
J’aime deux serbes sur cette terre :Novak Djokovic et Émir kusturica! Le premier  est numĂ©ro un mondial de tennis, le second est cinĂ©aste. On ne classe pas les rĂ©alisateurs comme on classe les tennismen. Ce serait assez Ă©trange  d’entendre Ă la fin d’ un JT :  Scorcese numĂ©ro un mondial depuis 2745 semaines consĂ©cutives! Et puis comment classer l’art?
D’ailleurs Kusturica est inclassable! Ses Ĺ“uvres sont fantasques, rĂ©alistes ,magiques , lyriques , politiques, poĂ©tiques ,apolitiques,pro-serbe, anti-serbe, les motsmemanquent … J’avais adorĂ© Arizona Dream sans savoir qu’il Ă©tait l’Ĺ“uvre d’un jeune rĂ©alisateur serbe.  Le personnage Kusturica est Ă l’image de ses films: brillant fantasque et contradictoire. NĂ© Ă Sarajevo lorsque la Bosnie Ă©tait une province yougoslave, de culture musulmane et orthodoxe, c’est un paradoxe ambulant, parfois dĂ©cevant. C’est par exemple, un proche de Poutine. Rien d’Ă©tonnant la Serbie est l’alliĂ©e historique de la Russie, mais c’est toujours Ă©trange  d’admirer quelqu’un,qui lui meme admire la mauvaise personne. Il est aussi capable de dĂ©clarer dans la Presse : « la victoire de Trump est une bonne chose pour la paix mondiale. »  Il fait parti des ces hommes dont il ne faut pas tout savoir, au risque d ĂŞtre déçu.
Les bosniaques musulmans ne lui ont jamais pardonner ses prises de positions pro serbe. Il est le fils prodigue de Sarajevo qui n’attend plus son retour. C’est un banni, rejetĂ© par la ville martyre. Il n’a plus de place sur terre alors il a batit son monde dans le Monde: Kustendorf
SituĂ© dans les montagnes serbes près de Mokra Gora. Il a servi de dĂ©cor et de toile de fond Ă son film La vie est un miracle. Au sommet d’une colline  Kusturica’land est  composé  de petits chalets typiquement serbe. C’est peut ĂŞtre l’endroit le plus loufoque que vous verrez jamais. A la fois onirique et rĂ©aliste,c’est  surement la vie telle qu’Emir, la souhaiterait.
Combien sommes nous sur terre Ă avoir batit notre monde dans le monde? Beaucoup d’entre nous n’orons jamais la possibilitĂ© d’aller au bout d’une telle dĂ©marche. Seul un rĂŞveur peut aller au bout d’une telle idĂ©e. D’ailleurs Ă quoi ressemblerait mon monde? Ce serait un endroit Ă©trange Ă mi chemin entre Charlie et la chocolaterie et le magicien d’Oz mais situĂ© dans les highlands en Écosse. David Bowie serait toujours vivant, d’ailleurs des haut parleurs diffuseraient « Space oddity » ou « let’s dance »plusieurs fois par jour. On aurait jamais entendu parlĂ© de Kim Kardashian et Nabilla ne tĂ©lĂ©phonerait pas Ă des shampoings! Michelle Obama serait prĂ©sidente Ă vie. J’ai oubliĂ© de prĂ©ciser qu’ on vivrait dans les 80’s pour toujours.  Une fois arrivĂ© au soir du 31 Decembre 1989 on remettrait le compteur Ă zĂ©ro et on repartirait pour  le 1 janvier 1980. Les 90’s ne valent pas le coup! On se dĂ©placerait soit en licorne soit en tapis volant. La seule voiture autorisĂ©e serait la Delorean ainsi on serait tous des voyageurs spatio-temporel. C’est beau de rĂŞver. Si il y a des volontaires pour mon monde merci de vous faire connaĂ®tre!
C’est parceque je n’aimais pas Belgrade que je suis arrivĂ©e par hasard dans les montagnes serbes. Je ne connaissais pas ce village avant d’y ĂŞtre. Jamais je n’aurai pu imaginĂ© l’existence d’un tel lieu. C’est etrange comme formulation mais c’est la vĂ©ritĂ©.

Le rĂ©alisateur serbe a sanctuarisĂ© ce qu’il aime le plus au monde : l’Ă©cologie, le folklore serbe et le cinĂ©ma. Les rues portent le nom de cinĂ©astes et il organise des petits festivals et des confĂ©rences pour les jeunes rĂ©alisateurs en devenir. Il rend hommage Ă ses idoles.On Peut voir sur une meme façade un cosmonaute soviĂ©tique, Maradona et Che Guevara. Si un jour vous faites un dĂ©tour par ce village magique vous aurez l’immense plaisir de voir Georges Bush derrière les barreaux.  C’est un monde parallèle magique dans  lequel « l’ex pire prĂ©sident amĂ©ricain » ne coule  pas une retraite paisible dans un ranch texan mais se trouve lĂ oĂą il devrait ĂŞtre: en prison. Rien que pour l’immense plaisir que procure cette vision un dĂ©tour par Kustendorf s’impose.
Il est l’idĂ©al matĂ©rialisĂ© d’un homme et c’est pour cela que j aime cet endroit. C’est un lieu rĂ©parateur et onirique. C’est Ă ca que sert le voyage nous rĂ©parĂ©r et rĂŞver. En voyage on reve,on imagine et on reconstruit le Monde et son monde. Et vous Ă quoi ressemblerez votre monde?
« Kustorica, Sarajevo, elle est pas loin la Gestapo … » extrait d’une chanson de Damien Saez « Mon europĂ©enne ».
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Ah je connais très mal ses chansons !à découvrir!
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