La littĂ©rature a un pouvoir supplĂ©mentaire sur le Cinema. Elle nous happe et nous emporte. Un livre, lorsqu’il est bon nous captive et nous propulse vers un ailleurs. On peut ne plus manger, ne plus dormir , ne plus penser juste pour un livre. On pense juste Ă  ce moment dans la journĂ©e, ou l’on va pouvoir se poser un peu et retrouver ce bouquin qui nous fait tout oublier. Un livre est encore plus intimiste qu’un film.  On a accĂšs Ă  l’intĂ©rioritĂ© de l’Ă©crivain. On imagine, on façonne l’histoire proposĂ©e.

Ces livres incroyables qui nous font voyager sont pour ceux qui aiment le rĂȘve ,la nature, l’Ă©vasion, les quĂȘtes  initiatiques, la grandeur, les aventures. C’est aussi pour ceux qui n’osent plus trop rĂȘver, qui ont peur parfois. Les livres Ă©voquĂ©s dans cet article ont  quelque chose d’universel et d’unique.

Bien au delĂ  de la littĂ©rature ce que j’aime c’est la puissance des mots. Cette capacitĂ© qu’ont les grands Ă©crivains, les grands orateurs Ă  nous saisir, nous transporter et nous transcender.

Je sais, les discours politiques aujourd’hui sont calibrĂ©s. Chaque mot est murement rĂ©flĂ©chi, discutĂ© en Ă©quipe. Il n’y a pas de hasard , pas de place pour  l’approximatif. Il n’empĂȘche cela fonctionne et  les mots nous transcendent parfois.

Je me souviens de Barack Obama, lorsqu’un soir de Novembre il s’apprĂȘtait Ă  ĂȘtre le premier prĂ©sident afro-amĂ©ricain des USA. Je me rappelle autant des mots prononcĂ©s que de la beautĂ© du moment. J’avais envie de me tĂ©lĂ©porter direction Chicago et de faire partie de cette foule . Pourquoi? Simplement car la magie des mots m’a happĂ©e.

Quel est le rapport entre la littĂ©rature, Obama et le voyage? A priori aucun, si ce n’est la capacitĂ© Ă  nous transporter vers un ailleurs.

Faites voyager vos livres.

Le voyage n’est vrai que si il est partagĂ©. Comme je souhaite ce blog vivant, vrai et libre. Comme  j’aimerai qu’il soit une plateforme d’Ă©change et non  un simple rĂ©seau social. Je vais vous proposer un truc unique novateur et « foufou »…

Faisons voyager les books qui nous ont fait voyager… Comment ?je ne sais pas trop…

Je propose d’envoyer chacun des livres Ă©voquĂ©s dans cet article vers un lecteur diffĂ©rent. Juste comme ça pour le plaisir de partager et de faire dĂ©couvrir des ouvrages. Bon il y’ a quand mĂȘme une contrepartie… Je veux un livre qui vous a fait voyager en Ă©change. Cela peut se faire entre vous et moi ou entre vous. L’essentiel c’est que le partage se fasse.

Les dix commandements du lecteur voyageur.. (Attention, les commandements sont susceptibles d’ĂȘtre modifiĂ©s Ă  tout moment… On est pas dans la bible non plus!)

1 Me contacter tu devras …Comment ? Comme tu voudras …via Facebook, le blog, Message privĂ©, commentaire…

2 En message privĂ© ton adresse tu laisseras…

3 Chacun des livres en bon état tu restitueras . (Ah oui, je ne veux pas de plaintes et pas de procÚs à la OJ Simpson pour une page cornée!)

4Echanger tes livres tu devras.

5 Echanger tes impressions tu devras avec le prĂȘteur.

6 Sur une des pages de son livre  le prĂȘteur devras parler un peu de lui. (Je propose d’Ă©crire sur le verso de son propre livre , qui on est, pourquoi on voyage et pourquoi on prĂȘte ce livre.)

7 Tu n’Ă©criras point sur un livre qui ne t’appartient pas.

8tu finiras le livre coĂ»te que coĂ»te. (La loi c’est la loi. Une dictatrice sommeille en moi. Puis on ne fait pas de commandements si on ne prend pas un minimum pour Dieu!)

9 Par la poste ton livre tu enverras.

10 Non DĂ©solĂ©e, je ne vois pas de dixiĂšme commandement! j’accepte toute proposition intĂ©ressante pour un dixiĂšme commandement.

Into the Wild.

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« Il y a tant de gens qui ne sont pas heureux et qui, pourtant, ne prendront pas l’initiative de changer leur situation parce qu’ils sont conditionnĂ©s Ă  vivre dans la sĂ©curitĂ©, le conformisme, toutes choses qui semblent apporter la paix de l’esprit, mais rien n’est plus nuisible Ă  l’esprit aventureux d’un homme qu’un avenir assurĂ©. Le noyau central de l’esprit vivant d’un homme, c’est sa passion pour l’aventure. La joie de vivre vient de nos expĂ©riences nouvelles et donc il n’y a pas de plus grande joie qu’un soleil chaque jour, nouveau et diffĂ©rent. Si tu veux obtenir plus de la vie, il faut perdre ton inclinaison Ă  la sĂ©curitĂ© monotone et adopter un mode de vie qui te paraitra dans un premier temps insensĂ©. Mais une fois que tu seras habituĂ© Ă  une telle vie, tu verras sa vĂ©ritable signification et son incroyable beautĂ©. »

Bien avant le film il y avait le livre. Plus profond, plus complexe et plus sombre. Je suis sure que tout les backpackers  lisant ces lignes se disent: « Mais quel manque d’originalitĂ© et d’audace encore Into the Wild » Ben ouai mais c’est comme ça! C’est un beau livre, sincĂšre, qui exalte le voyageur contestataire en nous. Jon krakauer a essayĂ© de livrer un portait sincĂšre de Christopher McCandless.

« Alexander supertramp » fait aujourd’hui l’objet d’un culte, et je suis sĂ»re qu’il aurait dĂ©testĂ© ça. En voulant prĂ©senter un anti hĂ©ros, un Anti Ulysse, un anticonformiste Krakauer a finalement fait d’Alexander Supertramp un hĂ©ros.

Son voyage Ă©tait une fuite, une errance, et une quĂȘte de la vĂ©ritĂ©. Peut ĂȘtre que je me trompe… Mais c’est mon interprĂ©tation. Il fuyait surtout son environnement familial, et fuyait les faux semblants.

Cette ouvrage concentre humanisme,  beautĂ© et sincĂ©ritĂ©. HonnĂȘtement quel voyageur n’a pas eu envie de brĂ»ler sa carte d’identitĂ© et quitter le monde pour l’Alaska?

Jon krakauer livre un portrait intimiste de Chris. Je me suis souvent demandĂ© si il n’y avait pas un peu de Jon Krakauer en Chris. Dans quelle mesure il n’ a pas façonnĂ© inconsciemment la psychologie et l’histoire de Chris ? Je me demande si on a pas tous façonnĂ© Alexander Supertramp Ă  notre image? N’avons nous pas mis le meilleur de nous en lui?

Mais je vais quand mĂȘme vous faire part des mes questionnements. Je me demande si pour ce genre d’homme il y a d’autre issue qu’une mort prĂ©coce? Etait il un idĂ©aliste déçu ? Un misanthrope convaincu? D’autres destins sont ils possibles pour les idĂ©alistes? Comment vivre avec un amour aussi vrai pour la Nature mais dĂ©tester l’Homme?Est ce qu’ il y’ avait chez Chris une part suicidaire ? Lorsque l’on souhaite vivre une telle Ă©popĂ©e seul,  aussi lointaine aussi dangereuse n’y a-t-il pas une recherche de sa propre mort?

Son  voyage n’Ă©tait il pas un ultime au revoir Ă  la vie? Ou alors aimait il le monde mais Ă   sa maniĂšre? Quelle aventure voulait il vivre rĂ©ellement ? Est ce que l’on a pas fait de lui un mythe contemporain en lutte contre ce qu’il y’a de pire dans notre sociĂ©tĂ©?

Je serais ravie de lire vos propres idées et vos questionnement!

 

WILD.

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« Il n’y avait que moi, plantant une racine au coeur de mon ĂȘtre dĂ©racinĂ©. »

Non Wild n’est pas un Into the Wild au fĂ©minin…. Cheryl Strayed a une personnalitĂ© trĂšs diffĂ©rente. Son voyage est une quĂȘte, une auto guĂ©rison. C’est un voyage avec retour, prĂ©parĂ© et organisĂ©. Il a une visĂ©e thĂ©rapeutique. Son aventure est celle de  Christopher McCandless sont diamĂ©tralement opposĂ©es. L’une est salvatrice l’autre est destructrice.

La marche de Cheryl est Ă  la fois un trait d’union et une rupture dans sa vie. Elle souhaite rĂ©flĂ©chir et mettre Ă  distance son passĂ© et ses addictions.

Il s’agit d’un rĂ©cit autobiographique, vrai et authentique. Une quĂȘte difficile vers soi, et non une fuite. PlutĂŽt que de mourrir Ă  petit feu Cheryl Strayed reprend le court de sa vie Ă  sa façon. C’est un peu une marche rĂ©demptrice vers soi mĂȘme, le pĂšlerinage d’une non croyante. C’est un livre beau et fort.

Dans le langage courant  »  avoir des couilles » c’est avoir  du courage. C’est devenu tellement normal, cela ne choque personne d’utiliser une expression qui diminuent les femmes. On peut mĂȘme entendre des lycĂ©ennes dire « hĂ© meuf t’as pas les couilles « …Moi je dirais que Cheryl a une grosse paire d’ovaire! Elle est partie pour un randonnĂ©e de plus de 1800km Ă  travers le PCT, seule avec Monster son backpack de plus de 30kg. Cela rend juste humble.

L’attrape-cƓurs.

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« Les gens qui pleurent Ă  s’en fondre les yeux en regardant un film Ă  la guimauve, neuf fois sur dix ils ont pas de cƓur. »

Ce livre est le chef d’Ɠuvre ultime. Le livre des livres. J’ai dĂ©couvert ce livre assez Ă©trangement: Mel Gibson dans le film Complot est obsĂ©dĂ© par ce livre, il collectionne les exemplaires de l’Ɠuvre de Salinger. J’ai eu envie d’en savoir plus sur ce livre et son histoire.

L’attrape cƓur restera mon livre prĂ©fĂ©rĂ© de tout les temps. Si vous ne deviez lire qu’un livre de cette liste, choisissez L’attrape cƓurs. Ce n’est pas un classique de la littĂ©rature voyage. De toute la blogosphĂšre je suis surement la seule Ă  citer L’attrape cƓur dans une sĂ©lection de livre sur le voyage!

Le nom d’Holden Caulfield doit vous dire quelques chose, vous l’avez entendu mais vous ne savez plus oĂč…

On suit les pĂ©rĂ©grinations d’Holden un adolescent en quĂȘte de lui mĂȘme. C’est un voyage entre le monde de l’enfance et le monde des adultes. LassĂ© par la sociĂ©tĂ© conformiste amĂ©ricaine surfaite des 50ÂŽs, fatiguĂ© par le manque d’authenticitĂ© et de vĂ©ritĂ© des adultes, Il mĂšne sa propre Ă©vasion. C’est un jeune homme fragile, sensible mais qui ne tombe jamais dans la sensiblerie. Il prĂ©fĂšre rester enfant plutĂŽt que grandir et se corrompre dans le monde des adultes. Holden attrapera votre cƓur de voyageur.

Ermites dans la taĂŻga.

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« Comme voie fluviale, la partie haute de l’Abakan est incertaine et dangereuse, mais qui a fait cette route une fois dans sa vie saura pour toujours ce qu’est la beautĂ© vierge et sauvage que l’homme n’a touchĂ©e que de l’Ɠil. »

L’ermite est l’antithĂšse du voyageur. C’est son opposĂ©. L’ermite vit en marge du monde. Il se coupe de la sociĂ©tĂ©, s’isole et mĂšne une vie solitaire. Il reste attachĂ© Ă  une seule et mĂȘme place. Pourtant je considĂ©re ce livre comme une aventure extraordinaire. C’est un rĂ©cit humaniste bouleversant.

C’est abord l’histoire d’une rencontre. A la fin des annĂ©es soixante dix, une Ă©quipe de gĂ©ologue repĂšre lors d’une prise de vue, une zone gĂ©ographique anormale car elle semble modifiĂ©e par l’Homme.

Cela paraĂźt fou et improbable. La taĂŻga est inhospitaliĂšre et toute vie humaine y est impossible. Les gĂ©ologues dĂ©cident d’en savoir plus et mĂšnent une expĂ©dition. Ils rencontrent la famille Lykov, persĂ©cutĂ©e suite Ă  un schisme religieux Ă  la fin des annĂ©es 1930. Le patriarche a emmenĂ© sa famille loin de l’humanitĂ© pour vivre en totale harmonie avec les valeurs vĂ©hiculĂ©es par sa religion. Cette famille vit en totale autarcie. Ils se nourrissent de la chasse, de la cueillette et cultivent quelques pommes de terre. Les plus jeunes membres n’ont mĂȘme pas conscience qu’il existe une autre humanitĂ©. C’est la rencontre de deux humanitĂ©s bouleversĂ©es Ă  jamais.

Les hĂ©ros de Wild  et Into the Wild ne sont ils pas, Ă  leurs maniĂšres eux aussi des ermites ? Des ermites en mouvement, c’est vrai, mais il y’a une envie profonde dans leurs dĂ©marches de se couper de l’humanitĂ©, de tester leurs capacitĂ© Ă  vivre en autarcie.

Ermites dans la taĂŻga est un ouvrage fascinant. L’auteur emmĂšne le lecteur en voyage au cƓur de la magnifique et captivante taĂŻga.

Le vagabond des étoiles.

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« J’ai vĂ©cu d’innombrables existences tout au long de temps infinis. L’homme, individuellement, n’a fait aucun progrĂšs moral depuis les dix derniers milliers d’annĂ©es, je l’affirme solennellement. La seule diffĂ©rence entre le poulain sauvage et le cheval de trait patient n’est qu’une diffĂ©rence de dressage. L’Ă©ducation est la seule diffĂ©rence morale qui existe entre l’homme d’aujourd’hui et celui d’il y a dix mille ans. Sous le faible vernis de moralitĂ© dont il a enduit sa peau, il est restĂ© le mĂȘme sauvage qu’il Ă©tait il y a cent siĂšcles. La moralitĂ© est une crĂ©ation sociale, qui s’est agglomĂ©rĂ©e au cours des Ăąges. Mais le nourrisson deviendra un sauvage si on ne l’Ă©duque, si on ne lui donne un certain vernis de cette moralitĂ© abstraite qui s’est accumulĂ©e le long des siĂšcles. »

Jack London est un gĂ©nie. Aucun  auteur ne fait voyager le lecteur comme lui. Je suis formelle, je recommande chacun de ses ouvrages. Si vous ne deviez lire qu’un seul livre de Jack London lisait Le vagabond des Ă©toiles.

Ce livre est un plaidoyer contre la peine de mort mais Ă©galement une ode à la libertĂ© et Ă  la puissance de l’esprit humain. C’est une maniĂšre symbolique de mettre l’Ăąme au dessus de tout. L’esprit est la plus grande richesse, la plus grande libertĂ© de l’homme. On ne peut jamais dĂ©truire, possĂ©der ou briser quelqu’un qui a la facultĂ© de s’Ă©vader par les rĂȘves.

Un condamnĂ© Ă  mort , Darrell Standing, attend son exĂ©cution dans la prison de San Quentin. Victime d’une dĂ©nonciation, torturĂ© et dĂ©shumanisĂ© il utilise son imagination comme une Ă©vasion immatĂ©rielle. Lorsque votre corps subit l’une des pires tortures possible, il ne vous reste plus que l’esprit. Darell est enserrĂ© dans une camisole et chaque parcelle de son corps est comprimĂ©e. Il vagabonde spirituellement dans ces diffĂ©rentes vies passĂ©es. Il endosse diffĂ©rents rĂŽles , matelot viking, marin anglais ou centurion en Palestine. Ses vagabondages spirituels sont un ultime mĂ©canisme de dĂ©fense, un moyen de rester en vie coĂ»te que coĂ»te. En quelques lignes on passe de l’aliĂ©nation ultime Ă  la libertĂ© la plus extrĂȘme. Un livre qui fera de vous un Ă©vadĂ©.

L’antivoyage.

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« il faut des flambĂ©es de dĂ©lires pour incinĂ©rer les chienneries de la vie quotidienne. »

Muriel Cerf a Ă©crit quelques unes des plus belles lignes sur la libertĂ© et le voyage. Écrivaine talentueuse mais oubliĂ©e. Elle a une vingtaine d’annĂ©e lorsqu’elle Ă©crit son Antivoyage. Par sa prĂ©cocitĂ© et son talent elle fait penser Ă  Françoise Sagan.

Elle fait partie de cette jeunesse hippie fuyant l’Europe pour prendre la Route Des Indes. Elle est l’Ă©crivaine emblĂ©matique de toute une gĂ©nĂ©ration. Antivoyage est Ă  sa maniĂšre un manifeste contre les voyages aseptisĂ©s et le tourisme de masse.

Elle dĂ©crit la thailande, l’Inde et le Nepal comme notre jeunesse ne le verra jamais. Son style fait naĂźtre des images avec une telle  intensitĂ©. Son Ă©criture est simple, limpide, concise. c’est un tourbillon de couleur, d’impression et de sensations. Il n’y a pas de rĂ©elle fluiditĂ© ou une continuitĂ© dans le rĂ©cit mais l’Ɠuvre est magnifique, brillante et poĂ©tique. Un livre comme on en fait plus.

L’homme qui savait la langue des serpents.

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« Les gĂ©nies, ça n’existe pas. Ce n’est pas d’eux qu’il faut avoir peur, mais des gens qui croient en eux. Et avec ton Dieu, c’est la mĂȘme chose. »

Ce livre m’a donnĂ© envie de dĂ©couvrir l’Estonie. L’homme qui savait la langue des serpents est un conte initiatique rĂ©digeait par un auteur au nom imprononçable et presque « inecrivable »:Andrus KivirĂ€hk.

C’est une fable nostalgique sur le temps qui passe, sur les transitions gĂ©nĂ©rationnelles, sur la modernitĂ© et ses consĂ©quences. Ce livre est complexe Ă  la fois philosophique, mĂ©lancolique, drĂŽle et profond.

L’histoire se passe dans une Estonie lointaine. A cette Ă©poque les hommes vivaient en harmonie avec la nature, dans la foret.

On suit dans ce roman les aventures de Leemet qui est le dernier homme à connaitre  la langue des serpents.

Parfois Ă©pique, parfois lyrique mais surtout dĂ©calĂ© ce livre est un enchantement. Il est question de salamandre gĂ©ante, d’ours libidineux, de chevaliers teutons et de sages serpents. Bref, on adore ou on dĂ©teste. Nous on adore.

Mon offre concernant le partage de livres tient plus que jamais!

Si vous ĂȘtes arrivĂ©s jusqu’Ă  cette ultime ligne c’est que j’ai accompli ma mission!    Et si vous aimez l’art et la culture du voyage je vous laisse dĂ©couvrir Ces films qui nous font voyager.

43 Comments

  1. C’est un peu curieux cette culture du livre sans corne, sans commentaire…. Un livre qui voyage, ça ne peut ĂȘtre qu’un don. Ca se partage. Ca n’est pas sacrĂ©. Plus il a de cornes et de commentaires, plus il vit… Mon livre de chevet est celui d’un trĂšs grand voyage: le Petit Prince, bien sĂ»r!

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  2. En tout cas, quelle agrĂ©able surprise que cet article. Il est tard, alors je reviendrai le (re) lire Ă  tĂȘte surtout qu’il est question de livres que j’ai aimĂ©s; que j’aime.
    L’Ă©criture est un voyage, la lecture aussi.Oh oui!
    A trĂšs bientĂŽt. Je me rĂ©jouis 😉

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  3. Terminer un livre c’est comme atterrir en avion Ă  Orly ou Roissy Charles de Gaulle en retour…il y a toujours un peu de mĂ©lancolie… TrĂšs bon Article (ma petite piqĂ»re de rappel) 😋
    Merci Marine.
    TonyđŸ»

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  4. Je vois que tu as mis Into the Wild en premier. Evidemment. Je crois que tous les amoureux du voyage aiment Chris, quel que soit la maniĂšre. Tu as sans doute raison quand tu dis qu’il est devenue un hĂ©ros, et qu’il aurait dĂ©testĂ© ça. J’ai souvent l’impression de le connaĂźtre, de le comprendre, mais je crois surtout que c’est lui qui m’aide Ă  me comprendre, et qu’Ă  travers lui, je mets un peu de moi. Ce moi libre et sans frontiĂšres, qui ne demande qu’Ă  grandir, encore et encore. Mais j’y arriverais.
    Avec Chris, le sentiment dominant que je ressens, c’est l’injustice. Je sais qu’il y a eu des vies et des morts bien plus horribles, qu’il y en aura encore, qu’il n’Ă©tait pas parfait, qu’il a foirĂ©, que c’est ainsi, que la vie n’a pas Ă  ĂȘtre juste. Mais je ne peux jamais m’empĂȘcher de me dire que ce type n’aurait jamais du mourir, pas comme ça, pas Ă  cet Ăąge, pas lĂ -bas. J’aurais aimĂ© le rencontrer, discuter avec lui. Mais mĂȘme s’il aurait dĂ©testĂ© ça, il est un peu mon hĂ©ros, comme Ă  beaucoup d’autres. J’admire son courage, ses certitudes, ses doutes, sa libertĂ©, ses questionnements, son voyage. Et bien que cette phrase soit du rĂ©alisateur du film, elle me paraĂźt d’une grande justesse et je remercie Chris pour elle, car je pense qu’elle lui correspond:  » le plus important dans la vie n’est pas d’ĂȘtre fort, mais de se sentir fort ». Je me sens forte. Et je te remercie toi pour cette article sur les femmes qui voyagent. Je ne suis qu’au dĂ©but, mais aprĂšs tout je n’ais que 20 ans. C’est encore jeune, mais le temps passe Ă  une vitesse depuis quelques annĂ©es !
    Bref, je voulais surtout te conseiller de lire  » Into the Wild, l’histoire de mon frĂšre  » de Carine Mccandless. On en apprend beaucoup sur Chris, malgrĂ© que ce soit un livre trĂšs centrĂ© sur Carine au finale. Mais quand on se rend compte Ă  quel point leur deux vies Ă©tait liĂ©es, cela prend une autre tournure. Certains doutes du livre de Krakauer sont confirmĂ©s, et des dĂ©tails , des anecdotes, et surtout, la parole de sa sƓur, viennent complĂ©ter le portrait de ce gosse partie en quĂȘte du bout du monde, et de lui mĂȘme. Vraiment, je te le conseille. Tu ne l’en aimera que plus.

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    1. Coucou 😃DĂ©solĂ©e j’ai un peu tardĂ© Ă  te repondre. Ton commentaire est hyper interessant pour plusieurs raisons. Il y a dans tes mots une vraie sensibilitĂ©… Chris est une personne fascinante. Quand j’ai vu et lu Into the Wild la personnalitĂ© de Chris m’a de suite interpelĂ©e. Je me demande si il n’y avait pas chez lui une part de suicide et un part de pulsion de mort. Je pense que dans sa demarche il cherchait la mort. Alors evidemment çela n’engage que moi et c’est une interprĂ©tation et une lecture parmis tant d’autres possible. Évidement , lorsque l’on comprends qu’il ne reviendra jamais au monde on a ce sentiment de gĂąchis , comme si autre chose Ă©tait possible pour lui. Bref on pourrait faire des thĂšses sur lui, c’est incroyable. Je crois que ca demarche, sa quĂȘte sont symptomatique de la jeunesse des annĂ©es 90ÂŽs et 00’s et peut ĂȘtre meme symptomatique de toutes les jeunesses :une recherche du vrai… Je vais essayĂ© de me procurer le livre de Carine merci pour ton conseil. 😃

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  5. Tout d’abord, merci pour votre publication qui est trĂšs intĂ©ressante.

    Into the Wild
 Je n’ai pas lu le livre, j’ai uniquement vu le film.

    Excellent et profond.

    Un film à revoir


    TrĂšs souvent l’adaptation cinĂ©matographique diffĂšre de l’ouvrage qui inspire les scĂ©naristes. Les Ɠuvres manuscrites sont bien plus riches que ce qui est portĂ© Ă  l’écran.

    Je vous cite : – « Cette ouvrage concentre humanisme, beautĂ© et sincĂ©ritĂ©. HonnĂȘtement quel voyageur n’a pas eu envie de brĂ»ler sa carte d’identitĂ© et quitter le monde pour l’Alaska? »,

    
Effectivement. Certains s’en affranchissent mais ils sont peu nombreux.

    A titre personnel, je caresse seulement ce dessein à défaut de ne pouvoir le réaliser.

    A votre questionnement : – « Lorsque l’on souhaite vivre une telle Ă©popĂ©e seul, aussi lointaine aussi dangereuse n’y a-t-il pas une recherche de sa propre mort? »,

    
Permettez-moi d’y rĂ©pondre par une autre interrogation : Est-il possible qu’il ne fut pas prĂ©parĂ© pour une telle ‘aventure’?

    Mais l’on est en droit de se poser effectivement votre interrogation car certains indices, laissent supposer votre analyse.

    A titre personnel, je pense qu’il est manifeste qu’il cherchait Ă  ‘fuir’ ; mais quel que soit l’endroit oĂč il aurait pu se rendre, il n’aurait pas pu Ă©chapper Ă  ses propres ‘dĂ©mons’. Et il semble s’en ĂȘtre affranchi Ă  la fin mais
 Le temps lui Ă©tait comptĂ©.

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    1. On a toute notre propre lecture d’un film. Une sorte de reinterpretation …je suis sure qu’il n’Ă©tait pas taillĂ© pour une telle aventure. Je suis convaincue qu’il aimait profondĂ©ment la nature mais qu’il avait un dĂ©goĂ»t quasi total de l’humanitĂ©…Son voyage Ă©tait une fuite…ces propose n’engagent que moi bien sĂ»r…

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  6. Wow! TrĂšs bel article, et c’est vrai que cet Ă©change pourrait m’intĂ©resser…
    Pour ma part, je te recommande un livre de Jean-Louis Etienne, PersĂ©vĂ©rer, oĂč il raconte ses expĂ©ditions aux pĂŽles, et Ă  l’Everest.
    J’ai lu ce livre aprĂšs avoir eu la chance de rencontrer l’auteur lors d’une confĂ©rence, et j’y ai retrouvĂ© le petit homme simple, humble qu’il est, j’ai vibrĂ© Ă  nouveau au rythme de ces histoires qu’il avait racontĂ©es comme s’il n’en avaot Ă©tĂ© qu’un simple Ă©lĂ©ment alors qu’il en a bien souvent Ă©tĂ© le hĂ©ros…

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  7. Il ne faudrait pas nĂ©gliger les classiques : HĂ©rodote, Marco Polo, Montaigne, Stendhal, Flaubert ( son voyage en Orient notamment ), Stevenson ( son voyage Ă  travers les CĂ©vennes avec un Ăąne, entre autres ), Nicolas Bouvier ( L’usage du monde, un incontournable ), Simone de Beauvoir ( L’AmĂ©rique au jour le jour ), Jacques LacarriĂšre ( L’Ă©tĂ© grec )… Ella Maillart… tant d’autres. Hors des chemins battus, Jean Raspail, pour replonger dans le passĂ©, Ă  deux niveaux, En canot sur les chemins d’eau du Roy, de Trois RiviĂšres jusqu’Ă  la Nouvelle OrlĂ©ans, sur les autoroutes liquides de la Nouvelle France, la Grande RiviĂšre ( l’Outaouais d’aujourd’hui ), les Grands lacs, jusqu’aux sources du Mississippi, sur les traces de Champlain, Marquette et Jolliet, Robert Cavelier de LaSalle, les grands explorateurs français, qui ont laissĂ© leurs marques sur une grande partie du continent nord-amĂ©ricain. Et d’autres, que je n’ai pas encore lus…

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  8. TrĂšs beau billet ! Tous ces livres sont prĂ©cieux pour l’Ă©vasion, pour le voyage ! Merci beaucoup…
    Personnellement, j’aimerais complĂ©ter cette collection avec le livre de Patrick Segal : L’Homme qui marchait dans sa tĂȘte. Une vĂ©ritable leçon de vie !
    Bonne journĂ©e ! Bisous. ❀

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  9. Merci pour cet article et pour tous ces livres…j’espĂšre trouvĂ© le temps de les lire.
    J’aimerai partager avec vous un livre (ou plutĂŽt des livres car il s’agit de 3 tomes) celui de BERNARD OLIVIER : « Longue Marche ».
    Un pĂ©riple sur la route de la soie. Beaucoup d’humanitĂ©, de dĂ©couverte et d’humour.
    Un rĂ©cit de voyage formidable que j’ai eu l’impression de faire en compagnie d’un Ă©crivain que j’ai eu le plaisir de rencontrer Aux Rendez-vous Carnets de Voyage Ă  Clermont-Ferrand.
    Je recommande vivement ces livres pour l’Ă©criture et la bonne cause que soutien l’auteur.

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  10. Faire voyager les livres qui nous ont fait voyager… un concept que j’ai mis en application quand j’Ă©tais adolescente. Un livre en particulier, m’a fait voyager, « La princetta et le capitaine » d’Anne-Laure Bondoux. Un roman d’apprentissage sur fond de voyages et d’aventures… A l’Ă©poque, je l’ai emmenĂ© partout avec moi et il a visiter plusieurs pays ^^’

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  11. Coucou,
    Alors 2 livres me viennent spontanĂ©ment Ă  l’esprit lorsqu »on parle de voyages : « Sauvage par nature  » de Sarah Marquis (Elle en a Ă©crit d’autres mais j’avoue c’est le seul que j’ai lu ayant un faible pour le contient austral) qui raconte ses voyages en solo et Ă  pied (c’est pas qu’une crise de la trentaine chez elle ;)). Puis « trois enfants autour du monde » de StĂ©phane Marais et Annie Haize Roux qui relate l’expĂ©rience d’une famille qui a fait le tour du monde.

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