Jâallais avoir 25 ans. Ce nâest pas un age pour perdre une soeur. Il yâa huit ans je vivais le plus grand drame de ma vie. Le genre de truc qui ne peut pas se produire car on le sait, tout cela nâarrive quâaux autres. Ce nâest pas mon drame. Cest le notre, surtout le tien. Cela aurait pu etre le votre. Tant pis pour la pudeur, la gĂšne. On ne voit jamais la facette la plus sombre dâune vie, la partie immergĂ©e de lâiceberg. Je nâaime pas les dĂ©tails alors certaines parties resteront peut etre sous lâeau.
Jâen ai marre de dire « accident de la route ». Parler dâaccident minimise et ammoindrit la gravitĂ© de lâacte et la souffrance de la victime. Un malheureux hasard, voila ce quâest un accident. La faute a pas de chance, et puis fallait pas etre lĂ au mauvais moment, au mauvais endroit. Quand aurons nous le courage de parler de crime de la route? Quand parlerons nous savoir vivre, Ă©ducation, respect de la vie? Quand cesserons nous de deculpabiliser ceux qui prennent le volant ivre, sous lâemprise de drogue? Quand respecteront ils les limites de vitesse? Quand prendront ils conscience que la vie dâun autre est sacrĂ©e? Quand cesseront ils dâavoir de lâempathie pour le coupable?
Toi qui tues sur la route tu nâas pas vraiment eu lâimpression de faire mourrir un autre. Saches que tu nâas pas percuté du mĂ©tal, tu as percutĂ© des vies. Nos putains de belles vies. Nos vies prometteuses, nos vies dâĂ©tudiantes, nos espoirs, nos enfances.
On y Ă©tait presque. Tu avais fini tes Ă©tudes. Tu as toujours Ă©tĂ© plus rapide dans la vie. Tu as eu ton bac a 16 ans, tu Ă©tais Ă un mois dâavoir ton master 2. Puis Ă toi la belle vie. Le mĂ©rite de ceux qui se sont fait seuls, ceux qui ont travaillĂ© dur. Ceux qui nâont jamais rien demandĂ©. Ceux qui par leurs intelligences changent leurs destins.
Lui câest lâinverse. Un rien du tout, un pas grand chose. Le degrĂ© zero de lâhumanitĂ©. Suffisamment dĂ©cĂ©rĂ©brĂ© pour sâoctroyer le droit de rouler ivre, sous lâemprise de drogue, Ă plus du double de la vitesse autorisĂ©e. Se croire dans La fureur de vivre. Se croire rebelle car on est jeune. Trop moche pour etre James Dean. La jeunesse nâest pas une excuse.Vous aussi, vous auriez pu etre sa victime. Vous auriez pu ĂȘtre elle, vous auriez pu etre moi. Arretez de croire que cela nâarrive quâaux autres.
Ce nâest pas moi quâon a percutĂ©e sur la route. Câest ma petite soeur, câest pire. Ecrire simplement petite soeur noie mes yeux. Un drame unique pour des vĂ©cus diffĂ©rents.
Ta vie Ă©tait en suspens, dans cette entre deux appelĂ© coma. Ce nâest pas vivre, ce nâest pas mourrir. Câest ĂȘtre tellement proche et tellement loin. Je ne saurai jamais ce que tu as vĂ©cu. Je tâimaginais dans une chambre noire marchant sur un fil. Dâun cotĂ© la vie, de lâautre la mort. Petite belle au bois dormant.
Attendre ton reveil câest prier quand on nâ est pas croyant. Câest la pensĂ©e magique. Câest prendre conscience de lâabsurditĂ© de lâexistence. Esperer quand on ne vous laisse aucun espoir. Surveiller les scopes Ă en avoir mal aux yeux. Te Parler sans attendre de rĂ©ponse, se souvenir des meilleurs moments de nos vies. Se dire quâon nous a volĂ© ces moments. Coller des photos dans la salle de rĂ©animation comme le patchwork de nos vies et recrĂ©er la Vie pour ne laisser aucune chance Ă ta mort. Câest avoir des regrets. Des regrets tellement forts et puissants quâils vous font vomir. Culpabiliser, refaire ta vie, se dire que jâaurai pu faire mieux avec toi. Jâaurai du etre une meilleure soeur.
On nous a dit que tu allais mourrir. On ne nous a laissĂ© aucun espoir. Rien. Je tâai imaginĂ©e dans ce nĂ©ant, ce paradis blanc, au fond dâun trou, seule dans le noir. Ce truc lĂ , cette, horreur lĂ , seuls ceux qui ont perdu un etre aimĂ© la connaisse. Ces pensĂ©es Ă©tranges.
Le soleil ne se levera plus. Une nuit sans fin. Je ne voulais pas dâune autre journĂ©e. Comment la vie peut elle continuer? Meme les premiers rayons du matin sont surnaturels. Je ne les avais jamais vu de cette façon. Ils ne seront plus jamais beaux. Ce sera pour nous, la nuit pour toujours. Pour les autres un nouveau matin. Cette chance, cette innocence. Jâai regardĂ© les autres continuer leurs jolies vies, leurs vies normales, leurs petits problĂšmes. Mais quelle chance ils ont, ceux qui ont dormi cette nuit lĂ , de leurs plus belles lunes. Ceux qui nâont pas passĂ© cette nuit lĂ , la peur au ventre, le souffle coupĂ©. La vie sans toi nâen vaudra pas la peine. Vivre ne meritera pas tout ce chagrin.
Je devais avoir un petit espoir, une petite intuition. Un jour, un soir. Le temps est tellement une notion qui ne faisait plus partie de ma vie. Jâai pris un papier, un stylo. Jâai notĂ© tout ce que nous ferions quand tu reviendras. Tous ces rĂšves communĂ©ment partagĂ©s. Faire un road-trip, manger un vrai hot dog, assister Ă un match de NBA⊠LâidĂ©e câĂ©tait de faire des voyages avec toi. Profiter, vivre vraiment. Voyager est vraiment au coeur de ma vie.
Tu es devenue une deuxieme fois ma soeur. Se reveiller du coma est ce qui se rapproche le plus dâune rĂ©surection.
Jâaime me dire que câest ce qui tâa fait revenir. Le courage, lâamour de la vie, lâenvie de vivre ce que lâon avait jamais fait. Lâamour est peut etre plus quâun sentiment :Â Une force puissante de communication.
Jâai perdu un temps la lĂ©gĂ©retĂ©, lâinsousciance, lâamour de ma vie. Jâai connu le mal de ventre quotidien. Le mal des entrailles. Un temps je me suis victimisĂ©e, je me suis sentie la personne la plus seule et malheureuse au monde. Puis jâai compris ma chance. Nous avons vĂ©cu un traumatisme avec une fin heureuse.
Tellement dâinnocents sont tuĂ©s sur les routes. Tellement de morts absurdes liĂ©es aux pulsions destructrices des autres. On ne fait pas dâeux des hĂ©ros . On ne lira jamais sur une tombe « tombĂ© pour la connerie humaine ». Ils nâont jamais dâhommages. Je dirais meme quâon minimise leur mort.
Jâai lâimpression dâavoir fait la guerre du Vietnam, dâavoir survĂ©cu Ă un tsunami. Loin de moi lâidĂ©e dâen rajouter. Hierarchiser les souffrances est inutile. Un trauma est un trauma. Je me souviens, apres les attentats du 13 Novembre 2015, lâĂ©poux dâune des victimes avait Ă©crit une lettre : « vous nâaurez pas haine ». Moi non plus, il nâaura pas ma haine. Je ne me laisserai pas consumer par la haine. La haine câest lui. Cette haine je la lui laisse.
Raconter un drame sans en faire un drame est un art délicat. Ne pas tomber dans le misérabilisme, ne pas crever de haine, ne pas chercher à faire pleurer dans les chaumieres, ne pas surjouer la sensibilité. Faire ressentir, réflechir et sensibiliser intelligement.
Ce que je deteste le plus dans cette sociĂ©tĂ© : la victimisation. Ne pas prendre en compte la vie dâun autre. lâabimer , le saccager, le tuer. Comme si toute chose exterieure Ă soi nâexistait pas.
Par des discours pseudo humanistes on dédouane un coupable. Ils vont chercher des circonstances atténuantes, des faux traumatismes, des carences sociales ou éducatives pour rationnaliser et expliquer les pires comportements.
Etre humaniste, je veux dire lâetre au fond de soi et pas seulement tenir des discours dans les salons, câest lâinverse de cette logique misĂ©rabiliste. Etre humaniste câest croire en lâautre. Ce nâest pas tout excuser et tout sâexcuser. Câest respecter, conscientiser dâautres vies que la sienne.
Je ne pourrai pas vivre si jâĂ©tais lui. Jâaurai tellement honte dâavoir bousiller dâautres vies que la mienne. Il ne mâinspire rien. Il est juste la contre humanitĂ©. Je ne peux pas dire un animal. Lâanimal ne saccage pas. Câest juste un contre etre humain. Un pas grand chose.
Nous nâattendrons pas que cette maudite voiture soit rĂ©duite en cendres. Nous ne nous attarderons pas sur le verdict de lâinjuste justice. Cette parodie de justice qui fait de la victime un coupable et du coupable une victime. Nous ne voulons pas dâun « pardon », pas meme un vague dĂ©solĂ© dâavoir gachĂ© vos vies. Non, nos vies ne seront pas gachĂ©es. Nos vies seront belles, nos vies seront grandes. Nos vies seront meme meilleures car nous connaissons la duretĂ© et la fragilitĂ© de la vie. Cela me coute de le dire mais nos vies sont plus belles Ă prĂ©sent. Nous nâavons pas besoin dâempathie, de regards condescendants. Nos vies seront enrichissantes, aventureuses, spectaculaires.
On tâa tellement dit mais tu faisais quoi avant? Jâai simplement envie de te dire mais tu feras quoi aprĂšs ma soeur?
Tu as accompli tellement de choses en huit ans. tu as vĂ©cu une deuxieme vie. Les gens qui se reveillent du coma renaissent. Ils rĂ©initialisent. Un jour ta vie dâaprĂšs sera plus belle que ta vie dâavant. Les gens ne me croieront peut etre pas mais la vie dâune personne handicapĂ©e possĂšde autant de potentiels quâune vie lambda. Jâaurai pu utiliser lâexpression : « la vie dâune personne valide ». Le handicap nâinvalide pas la vie dâune personne. Ce sont nos regards, nos prĂ©jugĂ©s, nos propres peurs qui limitent, invalident et detruisent leurs vies. Tu sera plus dynamique, plus conquĂšrante, plus forte.
Je suis fiĂšre que lâon est tous trouvĂ© cette Ă©nergie. On aurait pu se dĂ©truire. Se lamenter. AprĂšs tout, nous aussi on lâavait lâexcuse pour saccager dâautres vies que la notre. Tellement facile. Un etre humain, vaut mieux que cela.
Jâaimerai que mon lendemain ne soit pas la nuit sans fin dâune autre famille de victimes. Je voudrai tellement quâun jour, par hasard, ce rĂ©cit soit le message dâespoir dâun inconnu. Dans mes pires moments jâaurai aimĂ© que lâon me donne un petit quelque chose, me sentir moins seule. Je pense souvent Ă tous ces pĂ©rcutĂ©s de la vie.
LâhumanitĂ© a prĂ©vu un mot pour lâenfant qui perd sa mĂšre, il est orphelin. Nous nâavons pas prĂ©vu de mot pour le frĂšre qui perd sa soeur, le pĂšre qui perd son enfant, la soeur qui perd son frĂšre, la mĂšre qui perd son enfant. Câest innomable. Cela ne devrait pas exister alors lâon ne crĂ©e pas de mot.
Le 16 avril 2010 jâaurais aimĂ© avoir une boule de cristal et nous voir huit ans plus tard Ă Capri sous une nuit Ă©toilĂ©e. Jâaurai aimĂ© un message dâespoir et voir tous ces beaux moments que lâon a vĂ©cu depuis. Jâaurai aimĂ© savoir quâun jour je raconterai cette histoire, non pas comme un drame mais comme un message dâespoir.
Ce texte va rester un moment dans ma mĂ©moire. Je ne sais pas quoi dire, si, je suis tellement dĂ©solĂ© et dĂ©goĂ»tĂ©. Qu’il aille au diable celui la !
Bonne APM malgré ce dur moment.
JâaimeAimĂ© par 3 personnes
Ton texte me touche Ă©normĂ©ment… Je peine Ă trouver les mots…
…Je salue ton courage et ta capacitĂ© Ă mettre des mots sur les maux…
…Convertir les maux, en beau…
Merci pour cette authenticitĂ© et ce courage. Je suis dĂ©solĂ©… Mais heureux de voir que ce traumatisme ait connu une issue heureuse, que la vie ait repris le dessus.
Il y a des Ă©preuves qui transforment Ă jamais la vie d’un individu… Pour ma part, ce fut la suicide d’un ĂȘtre cher… Stupeur, incomprĂ©hension, on ne s’est aperçu de rien. On ressent une profonde culpabilitĂ© comme si on Ă©tait un chauffard qui a tuĂ© quelqu’un sur la route… Difficile de reconnaĂźtre son impuissance, d’accepter qu’on n’a pu empĂȘcher, une mort planifiĂ©e en silence et dans une discrĂ©tion totale…
Accident ou suicide, c’est terrible dans les cas…
AprÚs ce traumatisme, la vie prend un tout autre sens. Les séquelles sont là mais au fil du temps, elles créent une dynamique positive car on prend conscience à quel point la vie est précieuse.
En tout cas, je vous souhaite le meilleur. Merci du fond du cĆur pour ton ce texte poignant.
Bon aprĂšs-midi.
JâaimeAimĂ© par 4 personnes
merci pour ton commentaire… c’Ă©tait le but de ce texte faire rĂ©flĂ©chir… j’imagine que le suicide d’un proche laisse plein d interogations, de doutes et de culpabilitĂ© donc c ‘est presque impossible de faire son deuil…
JâaimeAimĂ© par 2 personnes
Ton tĂ©moignage mâĂ©meut Ă©normĂ©ment. Tu as su trouver des mots justes mĂȘme si certains nâexistent pas. Ils mettent en Ă©vidence le sort rĂ©servĂ© aux proches des victimes, ceux qui restent et quâon omet de mentionner, quâon oublie de pleurer, comme si le malheur ne sâabattait que sur les seules personnes blessĂ©es ou dĂ©cĂ©dĂ©es.
Je salue tout autant ton courage que ta sensibilitĂ©. Merci dâavoir pris le temps de rassembler tes idĂ©es et tes Ă©motions afin de nous les partager dâaussi bouleversante façon.
JâaimeAimĂ© par 3 personnes
merci pour ce gentil commentaire, c ‘est jamais facile de parler de quelque chose d aussi profond et d’ancrer en soi… mais c est nĂ©cessaire je pense!
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Tu as raison, j’en sais quelque chose !
JâaimeJâaime
j’imagine!!
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Bien exprimĂ©, c’est touchant et criant de vĂ©ritĂ©.
JâaimeAimĂ© par 2 personnes
merci beaucoup Dominique!! c est gentil!!
JâaimeJâaime
Quel magnifique article, trĂšs poignant… J’aime beaucoup ta phrase « Hierarchiser les souffrances est inutile. », c’est trĂšs vrai et aussi difficile Ă faire parfois, mais c’est indispensable.
JâaimeAimĂ© par 3 personnes
oui l’echelle de gravitĂ© est inutile…
JâaimeAimĂ© par 2 personnes
Merci du fond du cĆur pour tes mots si justes… Je suis trĂšs touchĂ©e et j’ai toujours cette phrase inutile sans doute mais qui me rassure quand un proche s’en va : « roule doucement ». Je sais qu’ils sont prudents et je me demande pourquoi j’ai un tel besoin de le dire, comme ci ce conseil les protĂ©geait.
JâaimeAimĂ© par 1 personne
merci Ă toi pour ce beau commentaire, tu as besoin de dire cette phrase car mine de rien prendre le volant n’est pas si anodin!!
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Pas de mots Affranchie
JâaimeJâaime
je pense que ca vous touche particuliĂšrement!!
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Oui Affranchie et sincĂšrement dĂ©solĂ© si parfois je ne trouve pas les mots…
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Pas de problĂšmes .vos mots sont trĂšs fortsđ
JâaimeJâaime
Merci Affranchie
JâaimeAimĂ© par 1 personne
De rienâ€ïž
JâaimeJâaime
Un texte plein de vĂ©ritĂ©….Bonne soirĂ©e
JâaimeJâaime
merci Ă toi!!
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Je ne vois pas comment ce texte aurait Ă©tĂ© meilleur. Il est Ă la fois bouleversant et plein d’espoir. Si vous avez (enfin) rĂ©ussi Ă en parler, alors vous ĂȘtes devenue plus forte. Je ne vous souhaite que de belles choses !
JâaimeAimĂ© par 2 personnes
Merci Nicky…câest venu tout seul!ton commentaire est trĂšs touchant…malheureusement je nâai pas encore tout dit …le format article a ses limites…bonne journĂ©e Ă toi!
JâaimeJâaime
Hélas, un drame que beaucoup de familles connaissent !
A chacun de nous donc, de redoubler de clairvoyance, de prudence, dâattention, de respect et de se rappeler, sans cesse, que nous ne prenons pas la route, mais que nous lâempruntons et la partageons avec tous nos concitoyensâŠ
http://www.securite-routiere.gouv.fr/dangers-de-la-route/les-dangers-de-la-route
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Oui exactement tu as trÚs bien dit!! On emprunte et on est pas propriétaire de la route!
JâaimeJâaime
Je n’ai jamais vĂ©cu de dĂ©cĂšs ou de comas routier mais des morts quand j’avais pas 22 ans j’en avais dĂ©jĂ deux au compteur, suicides, dont mon ex petit ami qui n’a pas supportĂ© notre rupture, alors ce sentiment d’avoir fait la guerre je le connais d’autant que depuis il y en a eu d’autres des morts et pas des jolis (sida, suicide, meurtre) dans ces cas lĂ la haine tu ne peux mĂȘme pas t’y accrocher d’ailleurs comme tu le dis si bien il n’en valait pas la peine. Quand Ă l’handicap je vis moi-mĂȘme avec un handicap (bipolaritĂ©) donc je vois bien le regard qu’on jette dessus, Ă commencĂ© par moi-mĂȘme au dĂ©part (la nĂ©gation) je situe sans mal oĂč tout ça mĂšne si on a personne pour vous soutenir. Ta soeur est apparemment une battante, mais t’as l’air pas mal dans le genre aussi. TrĂšs bon texte.
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Le suicide fait toujours culpabiliser ceux qui restent …câest terrible…câest courageux dâĂ©voquer la bipolaritĂ©â je suis infirmiĂšre en psy et je sais Ă quel point câest dur de vivre avec cette maladie…merci pour ce gentil commentaire…le meilleur pour toiâ€ïž
JâaimeJâaime
Tu sais quoi le pire, au bout du 5Ăšme suicide tu fini par t’habituer, quand Ă la bipolaritĂ© c’est disons une maladie qu’il vaut mieux ne pas avoir Ă gĂ©rer quand on a des peines de coeur. Et ça malheureusement c’est pas toujours possible, mais globalement je m’en fout un peu de ma maladie, elle est lĂ , je me connais bien, je ne suis donc pas surpris par elle, je vis avec, c’est le cĂŽtĂ© Ă©ponge Ă©motionnel qui est le plus compliquĂ© surtout quand tu sais et que tu es habituĂ© Ă Ă©couter les autres. Disons que je gĂšre et que mon traitement m’aide.
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Je vois…câest une maladie qui dâapprĂ©hende…les psychiatres et la socitĂ©tĂ© la cerne de mieux en mieux …
JâaimeJâaime
Bonjour, c’est les larmes aux yeux, la gorge serrĂ©e que je viens te de te lire, quel courage, je ne peux rien ajouter, tu as tout dit tellement bien , tellement fort Merci pour ce douloureux partage , avec un message d’espoir tout au fond du dĂ©sespoir. Bisous MTH
JâaimeAimĂ© par 1 personne
merci Marie …je ne peux pas dire que cela a Ă©tĂ© douloureux …un peu gĂȘnant simplement mais je pense que câest nĂ©cessaire…Ă bientĂŽt!!
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Ton texte est bouleversant ! Que dire aprĂšs cette lecture….Je prĂ©fĂšre m’abstenir de peur d’ĂȘtre maladroite ….
J’avais moi mĂȘme 2 frĂšres que j’ai perdu et ton texte me fait frissonner Ă certains passages….Tu dois te sentir soulagĂ©e suite Ă cette rĂ©daction, j’admire ton courage et ta franchise. Bises
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Deux frĂšres câest vraiment un lourd tribu…jâimagine le courage que cela demande…je ne sais pas si câest vraiment du soulagement .disons que jâai envie dâĂ©crire quelque chose de plus long et plus complet…
JâaimeJâaime
Je pense que tout comme toi, nous trouvons le courage nĂ©cessaire pour affronter ses « accidents de la vie ». L’humain a parfois des ressources qu’il ignore totalement. Je pense que tout cela ne laisse pas indemne, et nous apporte une certaine force. Bises
JâaimeJâaime
Je rejoins les commentaires prĂ©cĂ©dents. C’est un texte trĂšs beau et je suis heureux que tu puisses vivre de beaux moments avec ta sĆur. Les gens qui ont ce type de comportement sur la route sont des assassins et je pĂšse mes mots. Je comprends ta soif de voyages, de vivre des moments prĂ©cieux avec ta sĆur. C’est une belle revanche sur le « destin » qui nous fais croiser ces fous furieux sur la route. TrĂšs touchĂ© par ton texte. Vraiment. Bises bretonnes đ
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Merci pour ton message qui fait du bien!! Câest devenu ma nouvelle philosophie. Je me demande simplement comment Ă©viter ces fous furieux ?
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Un soir j’ ai croisĂ© ce type bourrĂ©, qui dĂ©boĂźtait sans visibilitĂ© d’ une file de voiture ininterrompue. Deux phares en face de moi. Une seconde pour rĂ©agir puis le choc.
Cela m’ a inspirĂ© 8 ans aprĂšs ce texte.
https://prose-pipe-et-poesie.blog/2017/07/17/des-petits-oiseaux/
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Je vais le lire attentivement .merci pour le partage đ
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Merci Ă toi pour ton texte .smiley gratitude.
JâaimeJâaime
cool
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Gabriel m’a fait part de cet ecrit…
texte tres emouvant, poignant et bien tristement captivant. nous ne pouvons qu imaginer la souffrance et ce sentiment d injustice.
Ma mĂšre a ete assassinee dans une rue de seoul, par un groupe d individus.. gratuitement… sauvagement. Encore aujourd’hui, l epee de damocles au dessus de leurs tetes, ne s est pas abattue.. et ne s abattra certainement jamais.
La douleur d un etre aimé ne s en va jamais, la seule force de notre mental et notre reflexion sur la vie, notre ouverture au monde, peuvent juste, mais aussi magnifiquement, la recouvrir d un voile.
… Nous ouvrir au monde… voila en quoi je trouve ton envie presque boulimique de parcourir le monde, comme un magnifique Ă©cho Ă ta souffrance, un cadeau d’horizons nouveaux pour ta sĆur qui voyage Ă chaque fois avec toi.
Honorons nos defunts, nos Etres chers partis bien trop tot et de façons tellement injustes. Qu ils vivent à travers nous, voient à travers nos yeux et ressentent à travers nos coeurs.
Je suivrai tes voyages avec grand interet.
Que la vie nous mĂšne et nous berce au delĂ mĂȘme de ses frontiĂšres đ
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Salut LĂ©o. Lâon ne se connaĂźt pas mais Gabriel mâavait parlĂ© de toi il me semble. Ton commentaire est profond et certains passages sont trĂšs beaux… je pense que tu connaissais notre histoire…je viens de lire ton histoire.tu as vĂ©cu quelque chose de dur et cruel. Bravo Ă toi dâavoir continuer et mener une belle vie. Je pense que beaucoup de familles qui ont perdu un proche dans des circonstances tragiques et injustes vivent pour leurs disparues en essayant de mener une jolie vie .dâune certaine maniĂšre câest lâunique vengeance qui rende la vie plus belle… merci encore pour ton commentaire…belle journĂ©e Ă toi!
JâaimeJâaime
Grand respect
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Câest gentil merci đ
JâaimeJâaime
Bonsoir, Je n’ose pas mettre un j’aime tant je suis touchĂ©e par votre texte magnifique. Bien Ă vous
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Câest trĂšs gentil mais il ne faut pas se gĂȘner!!le but câest de diffuser au maximum le message que jâessaie de transmettre đ
JâaimeAimĂ© par 1 personne
J’en ai les larmes aux yeux ! J’admire toute personne qui transforme ses blessures ou traumatismes en une sorte de beautĂ© rage de vivre. Bravo Ă toi pour ta rĂ©silience.
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Oh merci je crois que tu as cernĂ© quelque chose de trĂšs important…la resilienceâ€ïž
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Je suis prosaĂŻque, je dis heureusement qu’il y a la police, car ce sont eux qui mettent des amendes et enlĂšvent des points Ă ceux qui tĂ©lĂ©phonent au volant ou conduisent en Ă©tat d’ivresse ou droguĂ©, ou excĂšs de vitesse etc … moi j’ai perdu presque tous mes points il y a peu pour petits excĂšs de vitesse, non port de ceinture et passage au feu orange … j’ai dĂ» faire un stage de rĂ©cupĂ©ration de points et ces stages nous font bien comprendre la dangerositĂ© de boire, fumer drogue, sms … au volant et autres comportements Ă risque … moi je ne suis pas concernĂ© mais parmi les autres stagiaires il y avait un qui a conduit Ă 180 km/h, un autre sous drogue, une autre qui lisait sms etc … j’espĂšre qu’ils ont compris qu’ils Ă©taient un danger en faisant cela et ne le feront plus …
JâaimeAimĂ© par 1 personne
je pense que c’est Ă chacun de se sentir responsable et de ne pas etre un assassin potentiel. Pour moi c’est de les bases du respect et du savoir vivre… dommage qu’il soit nĂ©cĂ©ssaire d’une intervention policiĂšre…
JâaimeJâaime
Merveilleux ton texte
Je t’adore
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Tu es adorable merci !!
JâaimeJâaime
Quelle Ă©preuve ce doit ĂȘtre. Ăa n’arrive pas qu’aux autres, c’est vrai. Mais je pense qu’on se protĂšge inconsciemment en le croyant. Malheureusement, tĂŽt ou tard, on est tous confrontĂ©s Ă la mort d’un proche. C’est inĂ©luctable.
Quant Ă la « justice » vis-Ă -vis de ces irresponsables, assassins en puissance, par pure idiotie, il semblerait qu’elle ne se sente pas rĂ©ellement concernĂ©e. Il faut laisser une chance Ă l’abruti. Des fois qu’il retrouverait l’usage de ce qui lui sert de cerveau… On ne sait jamais. Mais en espĂ©rant qu’il ne rĂ©cidive pas. C’est pas gagnĂ©.
Et nos politiques ? Certains militent pour la dĂ©pĂ©nalisation du cannabis. C’est vraiment pas gagnĂ©…
Heureusement, le handicap n’empĂȘche pas l’accomplissement de grandes choses dans la vie. C’est tout ce que je souhaite Ă ta sĆur.
JâaimeJâaime
Comme ça à brûle pour point, je reste sans mots. Parce que forcément ça secoue, et parce que tout à été dit dans les commentaires.
Ăviter les fous, pas facile. On a beau ĂȘtre prudent, le danger vient des autres et non, ça n’arrive pas qu’aux autres.
JâaimeJâaime