Un jour, je raconterai cette histoire.

J’allais avoir 25 ans. Ce n’est pas un age pour perdre une soeur. Il y’a huit ans  je vivais le plus grand drame de ma vie. Le genre de truc qui ne peut pas se produire car on le sait, tout cela n’arrive qu’aux autres. Ce n’est pas mon drame. Cest le notre, surtout le tien. Cela aurait pu etre le votre. Tant pis pour la pudeur, la gène. On ne voit jamais la facette la plus sombre d’une vie, la partie immergée de l’iceberg. Je n’aime pas les détails alors certaines parties resteront peut etre sous l’eau.

J’en ai marre de dire « accident de la route ». Parler d’accident minimise et ammoindrit la gravité de l’acte et la souffrance de la victime.  Un malheureux hasard, voila ce qu’est un accident. La faute a pas de chance, et puis fallait pas etre là au mauvais moment,  au mauvais endroit. Quand aurons nous le courage de parler de crime de la route? Quand parlerons nous  savoir vivre, éducation, respect de la vie? Quand cesserons nous de deculpabiliser ceux qui prennent le volant ivre, sous l’emprise de drogue? Quand respecteront ils les limites de vitesse? Quand prendront ils conscience que la vie d’un autre est sacrée? Quand cesseront ils d’avoir de l’empathie pour le coupable?

Toi qui tues  sur la route tu n’as pas vraiment eu l’impression de faire mourrir un autre. Saches que tu n’as pas  percuté  du métal, tu as percuté des vies. Nos putains de belles vies. Nos vies prometteuses, nos vies d’étudiantes, nos espoirs, nos enfances.

On y était presque. Tu avais fini tes études. Tu as toujours été plus rapide dans la vie. Tu as eu ton bac a 16 ans, tu étais à un mois d’avoir ton master 2. Puis à toi la belle vie. Le mérite de ceux qui se sont fait seuls, ceux qui ont travaillé dur. Ceux qui n’ont jamais rien demandé. Ceux qui par leurs intelligences changent leurs destins.

Lui c’est l’inverse. Un rien du tout, un pas grand chose. Le degré zero de l’humanité. Suffisamment décérébré pour s’octroyer le droit de rouler ivre, sous l’emprise de drogue, à plus du double de la vitesse autorisée. Se croire dans La fureur de vivre. Se croire rebelle car on est jeune. Trop moche pour etre James Dean. La jeunesse n’est pas une excuse.Vous aussi, vous auriez pu etre sa victime. Vous auriez pu être elle, vous auriez pu etre moi. Arretez de croire que cela n’arrive qu’aux autres.

Ce n’est pas moi qu’on a percutée sur la route. C’est ma petite soeur, c’est pire.  Ecrire simplement petite soeur noie mes yeux.  Un drame unique pour des vécus différents.

Ta vie était en suspens, dans cette entre deux appelé coma. Ce n’est pas vivre, ce n’est pas mourrir. C’est être tellement proche et tellement loin. Je ne saurai jamais ce que tu as vécu. Je t’imaginais dans une chambre noire marchant sur un fil. D’un coté la vie, de l’autre la mort. Petite belle au bois dormant.

Attendre ton reveil c’est prier quand on n’ est pas croyant. C’est la pensée magique. C’est prendre conscience de l’absurdité de l’existence. Esperer  quand on ne vous laisse aucun espoir. Surveiller les scopes à en avoir mal aux yeux. Te Parler sans attendre de réponse, se souvenir des meilleurs moments de nos vies. Se dire qu’on nous a volé ces moments. Coller des photos dans la salle de réanimation comme le patchwork de nos vies et  recréer la Vie pour ne laisser  aucune chance à ta mort. C’est avoir des regrets. Des regrets tellement forts et puissants qu’ils vous font vomir. Culpabiliser, refaire ta vie, se dire que j’aurai pu faire mieux avec toi. J’aurai du etre une meilleure soeur.

On nous a dit que tu allais mourrir. On ne nous a laissé aucun espoir. Rien. Je t’ai imaginée dans ce néant, ce paradis blanc, au fond d’un trou, seule dans le noir. Ce truc là, cette, horreur là, seuls ceux qui ont perdu un etre aimé la connaisse. Ces pensées étranges.

Le soleil ne se levera plus. Une nuit sans fin. Je ne voulais pas d’une autre journée. Comment la vie peut elle continuer? Meme les premiers rayons du matin sont surnaturels. Je ne les avais jamais vu de cette façon. Ils ne seront plus jamais beaux. Ce sera pour nous, la nuit pour toujours. Pour les autres un nouveau matin. Cette chance, cette innocence.  J’ai regardé les autres continuer leurs jolies vies, leurs vies normales, leurs petits problèmes. Mais quelle chance ils ont, ceux qui ont dormi cette nuit là, de leurs plus belles lunes. Ceux qui n’ont pas passé cette nuit là, la peur au ventre, le souffle coupé. La vie sans toi n’en vaudra pas la peine. Vivre ne meritera pas tout ce chagrin.

Je devais avoir un petit espoir, une petite intuition. Un jour, un soir. Le temps est tellement une notion qui ne faisait plus partie de ma vie. J’ai pris un papier, un stylo. J’ai noté tout ce que nous ferions quand tu reviendras. Tous ces rèves communément partagés. Faire un road-trip, manger un vrai hot dog, assister à un match de NBA… L’idée c’était de faire des voyages avec toi. Profiter, vivre vraiment. Voyager est vraiment au coeur de ma vie.

Tu es devenue une deuxieme fois ma soeur. Se reveiller du coma est ce qui se rapproche le plus d’une résurection.

J’aime me dire que c’est ce qui t’a fait revenir. Le courage, l’amour de la vie, l’envie de vivre ce que l’on avait jamais fait. L’amour est peut etre plus qu’un sentiment :  Une force puissante de communication.

J’ai perdu un temps la légéreté, l’insousciance, l’amour de ma vie. J’ai connu le mal de ventre quotidien. Le mal des entrailles. Un temps je me suis victimisée, je me suis sentie la personne la plus seule et malheureuse au monde. Puis j’ai compris ma chance. Nous avons vécu un traumatisme avec une fin heureuse.

Tellement  d’innocents sont tués sur les routes. Tellement de morts absurdes liées aux pulsions destructrices des autres. On ne fait pas d’eux des héros . On ne lira jamais sur une tombe « tombé pour la connerie humaine ». Ils n’ont jamais d’hommages. Je dirais meme qu’on minimise leur mort.

J’ai l’impression d’avoir fait la guerre du Vietnam, d’avoir survécu à un tsunami. Loin de moi l’idée d’en rajouter. Hierarchiser les souffrances est inutile. Un trauma est un trauma. Je me souviens, apres les attentats du  13 Novembre 2015, l’époux d’une des victimes avait écrit une lettre : « vous n’aurez pas haine ». Moi non plus, il n’aura pas ma haine. Je ne me laisserai pas consumer par la haine. La haine c’est lui. Cette haine je la lui laisse.

Raconter un drame sans en faire un drame est un art délicat. Ne pas tomber dans le misérabilisme, ne pas crever de haine, ne pas chercher à faire pleurer dans les chaumieres, ne pas surjouer la sensibilité. Faire ressentir, réflechir et sensibiliser intelligement.

Ce que je deteste le plus dans cette société : la victimisation. Ne pas prendre en compte la vie d’un autre.  l’abimer , le saccager, le tuer. Comme si toute chose exterieure à soi n’existait pas.

Par  des discours pseudo humanistes on dédouane un coupable. Ils vont chercher des circonstances atténuantes, des faux traumatismes, des carences sociales ou éducatives pour rationnaliser et expliquer les pires comportements.

Etre humaniste, je veux dire l’etre au fond de soi et pas seulement tenir des discours dans les salons, c’est l’inverse de cette logique misérabiliste. Etre humaniste c’est croire en l’autre. Ce n’est pas tout excuser et tout s’excuser. C’est respecter, conscientiser d’autres vies que la sienne.

Je ne pourrai pas vivre si j’étais lui. J’aurai tellement honte d’avoir bousiller d’autres vies que la mienne. Il ne m’inspire rien. Il est juste la contre humanité. Je ne peux pas dire un animal. L’animal ne saccage pas. C’est juste un contre etre humain. Un pas grand chose.

Nous  n’attendrons pas que cette maudite voiture soit réduite en cendres. Nous ne nous attarderons  pas sur le verdict de l’injuste justice. Cette parodie de justice qui fait de la victime un coupable et du coupable une victime. Nous ne voulons pas d’un « pardon », pas meme un vague désolé d’avoir gaché vos vies. Non, nos vies ne seront pas gachées. Nos vies seront belles, nos vies seront grandes. Nos vies seront meme meilleures car nous connaissons la dureté et la fragilité de la vie. Cela me coute de le dire  mais nos vies sont plus belles à présent. Nous n’avons pas besoin d’empathie, de regards condescendants. Nos vies seront enrichissantes, aventureuses, spectaculaires.

On t’a tellement dit mais tu faisais quoi avant? J’ai simplement envie de te dire mais tu feras quoi après ma soeur?

Tu as accompli tellement de choses en huit ans. tu as vécu une deuxieme vie. Les gens qui se reveillent du coma renaissent. Ils réinitialisent. Un jour ta vie d’après sera plus belle que ta vie d’avant. Les gens ne me croieront peut etre pas mais la vie d’une personne handicapée  possède autant de potentiels qu’une vie lambda. J’aurai pu utiliser l’expression : « la vie d’une personne valide ». Le handicap n’invalide pas la vie d’une personne. Ce sont nos regards, nos préjugés, nos propres peurs qui limitent, invalident et detruisent leurs vies. Tu sera plus dynamique, plus conquèrante, plus forte.

Je suis fière que l’on est tous trouvé cette énergie. On aurait pu se détruire. Se lamenter. Après tout, nous aussi on l’avait l’excuse pour saccager d’autres vies que la notre. Tellement facile. Un etre humain, vaut mieux que cela.

J’aimerai que mon lendemain ne soit pas la nuit sans fin d’une autre famille de victimes. Je voudrai tellement qu’un jour, par hasard, ce récit soit le message d’espoir d’un inconnu. Dans mes pires moments j’aurai aimé que l’on me donne un petit quelque chose, me sentir moins seule. Je pense souvent à tous ces pércutés de la vie.

L’humanité a prévu un mot pour l’enfant qui perd sa mère, il est orphelin. Nous n’avons pas prévu de mot pour le frère qui perd sa soeur, le père qui perd son enfant, la soeur qui perd son frère, la mère qui perd son enfant. C’est innomable. Cela ne devrait pas exister alors l’on ne crée pas de mot.

Le 16 avril 2010 j’aurais aimé avoir une boule de cristal et  nous voir huit ans plus tard à Capri sous une nuit étoilée. J’aurai aimé un message d’espoir et voir tous ces beaux moments que l’on a vécu depuis. J’aurai aimé savoir qu’un jour je raconterai cette histoire, non pas comme un drame mais comme un message d’espoir.

41 commentaires sur “Un jour, je raconterai cette histoire.

  1. Ton texte me touche énormément… Je peine à trouver les mots…
    …Je salue ton courage et ta capacité à mettre des mots sur les maux…
    …Convertir les maux, en beau…

    Merci pour cette authenticité et ce courage. Je suis désolé… Mais heureux de voir que ce traumatisme ait connu une issue heureuse, que la vie ait repris le dessus.

    Il y a des épreuves qui transforment à jamais la vie d’un individu… Pour ma part, ce fut la suicide d’un être cher… Stupeur, incompréhension, on ne s’est aperçu de rien. On ressent une profonde culpabilité comme si on était un chauffard qui a tué quelqu’un sur la route… Difficile de reconnaître son impuissance, d’accepter qu’on n’a pu empêcher, une mort planifiée en silence et dans une discrétion totale…

    Accident ou suicide, c’est terrible dans les cas…

    Après ce traumatisme, la vie prend un tout autre sens. Les séquelles sont là mais au fil du temps, elles créent une dynamique positive car on prend conscience à quel point la vie est précieuse.

    En tout cas, je vous souhaite le meilleur. Merci du fond du cœur pour ton ce texte poignant.
    Bon après-midi.

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    • merci pour ton commentaire… c’était le but de ce texte faire réfléchir… j’imagine que le suicide d’un proche laisse plein d interogations, de doutes et de culpabilité donc c ‘est presque impossible de faire son deuil…

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  2. Ton témoignage m’émeut énormément. Tu as su trouver des mots justes même si certains n’existent pas. Ils mettent en évidence le sort réservé aux proches des victimes, ceux qui restent et qu’on omet de mentionner, qu’on oublie de pleurer, comme si le malheur ne s’abattait que sur les seules personnes blessées ou décédées.
    Je salue tout autant ton courage que ta sensibilité. Merci d’avoir pris le temps de rassembler tes idées et tes émotions afin de nous les partager d’aussi bouleversante façon.

    Aimé par 3 personnes

  3. Quel magnifique article, très poignant… J’aime beaucoup ta phrase « Hierarchiser les souffrances est inutile. », c’est très vrai et aussi difficile à faire parfois, mais c’est indispensable.

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  4. Merci du fond du cœur pour tes mots si justes… Je suis très touchée et j’ai toujours cette phrase inutile sans doute mais qui me rassure quand un proche s’en va : « roule doucement ». Je sais qu’ils sont prudents et je me demande pourquoi j’ai un tel besoin de le dire, comme ci ce conseil les protégeait.

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  5. Je ne vois pas comment ce texte aurait été meilleur. Il est à la fois bouleversant et plein d’espoir. Si vous avez (enfin) réussi à en parler, alors vous êtes devenue plus forte. Je ne vous souhaite que de belles choses !

    Aimé par 2 personnes

    • Merci Nicky…c’est venu tout seul!ton commentaire est très touchant…malheureusement je n’ai pas encore tout dit …le format article a ses limites…bonne journée à toi!

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  6. Je n’ai jamais vécu de décès ou de comas routier mais des morts quand j’avais pas 22 ans j’en avais déjà deux au compteur, suicides, dont mon ex petit ami qui n’a pas supporté notre rupture, alors ce sentiment d’avoir fait la guerre je le connais d’autant que depuis il y en a eu d’autres des morts et pas des jolis (sida, suicide, meurtre) dans ces cas là la haine tu ne peux même pas t’y accrocher d’ailleurs comme tu le dis si bien il n’en valait pas la peine. Quand à l’handicap je vis moi-même avec un handicap (bipolarité) donc je vois bien le regard qu’on jette dessus, à commencé par moi-même au départ (la négation) je situe sans mal où tout ça mène si on a personne pour vous soutenir. Ta soeur est apparemment une battante, mais t’as l’air pas mal dans le genre aussi. Très bon texte.

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    • Le suicide fait toujours culpabiliser ceux qui restent …c’est terrible…c’est courageux d’évoquer la bipolarité’ je suis infirmière en psy et je sais à quel point c’est dur de vivre avec cette maladie…merci pour ce gentil commentaire…le meilleur pour toi❤️

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      • Tu sais quoi le pire, au bout du 5ème suicide tu fini par t’habituer, quand à la bipolarité c’est disons une maladie qu’il vaut mieux ne pas avoir à gérer quand on a des peines de coeur. Et ça malheureusement c’est pas toujours possible, mais globalement je m’en fout un peu de ma maladie, elle est là, je me connais bien, je ne suis donc pas surpris par elle, je vis avec, c’est le côté éponge émotionnel qui est le plus compliqué surtout quand tu sais et que tu es habitué à écouter les autres. Disons que je gère et que mon traitement m’aide.

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      • Je vois…c’est une maladie qui d’appréhende…les psychiatres et la socitété la cerne de mieux en mieux …

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  7. Bonjour, c’est les larmes aux yeux, la gorge serrée que je viens te de te lire, quel courage, je ne peux rien ajouter, tu as tout dit tellement bien , tellement fort Merci pour ce douloureux partage , avec un message d’espoir tout au fond du désespoir. Bisous MTH

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  8. Ton texte est bouleversant ! Que dire après cette lecture….Je préfère m’abstenir de peur d’être maladroite ….
    J’avais moi même 2 frères que j’ai perdu et ton texte me fait frissonner à certains passages….Tu dois te sentir soulagée suite à cette rédaction, j’admire ton courage et ta franchise. Bises

    Aimé par 1 personne

    • Deux frères c’est vraiment un lourd tribu…j’imagine le courage que cela demande…je ne sais pas si c’est vraiment du soulagement .disons que j’ai envie d’écrire quelque chose de plus long et plus complet…

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      • Je pense que tout comme toi, nous trouvons le courage nécessaire pour affronter ses « accidents de la vie ». L’humain a parfois des ressources qu’il ignore totalement. Je pense que tout cela ne laisse pas indemne, et nous apporte une certaine force. Bises

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  9. Je rejoins les commentaires précédents. C’est un texte très beau et je suis heureux que tu puisses vivre de beaux moments avec ta sœur. Les gens qui ont ce type de comportement sur la route sont des assassins et je pèse mes mots. Je comprends ta soif de voyages, de vivre des moments précieux avec ta sœur. C’est une belle revanche sur le « destin » qui nous fais croiser ces fous furieux sur la route. Très touché par ton texte. Vraiment. Bises bretonnes 🙂

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    • Merci pour ton message qui fait du bien!! C’est devenu ma nouvelle philosophie. Je me demande simplement comment éviter ces fous furieux ?

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  10. Gabriel m’a fait part de cet ecrit…
    texte tres emouvant, poignant et bien tristement captivant. nous ne pouvons qu imaginer la souffrance et ce sentiment d injustice.
    Ma mère a ete assassinee dans une rue de seoul, par un groupe d individus.. gratuitement… sauvagement. Encore aujourd’hui, l epee de damocles au dessus de leurs tetes, ne s est pas abattue.. et ne s abattra certainement jamais.
    La douleur d un etre aimé ne s en va jamais, la seule force de notre mental et notre reflexion sur la vie, notre ouverture au monde, peuvent juste, mais aussi magnifiquement, la recouvrir d un voile.
    … Nous ouvrir au monde… voila en quoi je trouve ton envie presque boulimique de parcourir le monde, comme un magnifique écho à ta souffrance, un cadeau d’horizons nouveaux pour ta sœur qui voyage à chaque fois avec toi.
    Honorons nos defunts, nos Etres chers partis bien trop tot et de façons tellement injustes. Qu ils vivent à travers nous, voient à travers nos yeux et ressentent à travers nos coeurs.
    Je suivrai tes voyages avec grand interet.
    Que la vie nous mène et nous berce au delà même de ses frontières 🙂

    Aimé par 1 personne

    • Salut Léo. L’on ne se connaît pas mais Gabriel m’avait parlé de toi il me semble. Ton commentaire est profond et certains passages sont très beaux… je pense que tu connaissais notre histoire…je viens de lire ton histoire.tu as vécu quelque chose de dur et cruel. Bravo à toi d’avoir continuer et mener une belle vie. Je pense que beaucoup de familles qui ont perdu un proche dans des circonstances tragiques et injustes vivent pour leurs disparues en essayant de mener une jolie vie .d’une certaine manière c’est l’unique vengeance qui rende la vie plus belle… merci encore pour ton commentaire…belle journée à toi!

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