 4 rue du Connétable  vous savez que vous allez pénétrer dans un hotel exceptionnel.

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Comment décrire une expérience comme celle ci? J’ai eu la chance de passer une nuit à l’Auberge du Jeu de Paume Relais&Chateaux  à Chantilly. C’est un hôtel exceptionnel, lui même situé dans un cadre exceptionnel: le domaine du château de Chantilly. L’Auberge du jeu de Paume et le château de Chantilly sont en harmonie totale. Attenant au château l’hôtel semble être son prolongement.

Je serais tentée de dire que l’Auberge du Jeu de Paume est un voyage dans le temps. En réalité cet hôtel est hors du temps, hors du monde… Il offre ce qu’il y’ a de plus precieux de nos jours: quiétude, sérénité, tranquillité.

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Vous êtes transportés dans un lieu à part. L’hôtel s’inscrit dans l’histoire de France et son mobilier en témoigne: toile de jouy, fauteuils Louis XV, meubles d’exception….bref la quintessence du « bon gout à la française ». La décoration est intemporelle, vous faites un voyage dans le temps mais le confort ultra moderne vous rappelle que vous êtes bien en 2017. Le luxe est subtil, discret et jamais ostentatoire.

Cela fait un peu princesse voyageuse mais j’ai eu l’immense plaisir de découvrir et passer la nuit dans la Suite Condé.

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Je ne m’attendais pas à un tel enchantement. La découverte de cette suite a été magique. Je ne sais pas réellement comment décrire cette émotion . Vous savez c’est comme le matin de Noël quand on est enfant. On est émerveillé, enthousiaste, léger on découvre les cadeaux puis on ouvre un cadeau encore mieux que ce que l’on avait imaginé. Découvrir l’auberge du jeu de Paume à été mon matin de Noël d’adulte (mais en plein mois d’août, sans neige et sans sapin!)

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Dans la vie il faut avoir le souffle coupé. La suite Condé m’a coupé le souffle. Évidemment il y a le luxe, mais surtout la beauté et la subtilité des détails.

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C’est un lieu plein de magie,de féerie… Les superlatifs ne manquent pas. Je vais essayer de rester le plus fidèle possible à mes souvenirs et mes impressions. D’abord, c’est le raffinement et cette idée que chaque détail est recherché, peaufiné pour viser l’excellence. Si vous aimez l’élégance française, le bon goût alors vous adorerez cet hôtel.

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Tout est fait pour l’évasion, la détente. L’hôtel propose un magnifique spa avec piscine,hammam, jacuzzi, sauna. Pour les gourmands pas moins de deux restaurants : la table du connétable et le jardin d’hiver.

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J’ai aimé chaque détail, chaque môment. L’on est toujours triste de quitter un lieu que l’on adoré. Donc oui j’étais triste de quitter l’ Auberge du Jeu de Paume   mais heureuse d’avoir pu découvrir ce lieu merveilleux. Je quitte Chantilly ressourcée et prête pour de nouvelles aventures.

ah oui! Dans un prochain article je vous présenterez le chateau de Chantilly

L’Auberge du Jeu de Paume en quelques chiffres…

C’est un hotel cinq étoiles (les étoiles étaient bien plus nombreuses dans mes yeux…)

Établissement 100% made in  France. C’est un gage de qualité car la totalité du mobilier a été fabriqué en France.

l’hotel compte 92 chambres et suites (vous trouverez forcément la vôtre)

Chantilly est située à 20mn en train de Paris et 25mn de l’aéroport Roissy Charles De Gaulle.

Le spa Valmont propose un espace détente de plus de 600m2

Une étoile au guide Michelin pour La Table  du Connétable le restaurant principal de l’hôtel.

3 chambres sont destinées aux personnes à mobilité réduite et l’ensemble de l’hôtel est accessible pour les personnes en fauteuil. (Chose assez rare pour être soulignée)

 

Best of des remarques énervantes faites aux voyageurs.

imageAttention danger!post volontairement cynique irrévérencieux et corosif. Finie l’autocensure.

Je vous propose un very best of de toutes les remarques agaçantes que l’on peut entendre lorsque l’on a choisi le voyage pour mode de vie. Il ne suffit pas d’être marginal pour susciter la curiosité. Il suffit parfois de vivre à peine différemment! Je pense à peine caricaturer certaines situations.

1. Medaille d’or toutes catégories confondues à celle ci :  mais où trouves tu tout cet argent?

Je me le demande moi même… Tout simplement en piochant dans les économies faites de sacrifices. C’est un gros fantasme. Le voyageur est fortuné, il cache des lingots d’or dans son BACKPACK.

En réalité vous ne possédez pas le smartphone dernier cri car vous savez que pour le même prix vous aurez un vol aller retour Paris -Lima.

Malgré explications, justifications pour démontrer qu’il est possible de voyager même si l’on ne gagne pas 4000 euros par mois. Certains continueront de penser que vous êtes au choix :

-Un héritier qui ne s’assume pas. Feu votre mamie vous a gâté…
-Un franc maçon qui possède un tel réseau qu’il peut aller partout dans le monde.Les plus paranos verront en vous un complotiste.
-Pire, vous possédez un compte off shore aux Îles Caïmans.

2. Quelle chance tu as…Quelle vie tu as… J’aimerai faire comme toi…ou sa variante ce que tu fais tout le monde ne peut pas se le permettre!

Cette phrase me fait culpabiliser à chaque fois. Comme si j’avais gagné l’euro million. Ce n’est pas une chance mais un choix. Si je pouvais les emmener tous avec moi je le ferai. Vous n’êtes pas privilégiés. Vous avez sacrifié certaines choses. Vous vous êtes octroyé une liberté et avez renoncé à certaines choses.

3 Alors quand est ce que tu deviens enfin adulte?

Il y’ a ceux qui voient en vous un ado qui refuse de passer le level adulte. Il est difficile de synthétiser ce petit tacle en une seule phrase mais il vous feront bien sentir qu’être adulte c’est avoir le package (maison,enfants , chiens, chats, livret A, repas dominical chez papa maman et surtout un travail fixe de grand, d’adulte, le graal ultime : un cdi )

J’ai souvent l’impression que pour beaucoup être adulte c’est avoir toute cette parenthèse complète.Surtout ne rien oublier sinon vous êtes un individu Bizarre, il vous manque un truc.

Je l’avoue il y’a des fois, sur le vif je ne sais pas quoi répondre. Pour toutes ces fois et à tous ceux à qui je n’ai pas su répondre j’aimerai tout simplement dire : À chacun ses aventures. A chacun sa vie. J’adore voir les gens heureux de se marier mais il existe tellement de façon d’avoir une jolie vie. Certains sont heureux de franchir ses étapes et je suis heureuse pour eux. Simplement être adulte ce n’est pas juste cela. Grandir c’est accomplir et s’accomplir. La plus grande responsabilité que nous ayons et celle de réaliser les rêves de l’enfant que nous étions. Pour certains le rêve absolu est d’avoir une famille. C’est une magnifique réalisation. Pour d’autres l’accomplissement ultime est de voir le monde dans ce qu’il a de plus beau, de plus lointain.

Pour beaucoup si vous voyagez c’est que vous voulez retarder le passage à l’âge adulte. Vous fuyez la normalité et donc les responsabilités.

On devient tellement sage et  responsable en se débrouillant seul au bout du monde. On apprend tellement par le voyage. Alors oui vous êtes  adultes mais d’une autre manière.

4 Que cherches tu? Que fuis tu?

Je cherche juste à vivre la vie dont je rêve. La mienne. Pas celle imposée par la norme. Voyager, être en mouvement ce n’est pas fuir c’est juste être vivant. Je me demande bien ce que les gens fuient parfois dans une vie trop parfaite et linéaire ?
Malgré toutes les explications vous passerez pour quelqu’un d’instable, un borderline ou un bipolaire!

 

Si vous êtes une femme voyageuse. Vous avez décrochez le gros lot car vous êtes une anomalie puissance 10.

5 Mention spéciale à cette phrase magique qui me fait entendre des tics facs grinçants à chaques fois: penses à l’horloge biologique, ça passe vite, tu n’as pas toute la vie…

En gros arrêtes de voyager il faut procréer! Cela vous donne le magnifique sentiment d’être née avec une date de péremption accompagnée de la mention : « à consommer avant quarante ans.  »

Nous ne sommes plus sous Pétain depuis Longtemps. Les prix de naissances nombreuses ne sont plus décernés. Pourquoi certains se sentent libres de parler de votre fertilité publiquement?

Vous ne rêvez pas d’un gentil mari, de merveilleux bambins vous cueillant des pissenlits dans le jardin. Vraiment pourquoi je ne comprends pas?

Sinon c’est possible de rêver d’un compagnon voyageur? C’est possible de vouloir faire découvrir les splendeurs du monde à ces enfants en vrai plutôt que sur un écran de télé. C’est aussi possible de vivre sa vie comme une épopée solitaire. Ce n’est pas égoïste. Ce n’est même pas individualiste. Déculpabilisez, assumez et vivez pleinement.

6 Cette phrase je l’a dédie à toutes les sœurs voyageuses à qui on a dit un jour : mais tu n’as pas peur de voyager seule?

Un fond de misogynie est clairement décelable. Une femme doit être fragile et peureuse et si il vous arrive quelque chose c’est que vous l’avez forcément un peu cherché. En plus une âme charitable vous a mis en garde. Le monde est dangereux pour une femme il vaut mieux rester au chaud dans une maison.

Les mentalités changent, les hommes sont de plus en plus ouverts. Étrangement, les remarques agaçantes viennent parfois des femmes elles mêmes, qui interrogent et culpabilisent celles  qui ne possèdent pas les mêmes aspirations. Les femmes peuvent être elles aussi vecteur de machisme. La liberté et l’émancipation font peur alors les plus réfractaires aux changements transmettent ces craintes aux autres.

Mes voyageuses soyez fières de vous. Soyez heureuses d’être qui vous êtes. Vous connaissez mieux le nom des capitales européennes que les dernières chansons de Rihanna… Vous savez peut être même les deux parfaitement. Rien ne vous oblige à aimer le Nail art, le rose, le fitness. Dites vous que vous libérez et aidez d’autres femmes en assumant ce mode de vie. Vous serez peut être la source d’inspiration d’une autre femme au bout du monde ou près de chez vous. Vous faciliterez le chemin des générations futures. Peut être même qu’un jour certaines susciteront l’indifférence.

Si vous vouez une haine incommensurable aux bloggers…STOP… Fermez les yeux… Arrêtez votre lecture.

6. Tu voyages et en plus tu as un blog voyage…tu n’es pas un peu trop amoureuse de toi même?

Avoir un blog ce n’est pas forcément avoir un ego surdimensionné, cela ne fait pas de vous un narcissique. Un blog ce n’est pas si différent d’un carnet de voyage ou d’un album photo. C’est une plateforme de partage avec un potentiel énorme.

7 ce qui nous emmène à cette expression ma préférée : un blogueur est une pute à cliques ou putakliks ou encore putacliques. Choisissez l’écriture qui vous convient le mieux!

Non je n’échange pas du sexe contre vos cliques! Non avoir un blog ce n’est pas faire du racolage.
Je le concède avoir des commentaires positifs c’est gratifiant mais çela s’arrête ici. #putacliks

 

Il faut le reconnaître la majorité des questionnements de vos amis, proches, connaissances ou collègues sont bienveillants, positifs et encourageants.Ils sont juste curieux et demandent simplement d’échanger et d’ouvrir le débat. Chacun peut parler de ses aspirations mais une infime minorité vous demandera de vous justifier.

C’est ceux qui vous demandent de vous justifier qui ont un réel problème. Au fond ils ont peut être les mêmes rêves que les vôtres, ils sont simplement inassouvis, enfouis et refoulés. Vos justifications prononcées deviendront les leurs.

Je suis sure qu’il y aura forcément une personne pour se dire qu’il faut vraiment avoir un probleme pour écrire un tel article 😉

Comme toujours, sentez vous libres de poster vos propres expériences à la suite de ce vilain et méchant post…

#mercidetrelàtoujoursplusnombreux #soyezlibressoyezfous.

 

 

Les bulles à flotter… j’ai testé le caisson d’isolation sensorielle.

Ce n’est pas le récit d’un voyage classique que je vous propose aujourd’hui mais le récit d’un voyage intérieur.

La première fois que j’ai entendu parlé des caissons d’isolations sensorielles c’était dans un épisode des Simpson (je sais comme référence culturelle, il y’a mieux!). Dans cet épisode Lisa et Omer se rendent dans un centre et tentent l’experience… Dans mes souvenirs Lisa vit des aventures imaginaires un peu folles et divaguent complètement dans ce caisson.

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Le caisson d’isolation fait parti intégrante de la culture populaire.  Les fans de stranger things se reconnaîtront!
Beaucoup de mythes et de fausses vérités circulent et j’ai envie de vous expliquer ce qu’il en est réellement!

Un caisson d’isolation sensorielle est comme un cocon, un œuf empli d’eau salé. Vous flottez littéralement, vous ne ressentez plus le poids de votre corps. La température est celle du corps 34.9. Une fois la porte du caisson fermée, plus de sons, plus d’images, plus de bruits , juste vous et vous même. Existe il un autre espace où ceci est concrètement possible?

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Le concept est né dans les années cinquante dans les universités américaines. Les scientifiques font des recherches d’abord sur la conscience, puis les caissons se démocratisent dans les 70´s durant les années hippies. La jeunesse américaine est en quête de sensations fortes et ils auraient les capacités de provoquer des hallucinations proches de celles procuraient par le LSD. Dans Les 80´s certains américains en possedent même chez eux alors qu’en Europe la pratique reste confidentielle.

 

Mon experience.

J’ai choisi de tenter cette experience à Paris avec le centre les Les bulles à flotter

Je vais etre honnête avec vous :

non je n’ai pas vécu une reviviscence , je ne suis pas remontée dans le temps.

non je n’ai vu de gorgone comme dans stranger things.

non je n’ai pas eu d’hallucinations, je ne suis pas allée à Woodstock, je n’ai pas chanté   avec Janis et je le regrette!

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Je peux vous dire en revanche qu’il s’agit d’une expérience de relaxation  incroyable à ajouter dans sa « to do list ». Il faut tester si vous le pouvez une bulle à flotter une fois dans votre vie. C’est un voyage intérieur à la portée de tous, pour le même prix qu’un massage.

Je vais essayer de décrire au plus près ce que j’ai ressenti et vécu. Tout d’abord, l’équipe Des bulles à flotter m’a accueilli avec beaucoup de professionnalisme et de gentillesse. Comme beaucoup de mythes entourent cette pratique ils prennent le temps d’expliquer le déroulé exact de la séance. J’ai choisi une musique relaxante (le chant des balaines…Ne me demandez pas pourquoi…) et j’ai fermé la porte de ma bulle. J’ai ensuite éteint la lumière et fait le vide.

Des pensées viennent à moi sans que je les maîtrise ,un peu comme avant de trouver le sommeil. Je m’amuse avec l’eau, je flotte littéralement,je cherche une position, j’écoute mon coeur battre. C’est vrai que ça bat fort un coeur. J’adore cette sensation d’eau presque sans temperature. J’adore le fait que rien n’existe. Je me dis même que la vie de fœtus devait être carrement cool!

Mes sensations sont plus physiques qu’émotionnelles ou intellectuelles. Un bien être, l’harmonie du corps sans pesanteur. En fait c’est ça le truc, je suis privée de perceptions extérieures alors je me tourne vers mes sensations corporelles internes. Le temps n’existe pas vraiment. Je commence à voir des points de couleurs rouges, violets. Je ne le savais pas alors mais je me suis endormie. Perte de contrôle totale. Le réveil me paraît brutal je serais volontier restée plus longtemps dans ma bulle. Une heure c’était trop court, et je me dis que je vais retenter cette experience très vite.

Si vous aussi vous avez envie de tenter l’expérience n’hésitez pas à me contacter pour plus de details. Si vous êtes d’emblée conquis prenez contact avec l’équipe des bulles à flotter Ici

Révoltée… le récit d’une femme en quête d’absolu. 

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On imagine ce récit de vie écrit d’une seule traite. Comme un seul long souffle de vie. Une vie brève, inachevée mais intense. Eugenia écrit dans une cellule. La dernière pièce de sa vie. Sa mort est proche et elle le sait. Cette cellule est comme un huis clos face à elle même.
Eugenia est une héroïne affranchie, une vraie. Impossible d’être comme elle, aussi lucide,désintéressée et libre de toute idée préconçue. Elle a fait de l’intégrité et l’honnêteté un art de vivre. Il ne s’agit pas seulement de l’honnêteté pour autrui. Il s’agit de l’honnêteté pour soi même:Vivre en totale cohérence avec ses idéaux, ses principes. Elle a éliminé de sa vie les faux semblants, les beaux discours théoriques.

Eugenia a 29 ans et va mourrir. Elle est née dans une famille d’intellectuels russes. Elle aurait pu se contenter des postures faussement généreuses vis à vis des classes opprimées. Elle sait d’instinct que les principes de révolte et révolution aboutissent à la soumission du révolté. Un gouvernement en remplace un autre. Les révoltés d’hier deviennent les oppresseurs d’aujourd’hui. Un idéal révolutionnaire cesse de l’être au moment où il s’instaure comme une norme. Une nouvelle hiérarchie s’installe alors. La vraie révolution humaine et sociale n’aura jamais vraiment lieu.

Sa liberté elle part la conquérir. Eugenia deviendra elle même son propre idéal de liberté. Elle part vivre dans la rue et sera une vagabonde comme les autres. À la differences des destins vagabonds, elle a fait ce choix de vie consciemment. Elle a besoin d’expérimenter par sa propre peau la dure vie de la classe sociale qu’elle considère comme réellement rebelle: les laissés pour compte de la société. Elle considére la classe ouvrière sous tutelle du parti communiste. La vérité doit être totale même si elle demande de l’abnégation.
Pour elle rien de pire que les contradictions et le mensonge à soi. Par fidélité pour son idéal social, celle qui considère qu’ au lendemain de la révolution russe les communistes ont déjà trahi leurs propres idéaux, ira jusqu’à vivre dans la rue,  mendiante parmi les mendiants. Une vie de vagabonde libre l’attend. Elle croit en l’humanité. Eugenia pense que tout homme est foncièrement innocent. Il n’est que la somme d’une infinité d’incidents et hasards. Ainsi elle pardonne aux assassins de son mari car elle les considère comme irresponsables et manipulés.
On peut ne pas être d’accord avec elle, penser qu’elle va trop loin. On a le droit de réfléchir à l’opposé mais elle reste une inspiration pour s’être opposée à Staline et avoir vécu une vie totale et libre.
Elle meurt fusillée en 1931 dans le goulag des îles Solovki. C’est une heroine qui voulait ne pas en être une. Une subversive, révoltée sans dieux, ni maître, ni esclave.
C’est Olivier Rollin qui a donné un second souffle de vie à Eugenia en nous faisant parvenir  ce récit sublime. Rien de plus beau que de faire découvrir un récit bouleversant aux autres…

Ces citations vous donneront envie de partir à l’aventure.

 

« Celui qui recherche l’aventure la rencontrera, à la mesure de son courage. Celui qui cherche le sacrifice, sera sacrifié, à la mesure de sa pureté. » Dag Hammarskjöld

 

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« Si on ne se met pas en question, si on ne court pas une vraie aventure, au bout de laquelle on sera vainqueur ou vaincu avec le risque de se casser la gueule, alors ça n’a aucun intérêt. » Louis Guilloux

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« L’aventure n’existe pas. Elle est dans l’esprit de celui qui la poursuit, et dès qu’il peut la toucher du doigt, elle s’évanouit pour renaître bien plus loin, sous une autre forme, aux limites de l’imagination. » Pierre Mac Orlan

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« Tout etre qui a vécu l’aventure humaine est moi » Marguerite Yourcenar

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« Il n’y pas de plus belles aventures aux monde que de vivre la vie de vos rêves »Oprah Winfrey

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« Une société qui abolit tout aventure fait de son abolition la seule aventure possible. » Raoul Vaneigem

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« Toute aventure humaine, quelque singulière qu’elle paraisse, engage l’humanité entière. »
Jean-Paul Sartre

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«  »L’aventure est la tendresse des défigurés. »
Patrick Besson

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« Nous vivons dans un monde merveilleux qui regorge de beauté, de charme et d’aventure. Il n’y a pas de fin aux aventures que nous pouvons avoir, si nous les cherchons en particulier avec nos yeux ouverts. » Jawaharlal Nehru

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« Il n’est au monde qu’une seule aventure : la marche vers soi-même en direction du dedans ou de l’espace. »
Attribuée à Bouddha

Découvrir la Pologne en trois livres.

Quoi de mieux que de découvrir un pays par le biais de la littérature et de ses auteurs?

Un livre nous permet d’entrevoir une culture, une tradition littéraire et surtout un pays. Pour être honnête, je connaissais très peu la culture littérature polonaise. J’ai lu des auteurs tchèques, roumains, hongrois, estoniens… Mais étrangement pas d’ouvrages polonais sur mes étagères.

J’ai bien quelques théories à ce complot littéraire anti-polonais. La culture livresque polonaise a peut être été  étouffée par ses voisins, notamment l’Allemagne? Peut-être   est-ce simplement un manque de culture et d’attirance personnels? Quoiqu’il en soit il faut pallier à cette lacune.

Je vous propose une sélection de trois livres magnifiques, palpitant qui vous donneront l’envie de découvrir la Pologne. Si vous partez pour ce pays n’oubliez pas d’embarquer ces trois livres dans vos valises.

Sonia d’Ignacy Krapowicz.

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Un livre sublime, découvert au hasard d’une librairie parisienne. Sonia est une plongée dans le passé douloureux et sombre d’une femme. C’est aussi le recit d’un amour raté. C’est un livre fort, difficile et triste.

Un talentueux et prometteur réalisateur polonais et sa Mercedes tombent en panne dans la campagne polonaise. Il rencontre et raconte alors Sonia, une dame âgée, un personnage infiniment romanesque. Il décèle le potentiel littéraire et théâtral. Une fois à Varsovie il fera revivre sur scéne les fantômes du passé de cette héroïne.

Elle lui raconte Joachim, son merveilleux amour. Sonia et Joachim vivent un amour rare et étrange avec pour toile de fond la Pologne ensanglantée de la Seconde Guerre Mondiale. Elle est evidemment polonaise, il est allemand, ils n’ont aucun langage  commun si ce n’est les émotions. C’est un amour impossible, improbable, interdit. Une femme, à cette époque ne s’appartient pas et on ne tombe pas amoureuse d’un SS. Sa vie, son corps sont la propriété de son père, de son pays.

Sonia est le symbole et le prisme de son pays: la Pologne. En découvrant le passé brisé de Sonia c’est l’histoire tortueuse d’un pays qu’on entrevoit. Cette femme mal aimée par son père et ses frères  a été humiliée, torturée, violée, exploitée. Pas d’appitoiement et de victimisation chez Sonia. Simplement  une héroïne pas comme les autres.

 

La mer dans une goutte d’eau.

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Peut être mon livre préféré de cette sélection. C’est l’ouvrage qui propose à la fois un voyage dans le temps et un voyage en Pologne. Il compile les meilleurs articles de deux journalistes polonais de talent Hanna Krall et Ryszard Kapuscinski. Deux aventuriers du réel, deux  reporters engagés qui racontent comme personne la Pologne communiste. Ils présentent la grande vie des petites gens. Les anti héros du régime deviennent leurs héros.

Dans une dictature  il est impossible de critiquer ouvertement et directement le régime. Alors les deux journalistes ont emprunté des détours. Leurs reportages sont subtils, beaux, émouvant. Jamais de complaisance mais une empathie sincère pour les laissés pour compte du sytème.

La mer dans une goutte d’eau est un titre poétique, qui exprime à lui seul l’intérêt de découvrir ce livre. Adam Michnik disait alors du reportage qu’il etait l’art de voir la mer dans une goutte d’eau. Autrement dit c’est tout un système global, effarant et totalitaire que l’on découvre par les récit simples et réalistes des destins, des portraits.On découvre les absurdités et les injustices du totalitarisme au travers de la vie du paysan et de l’ouvrier polonais.

C’est une plongée dans le réel, dans la grisaille, les usines, les villages oubliés. Vous découvrirez un idéal déjà trahi, l’écriture comme  un engagement, Solidarnosc, Nowa Huta…

 

Solaris.

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Voila un ovni littéraire. Solaris est un livre qui ne ressemble à aucun autre, fou, déroutant et créatif. C’est comme si Kubrick et Lynch s’étaient réunis autour d’une table et avaient créé Solaris.

Ouvrage de science fiction redigé en 1961 par Stanislas Lem, Solaris a changé son époque. Solaris est emblématique des œuvre de sciences fictions soviétiques produit’es  durant la guerre froide. Il est difficile d’accés, psychologique, transcendantal, métaphysique, philosophique, pamphlétaire… Je ne vous le cache pas c’est un livre qui m’a laissé perplexe mais que je ne regrette pas d’avoir lu.

Solaris est une planète dont la consistance suscite l’intérêt des scientifiques. Composée principalement d’un Océan. Les chercheurs envisagent cette eau comme une matière organique douée de sensibilité et d’intelligence.

À l’arrivée des  membres de l’équipage l’océan fait ressurgir  des souvenirs douloureux aux hommes. Les fantômes du passés ressurgissent… Solaris explore des thèmes comme la mort, la séparation, l’homme aux confins de l’univers. Un livre symbolique sur les difficultés de communiquer et de comprendre autrui. Pour comprendre autrui il faut d’abord se comprendre et s’analyser soi même.

 

Alors chers lecteurs des envies de voyage en Pologne ou de lire un de ces trois livres?

Si vous souhaitez me faire connaître des auteurs polonais je lirai vos conseils avec plaisir.

 

Si l’envie de découvrir la Pologne vous prends je vous conseille Les plus belles photos de Varsovie.

Si vous voulez lire d’autres livres je vous conseille Ces livres incroyables qui nous font voyager.

 

 

 

C’est l’histoire d’un blog…

Ce blog est né il y a exactement 7mois et 4jours. C’est peu ou beaucoup je ne sais pas… Lors d’un processus créatif  il y’a toujours un moment crucial et décisif. Une periode de doutes, de crises. J’aurais pu fêter les 6mois de ce blog, faire un bilan et partager les points positifs. Je ne l’ai pas fait.

La blogocrise existe et je suis très fière de ce néologisme!

On évoque rarement la face cachée et dark des dessous des réseaux sociaux. Pourquoi? il faut être lisse, sans aspérité et vendre du rêve. Ce n’est pas un impératif. J’ai parfois l’impression que les lecteurs attendent un môment de déconnexion et d’évasion . Il faut afficher un « lifestyle », être dynamique, positif.

Créér ce blog a été un long cheminement. Je n’osais pas. J’avais peur d’être lue, peur de l’échec, peur d’être jugée.

Je voulais simplement exprimer et partager une passion qui a changé ma vie. Le voyage m’a rendue plus positive, plus dynamique, plus confiante. Mon regard sur la vie et le monde ont changé.

Mon blog n’a fait que décupler ces sentiments. Les retours  positifs m’ont  tous profondément touchée. C’est peut être too much mais çela m’a propulsée.

 

Que le blogeur qui n’a jamais regardé ses Stats en se demandant combien de vues il  a ce jour me lance la première pierre!

Moi je le confesse, j’ai parfois ce vis. Je ne considére pas mes lecteurs comme des numéros. Je lis chacun de vos commentaires et je reponds toujours avec plaisir. Mais je ne sais pas, c’est comme un réflexe, une habitude. Et c’est peut être le début de la fin?

C’est un étrange paradoxe. Etre en quête d’authenticité, de partage mais lire des chiffres pour verifier que çela plait?

Je le dis sans narcissisme et sans fierté mais affranchie a vite fonctionné. Fonctionner est un mot très laid, froid et mécanique. Un blog n’est pas une machine, un rouage. Le mot juste est exister. Il a vite et bien existé.Pour quelles raisons je l’ignore.

J’ai le désir de faire évoluer ce blog. Mais j’ai des difficultés à renouveler son essence et ses principes.

J’ai simplement envie d’être transparente et claire avec vous. Je n’ai jamais creer ce blog pour en vivre ou pour en obtenir quelque chose. Ce n’est pas un outil, pas un but. Simplement c’est  une passerelle, un support de communication. Je l’ai toujours souhaité comme un espace  de partage.

Je connais des difficultés à écrire. Depuis des semaines je procrastine. Je ne sais pas trop où je vais avec ce blog. Je bloque sur plusieurs articles que j’estime médiocre et sans âmes.

Une chose me bloque peut être.

Depuis Mars j’effectue des partenariats avec des hôtels et des auberges de jeunesses. Beaucoup de bloggeurs se consacrant aux voyages effectuent des coopérations du même type.

Pour être totalement honnête, je vais vous expliquer le principe. Vous établissez un échange avec  l’hôtel ou l’hôte qui vous héberge . Le blogeur obtient une réduction intéressante et il évoque l’hôtel sur ces resaux sociaux.

Est-ce honnete? Oui

Est ce de la publicité? clairement oui.

Est ce authentique ?je ne sais pas. Toute la question est là.

Non je ne suis pas payée pour voyager. Je paye pour voyager. Depuis peu j’entame des accords avec les hôtels ou hostels que je choisis. Je me suis toujours refuser à écrire un mensonge ou à conseiller un lieu que je n’ai pas apprécié. J’indique toujours des adresses dont je suis entièrement  satisfaite.

Certains penseront que le principe de ces coopérations est moche, que çela éloigne de la vérité du voyage. Si certains sont choqués ou déçus, je comprends.

Je n’utilise pas ce blog. Je ne le détourne pas de sa fonction premiere.

Je suis infirmière, mon salaire ne me permets pas de voyager tous les mois. Ces partenariats sont un moyen de voyager. Je fais partie de la classe moyenne. Je suis née, je vivrai, je mourrai dans la classe moyenne. J’ai longtemps pensé que voyager était un luxe réservé aux classes sociales supérieures. Je pensais que pour voyager il fallait de l’argent. À présent c’est une contre vérité.

L’inégalité des richesses, l’inégalité pour l’accès à la culture sont des injustices graves. L’inégalité pour l’accès au monde et à ses beautés est la plus grande des injustices.

Dans plusieurs articles j’évoque le capitalisme, le pouvoir et le travail comme des systèmes nous éloignant d’une vérité. Je prône toujours la liberté de l’Homme comme la valeur ultime. La valeur des valeurs.

Ces partenariats me rendent ils libres ou m’asservissent t’ils?

Non je ne repasse pas les épreuves du bac philo  ce soir. Je suis simplement ambivalente. J’éprouve une certaine gêne à l’évoquer car j’ai l’impression d’obtenir un privilège grâce à ce blog. Un privilège que j’ai moi même créér mais qui paradoxalement génère une certaine inegalité avec d’autres voyageurs.

Je n’aime pas l’opacité. Cette opacité a bloqué ma création plus que les partenariats eux mêmes. L’ambivalence me pousse à dire qu’ affranchie et ces coopérations m’ont rendu encore plus libre. D’une certaine manière, il y’a un détournement du système classique. Je n’ai pas eu besoin d’être issue d’un milieu aisé. Aucun prince charmant ne m’a dit: « monte sur mon cheval blanc, voyageons, je t’emmène loin dans mon chateau ».

Par ce procédé j’économise de l’argent. C’est tres pragmatique et bassement terrestre mais je peux voyager plus.Ces escapades font de moi une personne plus heureuse et plus libre et plus je parcours notre petite terre plus je me sens bien.

Cette opportunité je l’ai creé seule mais ce cheminement je ne l’ai pas fait seule. C’est grâce à tous les lecteurs. Ceux qui font que ce blog existe et existera encore longtemps.

Alors merci, et à bientot pour des articles plus beaux, plus libres et plus vrais…